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la prison chercher le père de la jeune fille, et le fit comparaître devant lui.

«Jacques, lui dit-il, je suis généralement connu pour un homme sévère; cependant, jamais encore on ne m'a accusé davoir com­mis sciemment une injustice; vous ne me sup­posez pas capable, je pense, de désirer la mort de votre enfant, pourtant toutes les circons­tances tendent à prouver quelle a commis le vol dont on laccuse, et les lois ordonnent sa mort. Le témoignage de la femme de chambre ne permet plus le moindre doute; toutefois, si, en restituant la bague, Marie réparait le mal quelle a causé, on pourrait, en faveur de sa jeunesse, lui accorder sa grâce: mais si elle persiste avec tant dopiniâtreté à tout nier, une telle perversité fait oublier le-* faut dàge et sa mort est certaine. Allez donc la voir; quelle rende la bague, et je vous promets qualors, mais seulement alors, elle ne mourra pas, et lon se contentera de lui infliger une punition plus légère. Vous êtes père, vous pouvez tout sur elle ! Si donc vous nobtenez pas un aveu de sa part, pourra-t-on sempêcher de croire que vous êtes son com­plice? je vous le répète encore, si la bague ne se retrouve pas, redoutez les conséquen­ces. s

Jacques répondit : «Je consens à parler à ma fille; mais je sais davance quelle na pas volé la bague, et quainsi elle ne savouera pas coupable. Toutefois je ne veux négliger

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