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toutes les sociétés policées. Sans parler de leurs graines, qui donnent une huile salutaire, leurs tiges portent des fibres que lon sépare en les faisant tremper long-temps dans leau ; on les bat pour détacher lécorce ; on les nettoie, on les dresse avec des peignes, et lon en tire ce beau fil dont le plus parfait, celui du lin, est employé à la fabrication des plus belles toiles et des dentelles les plus recherchées à cause de leur finesse et de leur éclatante blancheur ; celui du chanvre, plus commun , non moins précieux, sert pour des toiles plus grosses et des cordages de toute espèce.

Ce linge même, quand il est fatigué , usé, déchiré, consommé à moitié par un long.service, semploie encore à un nouvel usage ; on le convertit en une