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entendu s'énoncer avec autant de vivacité.

« 11 régna long-temps un profond silence; enfin les sentimens et les pensées des assis- tans se firent jour en ces termes. «Tu as mé­rité ton sort, dit lun des sergens en saisis­sant le bras dHenriette. Celui qui tend des piégés aux autres, finit par y tomber lui-mérne.

« Voilà mène la fraude et le mensonge, sécria le second sergent en prenant son autre bras; il est donc bien vrai : que la trame la mieux ourdie parait enfin au grand jour. u

« La cuisinière reprit : « Cest la colère qué­prouva Henriette lorsque Marie reçut la jolie robe, qui lentraîna dabord au mensonge; puis elle ne put se rétracter sans se faire passer pour une menteuse déhontée; ainsi ce proverbe a raison : Celui qui laisse le diable saisir un seul de ses cheveux, devient sa proie pour léternité. h

«Bon, bon, dit à son tour le cocher qui avait abattu larbre et qui tenait encore la cognée à la main, espérons quelle pourra se corriger, sinon, son sort dans lautre monde sera bien plus terrible encore. Larbre qui ne porte pas de bons fruits, ajouta-t-il en brandissant sa cognée, sera coupé et jeté au feu. *

« La nouvelle de la bague retrouvée se répandit aussitôt dans tout Eichbourg; on accourut de tous côtés, et en peu dinstans nous nous vîmes entourés dune foule de personnes. Notre bailli se rendit aussi dans