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paroles, cl sois sûre que tu finiras par Cire heureuse.

Le crépuscule était déjà avancé lorsque Marie, portant son petit paquet sous le bras, gravit létroit sentier qui conduisait au haut «le la colline : elle voulait visiter encore la tombe de son père. Déjà la cloche du soir se faisait entendre dans le village lorsquelle sortit de la forêt, et avant quelle eut at­teint le cimetière, il était nuit. Cependant elle néprouva aucun sentiment de terreur, en traversant les tombeaux au milieu de lobscurité ; elle se rendit auprès de la fosse de son père et larrosa de ses larmes. La lune, brillant à travers deux noirs sapins, éclairait de sa lumière pâle et argentée les roses qui croissaient sur la tombe, ainsi que la corbeille de fleurs qui lornait encore. Lair du soir agitait doucement les branches des sapins, et faisait mouvoir de temps à autre les feuilles du rosier. Le silence des tombeaux régnait partout.

«Bon père, dit Marie, hélas! si tu existais encore, tu pauvre fille pourrait te faire part de sa détresse ; mais il est bon que tu ne sois plus pour partager ces nouvelles souf­frances, et j'en remercie Dieu; tu es heureux o présent, la douleur ne peut plus tatteindre. Oh que ne suis-je auprès de toi! hélas! de ma vie je ne fus aussi malheureuse 1

«Jadis, lorsque les rayons de la lune ve­naient méclairer dans ma prison, au moins

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