CENDRILLON. "3
Tu as raison, on rirait bien si on voyait un Cucendron aller au bal.a
Une autre que Cendrillon les aurait coiffées de travers ; mais elle était bonne, et elle les coiffa parfaitement bien. Elles furent près de deux jours sans manger, tant elles étaient transportées de joie. On rompit plus de douze lacets, à force de les serrer pour leur rendre la taille plus menue, et elles étaient toujours devant leur miroir.
Enfin l’heureux jour arriva ; on partit, et Cendrillon les suivit des yeux, le plus longtemps qu’elle put. Lorsqu’elle ne les vit plus elle se mit à pleurer. Sa marraine, qui la vit tout en pleurs, lui demanda ce qu’elle avait « Je voudrais bien... je voudrais bien... » Elle pleurait si fort qu’elle ne put achever. Sa marraine, qui était fée, lui dit : « Tu voudrais bien aller au bal, n’est-ce pas? — Hélas! oui, dit Cendrillon en soupirant. — Eli bien ! seras-tu bonne fille ? dit sa marraine; je t’y ferai aller. » Elle la mena dans
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