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chevaux sauvages, ue fuient que lorsquon les approche. LAne sest naturalisé sous dautres climats : plus les pays sont froids, plus cet ani­mal a perdu de sa première nature. Les Arabes en ont un aussi grand soin que de leurs che­vaux. Ils les dressent à aller à lamble : ils leur fendent les naseaux, pour quils puisseut res­pirer plus aisément dans la vitesse de la course, qui est aussi vive que celle des chevaux. Cette espèce a dégénéré dans nos climats.

BLAIREAU.

Le Blaireau est farouche, et ne sapprivoise que dans lextrême jeunesse : alors il suit comme le chien, auquel il ressemble par le museau. Il a sous la queue une espèce de poche, d il suinte une liqueur onctueuse et fétide , quil aime à sucer. Il passe sa vie solitaire dans des souterrains pratiqués au milieu des forêts les plus sombres. Sou gîte ténébreux est tou­jours propre. Il ny fait jamais ses ordures. On dit que le renard, qui connaît son goût pour la propreté, et qui na pas la même facilité que lui à creuser la terre, tâche de lui faire abandonner son domicile, en linfectant de ses ordures.