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peut cependant induire en erreur; il faut donc aussi, ma chère tille, que cet événe­ment devienne un exemple éclatant de la manière généreuse dont les belles âmes sa­vent réparer les erreurs quelles ont pu com­mettre.

« Tu le vois, bonne enfant, Dieu te récom­pense de ta tendresse filiale envers ton père: car tous ceux qui honorent sincèrement leurs parens, Dieu leur a promis le bonheur. Ac­cepte donc ce riche présent avec reconnais­sance , et puisque dans le malheur tu t'es montrée résignée, douce et patiente, il ne te reste plus quà demeurer dans la prospé­rité reconnaissante envers Dieu, bienveil­lante et modeste aux yeux des hommes.*

Marie mit la bague à son doigt : ses larmes, plus éloquentes que n'auraient pu l'être ses paroles, attestaient létendue de sa recon­naissance,

Amélie, touiours debout à côté de Marie, la corbeille de fleurs à la main, était trans­portée de joie en voyant la conduite noble et généreuse de ses parens ; la joie la plus pure se peignait dans ses yeux fixés avec tendresse sur Marie. Le curé navait eu que trop sou­vent occasion de remarquer les regards en­vieux de nombre d'enfans qui ne pouvaient voir sans mécontentement la bienfaisance de leurs parens envers autrui ; il fut profondé­ment ému de la bonté désintéressée d'Amé- Jjp. «Que Dieu, sécria-t-il, récompense M»