6 UN BAL AU MINISTERE.
sions. — Et maman dit, ajouta sa sœur, que deux jours suffisent pour tout préparer. Mon Dieu, continua- t-elle, que je voudrais être la plus belle du bal ! — Ce désir est naturel à une petite lille, mais il en est un autre plus noble et qui donne un bonheur plus vrai ; c’est celui d’être la plus sensible, la plus aimable, et surtout, la plus prompte à faire une bonne action. — Oh ! oui, papa, mais comment donc serai-je déguisée?— Pour moi, reprit Alphonse, j’ai de l’ambition et je voudrais représenter quelque grand personnage historique, tel que, Gaston de Foix, Bayard, ou bien Don Quichotte encore. — Ah! oui, dit en riant Mélanie, pour porter sur ta tête
le superbe armet de Mambrin, et

