LE SERIN SAUVAGE. 203
jeune fille, qui voulait en faire son petit ami, et sa société privée; mais comme elle était douce et patiente, elle n’employait d’autre moyen pour le familiariser, que les plus tendres soins et le langage affectueux.
Chaquejour, à son lever, Angèle visitait son serin, lui souhaitait le bon jour en lui disant : — Avez- vous bien dormi, Monsieur ? faites le gentil, saluez votre petite maîtresse. — Puis elle approvisionnait la cage d’eau fraîche, de mouron, de millet et autres bonnes petites choses dont les oiseaux sont très-friands.
Lorsque Angèle avait bien rempli ses devoirs, madame Marquct lui permettait de déjeuner avec son

