UN UAL AU MINISTERE. \\

portait à Caroline une amitié de sœur, pria sa mère dadmettre sa compagne au nombre des jeunes lîlles qui devaient orner la fête. Mon­sieur de Burnon, ayant étéconsulté, y consentit, à la condition cependant que cette soirée aurait pour elle un but dutilité. On donne tous les jours des bals, dit le ministre, au profit des indigents, des incendiés, des naufragés : ne serait-il pas bien intéressant que, dans cette réunion denfants, chacun deux fil briller ses talents au bénéfice dune mal­heureuse famille ? Oh ! oui, papa, dit Alphonse. Trouver la source dune bonne action, reprit le mi­nistre, jusque dans le plaisir même, telle est, mes amis, la véritable joie du cœur, joie pure, bénie de Dieu et