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toujours au fond de ton cœur le souvenir de scs bontés. Cest en lui que jai trouvé la source de mes joies les plus douces; cest en lui seul encore quau milieu de toutes mes peines, jai puisé des consolations.

<5Marie, crois-moi, je dis vrai; sil en était autrement, je te le dirais encore: comme tout autre, jai connu le monde, lorsque jai suivi le comte dans ses voyages. Jai contem­plé ce que les grandes villes renfermaient de plus beau ; jai passé des semaines entières au milieu des diverlissemens ; car jai pu as­sister aux fêtes brillantes, aux pompeuses mascarades auxquelles prenait part mon jeune maître; jentendais aussi bien que lui la mu­sique bruyante, les discours joyeux et les plai­santeries qui lentouraient ; javais ma part de ses mets recherchés, de ses vins rares; et il en restait toujours au-delà de mes désirs. Cependant, toutes ces joies tumultueuses ne pouvaient satisfaire mon cœur; je tassure par tout ce quil y a de plus saint, quun seul moment dun paisible recueillement dans le berceau de notre jardin à Eichbourg, ou bien sous ce toit de chaume, et même encore ic^ sur mon lit de mort, ma procuré des jouis­sances plus douces et plus pures que tous ces plaisirs frivoles. Cherche donc aussi tes joies en Dieu , et tu les y trouveras en abondance.

« Chère enfant, tu nignores pas que dans le cours de ma vie les peines ne mont pas manqué. Lorsque jeus le malheur de perdre