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poussé par la faim ou par la colère, on assure qu’il n’attaque point les hommes; il n’est pas méchant, et souvent il a donné des marques de sensibilité. Parmi beaucoup d’exemples que je pourrais vous citer, je choisirai l’histoire du lion de Florence. Un des plus forts lions s’était échappé de la ménagerie du grand-duc , et traversait en courant la ville : le peuple, effrayé, fuyait devant lui. Une femme, entraînée par la foule, laisse tomber son fils de ses bras : le lion s’en empare. La mère, à qui le saisissement ne laisse pas la force de jeter un cri, tombe aux pieds du lion, lève sur lui un œil égaré et suppliant, tend les bras : le lion porte sur elle un regard attendri, pose l’enfant à terre, et continue tranquillement son chemin.

