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cofiduis-noti$ vers de braves gens, ouvre leur cœur à la pitié, et au milieu de ton vasle univers, fais-nous trouver un coin de terre nous puissions couler tranquillement les jours qui nous restent à vivre, et mourir en paix. Ce refuge, quoique nous ne le connais­sions pas encore, jen suis sûr, déjà tu nous las préparé. Pleins de confiance en toi, nous voulons y diriger nos pas. a

Après avoir ainsi prié tous deux, car Ma­rie répétait au fond de son cœur toutes les paroles de son père, ils sentirent descendre dans leurs âmes un calme bienfaisant et une douce confiance.

CHAPITRE VIII.

Un vrai ami.

Au même instant Antoine, le vieux chas­seur du comte, traversait la forêt. Depuis le lever du soleil il était à la poursuite dun cerf; il aimait beaucoup Jacques, avec lequel il avait jadis servi, tous deux ayant suivi leur jeune maître dans ses voyages.

v Que Dieu vous bénisse, Jacques, dit-il en s'avançant vers le vieillard. Est-ce bien vous que je vois? 11 me semblait reconnaître le son de votr» voix et je ne me suis pas trompé: alj! mon Dieu, ils ont donc fini par vous ren-