( >56 )
rfcinme le savoir-vivre. L’innocence et la beauté brillent en elle de tous leurs charmes.
Je vous le répète, votre fils trouvera le bonheur dans cette union. *
Ne doutant pas du consentement de Marie, t
la comtesse commença à parler avec beaucoup de chaleur des préparatifs de la noce. Je veux, dit-elle, contribuer de tout mon pouvoir à rendre brillante la célébration de ce mariage; le repas de noces aura lieu au château, et je prendrai soin aussi de la parure de la fiancée, ainsi que de son trousseau ; voyez, voyez donc, poursuivit-elle en souriant, Marie pourra porter à présent la bague comme anneau nuptial. Qui aurait pu le croire ? il fut convenu, en outre, qu’on chercherait à obtenir l’autorisation du curé d’Eichbourg, afin que le digne ecclésiastique d’Erlenbronn pût bénir l’union conjugale. Ce sera là une joie tout-à-fait inattendue pour la mariée, dit la comtesse, et le bon pasteur, qui a pris tant de part à son infortune, sera bien aise d’être témoin de son bonheur. s Le jour du mariage fut une des fêtes les plus solennelles qui t
eussent jamais été célébrées à Eichbourg. A l'heure fixée, toute la famille du comte se rendit à l’église, où s’étaient déjà réunis en foule presque tous les liabitans du comté; il n’y manquait que ceux retenus à la maison par des motifs indispensables. C’était aux yeux -y- de tout le monde un événement extraordinaire que de voir honorer ainsi une pauvre

