Page
12 ANTISÉMITISME ET PANGERMANISME
sage étaient autorisés à vendre leurs marchandises, mais
ils ne pouvaient rester dans la ville plus longtemps que
ne l’exigeait le règlement de leurs affaires (1). A Gratz
(Styrie), à Klagenfurth (Illyrie), ils pouvaient fréquenter
les marchés (2). A Warasdin, ils devaient recevoir un
certificat de résidence pour quelques jours ; en cas de
prolongation sans permission, la communauté était pas¬
sible d’une amende de 20 ducats (3). A Temesvar, l’entrée
ne leur était permise que pour faire du commerce. Ils
devaient acquitter une taxe de 5 groschen par jour et
soi tir de la ville pendant la nuit (4). A Budapest, les
Juifs de passage,, appelés Commoranten, devaient prendre
leurs repas dans une auberge spécialè qui, pour ce privi¬
lège, payait à la municipalité une rente élevée (5). Les
Israélites qui entraient de jour, fût-ce pendant une heure,
à Stuhlweissenburg (Hongrie), étaient soumis à une taxe
de capitation de 1 fl. 30 (6).
En Bohême, à l’exception des villes dé montagnes, ils
pouvaient habiter les agglomérations urbaines, de jour et
de nuit, à l’époque des foires (7).
En Galicie, les prédicateurs errants et les « Hazza-
nim » devaient être traités comme des vagabonds (8).
Mariages . — Le pouvoir cherchait à diminuer le nom¬
bre des Israélites. Dans cette intention, la loir avait res¬
treint le droit au mariage dans beaucoup de provinces,
ce qui avait entraîné une importante émigration.
En Autriche, un seul enfant nfâle de chaque famille
(1) J. E., art. Vieiuia, t. XII, p. 434.
(2) Stw., t. II, p. 175 et J. E., art. Styria, t. XI, p. 577.
(3) J. E., art. Croatia, t. IV, p. 364.
(4) J. E., art. Temesvar , t. XII, p. 79.
(5) J. E., art. Budapest, t. III, p. 417.
(6) J. E., art. Hungary, t. VI, p. 498.
(7) Stw., t. II, p. 182.
(8) J. E., art. Galicia, t. V, p. 550.