DES PETITS ENFANS. 5l

Sa tanle était si affligée, quelle neut pas la force de lui répondre.

ABEL.

Eh bien , si vous ne voulez pas me le dire, je le demanderai à mon papa.

La bonne dame ne put pas y te­nir plus long-temps ; et, laissant éclater sa douleur: cest lui, cest

lui qui est mort, lui dit-elle.

ABEL.

Il est mort! ô mon Dieu, ayez pitié de moi ! Cest dabord ma­man , et ensuite mon papa. Pau­vre petit enfant abandonné que je suis , sans père ni mère! O mon papa !'ü maman !

Abel, àcesmots, tomba évanoui dans les bras de sa tante, qui eut