106 HISTOIRE DE FRANCE.
n’avait pas besoin de leurs secours. Cette vie errante a donné lieu, il est vrai, à divers actes qui ne sont pas entièrement louables, a donné naissance à mille fables ridicules; mais elle a souvent aussi rendu de grands services à l’humanité, et dans ces jours reculés où la police n’était pas faite comme aujourd’hui, les chevaliers errants , en course, ont bien des fois sauvé l’innocence des pièges que lui tendait le crime, et arrêté des méchants au moment où ils allaient frapper leurs victimes ; ils étaient la loi vivante dans un temps où la loi écrite était sans force.
Les croisades, dont je vais vous entretenir tout à l’heure, virent naître une nouvelle chevalerie religieuse qui se consacra particulièrement à combattre les infidèles ou maho- métans. Ou distinguait dans cette nouvelle chevalerie les chevaliers Hospitaliers, les Templiers , et ceux de l’ordre Teutonique. Les c hevaliers hospitaliers, ou de Saint-Jean de Jérusalem, étaient ainsi nommés de l’hospice Saint-Jean, qu’ils occupèrent d’abord et dans lequel ils s’étaient voués au service des malades. LorsquelaTerre-Sainle retomba au pouvoir des mahométans, ils passèrent dans

