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RÉPONSE A M. DRUMONT

Je demandais, il y a quelques jours, à M. Drumont, de me répondre. Il faut à mon tour que je réponde à M. Drumont. Je lui ai posé quelques questions pré­cises, il les a éludées en cherchant à me, mettre en contradiction avec moi-même. Je les lui poserai une fois encore, le laissant libre de croire quen lui deman­dant une explication nette, je désire simplement avoir « un peu de la notoriété qui sattache à tout ce qui vient » de lui. Je navais pas encore vu M. Dru­mont dans ce rôle de dispensateur de gloire, et il me sera permis de dire que je navais pas fait fonds sur lui pour recueillir un peu de cette renommée quil aime.

, Avant tout je dois reconnaître que M. Drumont a souvent écrit que je nétais pas un sot et quil ma attribué du talent. Cétait, dit-il, pour être ai­mable envers moi et il regrette maintenant davoir eu cette faiblesse. Je croyais quil navait fait quexpri­mer une conviction sincère sur mon compte. Je me serai donc trompé, et à lavenir peut-être M. Dru- mont me jugera-t-il plus mal quil ne la fait, jusquà présent, jele regretterai pour lui. 11 paraît quaujour­dhui je profite de son amabilité pour lui être <( désa­gréable » à propos de son article sur Zola et il ajoute : « Que voulez-vous? La race estcommecela... » Javoue que je ne comprends pas. Quest-ce que M. Drunqiont attendait de moi, et quel service ma-t-il rendu qui dût contraindre ma reconnaissance à mabstenir de toute critique à son égard?

D^abord quelle raison aurais-je dètre agréable à