ment du roi.
Le prince, attendri par les larmes et les caresses des auteurs de scs jours : — « Mon père et ma mère, leur dit-il, je n’ai point dessein de faire une alliance qui vous déplaise; et, pour preuve de cette vérité, dit-il en tirant l’émeraude de dessous son chevet, c’est que j’épouserai celle à qui cette bague ira, quelle qu’elle soit; et il n’y a pas d’apparence que celle qui aura ce joli doigt soit une rustaude ou une paysanne. »
Le roi et la reine prirent la bague, l’examinèrent curieusement, et jugèrent, ainsi que le prince, que cette bague ne pouvait aller qu’à quelque fille debonne maison. Alors le roi, ayant embrassé son fils en le conjurant de guérir, sortit, fi tsonnerles tambours, les fifres et les trompettes par toute la ville, et criér par ses hérauts, que l’on n’avait
1E6 CONTES DES FÉES.
tu veux ; nous jurons que nous te la donnerons, fut-elle la plus vile des esclaves. » La reine, en l’embrassant, lui confirma le ser

