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« Tii connais l'énorme poirier qui se trou vait dans le jardin du château à Eichbourg: il était déjà très-vieux et ne portait plus guères de fruits. Le vent impétueux de cette nuit-là le courba tellement, qu’il menaçait de tomber; mon père ordonna de l’abattre. Tous nos serviteurs y mirent la main, afin d’éviter que dans sa chute il n’endommagcàt les arbres environnons. Mon père, ma mère, les enfans, enlin tous les gens du château, descendus dans le jardin, assistaient à ce travail.
« Lorsque l'arbre fut abattu avec fracas, mes deux petits frères s'élancèrent aussitôt vers le nid de pies qui se trouvait sur son sommet, et qui depuis long-temps était l’objet de leurs désirs enfantins, ils l’examinèrent avec une grande atlention.
«Qu’est-ce que cela, s’écria Auguste, vois donc, mon frère, qu’est-ce qui brille d’un tel éclat au milieu des rameaux étroitement enlacés? — Il semble voir étinceler de l’or et des pierres précieuses, * reprit Albert. Henriette s’avança avec curiosité. «Oh ciel, s’écria-t-elle ; la bague! * et la pâleur de la mort se répandit sur scs traits. Les enfans dégagèrent la bague du milieu des branchages et l’apportèrent à ma mère, en jetant des cris de joie.
« Oui, c’est la bague, reprit ma mère. Bon et honnête Jacques, et loi. pauvre Marie, que nous avons été injustes à votre égard! Je
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