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semble leurs actions de grâces vers le Sei­gneur.

Après un voyage de trois jours, elle en­tra inattendue chez Elisabeth, la salua et la félicita de ce cpie la grâce du Seigneur sétait manifestée en elle. En entendant cette félicitation, la pieuse Elisabeth fut rempliedu Saint-Esprit - , il lui fit connaître la cause qui amenait Marie. Pleine de res­pect et dune joie sainte, elle sécria : « O toi, bénie parmi toutes les femmes ! d me vient cette joie, que la mère de mon Seigneur vienne vers moi? Bienheureuse est celle qui a cru; car toutes les choses qui lui ont été annoncées par le Seigneur recevront leur accomplissement. *

Sentendant nommer la mère du Sei­gneur, Marie reconnut avec surprise que non-seulement Dieu lui avait révélé à elle le secret dÉlisabeth, mais que celle-ci connaissait aussi le sien. Sa joie saccroît, son ame sélève vers le ciel, son cœur sé­panche; elle commence à remercier Dieu hautement, et ses paroles deviennent une hymne de louanges.

Elle sécrie : «Mon ame glorifie le Sei­gneur! Mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur. Il a abaissé ses regards sur son