AVERTISSEMENT. V

lent, na pas le mérite de linvention : il a trouvé chez les Allemands et chez les Anglais le genre auquel il voulait se con­sacrer; il y a même trouvé la plupart de ses contes ; souvent il na eu dautre peine que celle de traduire ou daccominoder les sujets à notre goût et selon nos mœurs. Mais quand il naurait pas fait davantage, nous lui devrions encore de la reconnaissance : il nous a donné des livres qui nous manquaient, et dont nous avions le plus grand besoin. Jusquà lui on navait composé , pour le premier âge de linstruction , que des ouvrages secs et sans agrément, par conséquent sans utilité. Jen excepte le Magasin des Enfans de madame Leprince de Beau­mont.

Parmi les modèles auxquels il satta­cha , il faut distinguer et placer au pre­mier rang Campe, qui venait de donner sa Bibliothèque des Enfans. Berquin puisa