OU L’ENFANT IMPRUDENT. III
cour et, ne tenant aucun compte des dernières paroles de Uaptiste, il s'avance sans précaution près de l'animal presque sauvage, lui dit des gentillesses, et cherche à le flatter doucement de la main ; mais celui- ci répondit à ses tendresse^ par quelques grognements qui parurent à l’enfant l'expression du contentement. Enhardi par cette croyance, Alfred se rapproche du dogue, avance la main, la, retire, lui fait des compliments auxquels le chien ne paraît nullement sensible. Sans être méchant, le dogue commençait cependant à s'inquiéter des mouvements d’Alfred, qui, négligeant alors les conseils de sa mère, imagina de faire une bonne espièglerie au dogue peu patient: il lui souffla dans

