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prolonge à volonté leur existence ; lors­que nos jardins ne peuvent plus nous en offrir, nos appartenions les voient renaî­tre dans des vases remplis deau ou de terre. Rien ne se groupe plus agréable­ment à lœil que ces pyramides de fleurs de plusieurs nuances au milieu dun feuillage vert foncé.

Mais de toutes les fleurs dun par­terre , Xœillet me semble mériter la préférence; il réunit les avantages dont chacune des autres fleurs ne pos­sède que quelque partie. Sa tige est haute et élancée comme celle du lis ; il en a quelque fois la blancheur ; dautres fois il offre toutes les teintes de la rose ; on en voit dun rouge vif et foncé, dun jaune brillant ; souvent ces teintes y sont mêlées de la manière la plus heureuse : ses panaches ont