118 ALFRED
nourriture dont l'animal paraissait avide. Ce chien trouvé, continua le domestique, devenait un trésor pour celte pauvre femme, qui se disposait à le conduire chez un riche sénateur, grand amateur dos animaux de belle race, et cependant à ma première réclamation, elle a renoncé au bénéfice qu’elle en pouvait tirer et m'a rendu le danois sans aucune condition, ne voulant pas, m’a-t-elle dit, profiter du bien d’autrui. — Honnête femme! dit madame de Belzac en recevant le chien, vous méritez un autre sort. — Ma bourse, ma bourse ! dit Alfred, je veux donner tout ce que j'ai à celle bonne femme qui nous a gardé le danois, je ne suis qu'un enfant, continua-t-il

