16 HISTOIRE DE FRANCE.
que d’amasser beaucoup de richesses en monnaies , en joyaux et en meubles ; d’avoir de beaux habits, de beaux chevaux; et enfin , ce qui procurait tout cela, des compagnons bien déterminés (1), gens de cœur et de ressource , comme s’expriment les anciennes chroniques. »
Lorsque les Francs passèrent le Rhin et vinrent s’établir dans la Gaule, on présume qu’ils étaient réunis sous le commandement d’un chef ou roi nommé Phar mund. (Pha- rasiond). Des combats aux frontières, c'est- à-dire à l’entrée du pays, avec les troupes romaines qui en défendaient le passage, quelques lois grossières pour régler le partage
(1) Ces compagnons d’armes s’appelaient Leudes, Amnistions, c'est-à-clire /iVf i /f’5, et formaient déjà une espèce de noblesse. — Dès cette époque, c’était aussi dans ces familles que les rois choisissaient leurs serviteurs. De là date l’origine de presque toutes les grandes dignités : — le comte de l'étable (cornes stabuli), dont on fit connétable, premier dignitaire de la monarchie; — le maréchal, surveillant des écuries, devenu aujourd'hui un grand titre militaire ; — le grand-pane- lier, le grand-bouteiller, le grand-veneur, qui s’expliquent d’eux-mémes, et plus tard les varlels , servantes, Jilles, dont on a fait, dans des temps plus polis, gentilshommes, Jilles ou dames d'honneur. (D.)

