il ne fut pas lui-même exempt de partialité.

LÉloge historique des grands hommes du dix-seplicme siècle suivit ces deux ouvrages. Nous lui devons aussi plusieurs poésies légères; mais cest principalement en com­posant les contes des fées que Perrault se délassait de ses grands travaux. Ces contes, dun style plein du naturel le plus gracieux, ont survécu à mille écrits de ce genre, et font encore aujourdhui les délices de len­fance : et, en effet, qui na pas lu avec ad­miration, terreur ou plaisir le Petit Poucet, laBarbe Bleue, Peau d,'Ane, Cendrillon, etc.?

Ces contes ont fourni à plusieurs auteurs distingués de notre siècle le sujet de pièces représentées avec succès sur les premiers théâtres de la capitale. Barbe Bleue, sous la plume gracieuse de Sedaine, attira long­temps la foule à lOpéra-Comique. Le même théâtre vit aussi longtemps la faveur atta­chée au charmant opéra de M. Etienne, appelé Cendrillon.

SUR CHARLES PERRAULT. VU

les plus illustres de lantiquité, et lui susci­tèrent plusieurs querelles. Boileau surtout le poursuivit des épigrammes les plus mor­dantes; mais, dans toutes leurs discussions,