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Vous totcï sous combien de rapports ils nous sont utiles, et quel intérêt nous avons à les multiplier.

La Providence a veillé à tous nos besoins dans tous les climats; et dans les contrées du nord de lEurope, les animaux dont nous venons de par­ler ne trouveraient ni la température ni les alimens qui peuvent leur conve­nir, elle les a remplacés par une espèce qui tient lieu de presque toutes les autres; le renne fait la richesse du paysan russe et des Lapons. On lélève en troupeaux ; il fournit un lait abon­dant et propre à tous les usages ordi­naires; on se nourrit de sa chair; on se revêt de sa peau ; on en fait du cuir

et des fourrures ; on file son poil pour en fabriquer une étoffe grossière, et ses nerfs servent de fil pour la coudre. Le