84 CLARISSE

ma mère! sécriait-elle, avec un ac­cent déchirant, adieu, mon tendre père! et toi, mon frère !... Noubliez pas linfortunée Clarisse, rendez- lui votre amitié, ajouta-t-elle en se mettant à genoux. Victorine ne pou­vant supporter plus longtemps son désespoir, la prit dans ses bras malgré sa résistance, et monta dans la voiture. Adieu! adieu! tout ce qui métait cher, dit-elle encore, et les chevaux partirent : sa bonne la tint sur ses genoux et lui prodigua tous les soins que peuvent donner les services du cœur. Les douces paroles de Victorine apaisèrent enfin sa cruelle agitation. Le trajet se fit en quelques heures, et toutes deux arrivèrent à Orgeval, chez la mère Etienne, sa nourrice.