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de linnocence qui vient tavertir. Ne lof­fense pas , et crains quil séloigne jamais de toi; tant quil taccompagnera, et aussi long­temps que tu écouteras ses avis, la séduc­tion ne pourra rien sur toi; mais si, malgré ses avertissemens, tu cèdes un seul instant à la moindre proposition indiscrète, tu cours risque dêtre perdue pour jamais.

«O Marie, un ennemi sélèvera dans ton propre cœur; il viendra des momens le mal aura pour toi des charmes, tu seras tentée de croire que le péché nest pas si ré­préhensible ; peut-être même finiras-tu par le trouver innocent; mais écoute ma voix, grave profondément dans ton cœur les pa­roles que tadresse ton père mourant, nagis, ne parle, ne pense jamais de manière à être obligée de rougir au souvenir de lauteur de tes jours. Bientôt mes yeux se fermeront pour toujours, je ne pourrai plus veiller sur toi ; mais songe que tu as dans le ciel un père dont le regard te suit partout et lit constamment dans le fond de ton cœur ; tu craindrais de blesser par une mauvaise action le père que tu possèdes ici-bas; combien ne dois-tu pas redouter davantage encore d'offenser ton père qui est au ciel.

«Marie, arrête tes yeux sur moi, et à lavenir, si la séduction sapproche de toi, songe à la pâleur de mes traits, à ces larmes qui mouillent mes joues flétries; approche, pose ta main dans ma main froide et des-