DEUXIÈME RACE, IX e SIÈCLE. 63

avec le pommeau de son épée. Il disait alors: Voilà mes ordres, et voici qui les fera res­pecter. Je les ai scellés avec le pommeau, je les soutiendrai avec la pointe!

Il convient de placer ici une esquisse du costume à cette époque, la plus remarquable de la deuxième race. Voici ce que rapporte à ce sujet ud moine de Saint-Gall, contem­porain de Charlemagne.

« La chaussure, dorée en dehors, est, dit- il, soutenue par de longues courroies. Lé­toffe qui couvre les jambes et les cuisses est entouréo de bandelettes qui se croisent. On porte sur le corps une camisole ou veste, et par-dessus un manteau double de forme car­rée , bleu ou blanc , qui des épaules descend devant et derrière jusquaux pieds, et sur les côtés jusquaux genoux seulement. On porte généralement lépée au côté, et à la main un gros bâton de pommier, à pomme dargent ou dor ornée de ciselures. »

Les armures dacier et de fer composaient toujours le costume militaire; il était seule­ment devenu dune richesse excessive.