44 l’ami
frère , toutes les inquiétudes qui l’agitaient sur sa santé, toute la patience qu’il lui fallait pour lui faire prendre sa nourriture, combien elle était aflligée lorsqu’elle entendait ses cris, avec quel empressement son père la soulageait d’une partie de ses soins, comme l’un et l’aulre se fatiguaient pour apprendre à l’enfant à marcher et à parler, elle se disait dans son cœur : Mes chers païens ont pris les memes peines pour moi. Ces réflexions lui inspirèrent tant de tendresse et de reconnaissance pour eux, qu’elle observa fidèlement la promesse qu’elle avait faite de ne leur causer jamais volontairement aucun chagrin.
Pur Berqvih.

