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LES JUIFS EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE
ment étaient reconnues* celles de Breslau, de Glogau et
de Zülz. A Breslau, les Israélites étaient divisés en plu¬
sieurs catégories : les Generaîprivilegirten commerçaient
et circulaient librement, ils transmettaient leurs droits
à leurs enfants ; les Privilegirten avaient l’autorisation
non héréditaire de faire le trafic de certaines marchan¬
dises ; les Tolerirten ne pouvaient être que fripiers ou
colporteurs ; les Fixentristen se divisaient en deux clas¬
ses : les uns, moyennant paiement d’un impôt annuel,
avaient un permis de séjour temporaire ; les autres
n’avaient que. le droit de traverser la ville, sans payer de
taxe d’entrée; enfin, les Schutzgenossen ne pouvaient
faire aucune espèce de commerce. Les Israélites des deux
premières catégories étaient autorisés à avoir des em¬
ployés qui, dans la pratique, bénéficiaient plus ou moins
des avantages accordés à leurs patrons (1).
Les Juifs de Glogau jouissaient de la liberté commer¬
ciale et avaient le droit de posséder une quantité déter¬
minée de maisons ; mais leur nombre était limité et leurs
enfants ne pouvaient s’établir que s’il existait des places
vacantes. »
A Zülz, les Israélites avaient le droit de trafiquer libre¬
ment de toutes les marchandises à quelques exceptions
près : par exemple, le commerce du cuir leur était inter¬
dit. Pour se marier, leurs enfants devaient justifier de
ressources de plus en plus élevées, suivant qu’il s’agissait
du premieiv du deuxième, ou du troisième et qua¬
trième (2).
Etats héréditaires de la maison d’Autriche. — Rési¬
dence . — Les Juifs n’étaient pas libres de se fixer
(1) Il y avait 17 Generaîprivilegirten, avec 58 membres de la famille
et 411 personnes de service; 19 Privilegirten, 103 membres de la famille,
183 personnes de service ; 152 Tolerirten avec une clientèle de 1.329
personnes ; 34 Fixentristen, 163 personnes de service. Tous ces chiffres
sont ceux de 1776 (Brann, p. 11).
(2) Brann, p. 9 et 10.