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demanda daffirmer sa déposition devant le tribunal. Lorsquelle entra dans la salle dau­dience, et que le juge la somma de déclarer la vérité devant Dieu, son cœur battit avec force et ses genoux tremblèrent sous elle ; mais cette jeune fille perverse nécouta ni la voix du juge, ni la voix de sa conscience; elle pensait en elle-même ; « Si javoue à pré­sent que jai menti, me voilà chassée de mon service, peut-être même emprisonnée.Elle persista dans son imposture avec assurance, et dit à Marie d'un ton effronté: «Cest toi qui as la bague, je lai vue entre tes mains. u , Cette impudente calomnie pénétra Marie dhorreur; mais elle ne semporta ni en in­jures, ni en invectives : elle se borna à répon­dre dune voix étouffée par les larmes : « Il nest pas vrai que vous ayez vu la bague en­tre mes mains; comment pouvez-vous soute­nir un mensonge si affreux, et me plonger dans un tel abîme, moi qui ne vous ai jamais fait aucun mal ? * Mais ces paroles ne purent ébranler Henriette, aveuglée par son intérêt personnel, et dont le cœur était dailleurs rempli de haine et de jalousie envers Marie : elle affirma de nouveau sa déposition, en y ajoutant une quantité de circonstances et de détails controuvés, et sortit ensuite à un si­gnal du juge. «Marie, ton crime est avéré , ait le bailli, toutes les circonstances sélèvent contre toi; la femme de chambre de la jeune comtesse a même vu la bague en tes mains.