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qui eût bien mieux fait de rester au coin du feu.
Dès que les autres enfans eurent remarqué ses craintes, ils accoururent autour de lui, et lui firent mille niches : l’un le tirait par son habit, l’autre lui tendait la main comme pour le conduire, et l’entraînait à une vingtaine de pas. Jeannot, qui se croyait perdu, criait de toutes ses forces. Enfin il se rassura ; et, admirant la légèreté de ses camarades qui effleuraient le milieu de la glace, il voulut tenter de glisser avec eux. Il se met sur les rangs, prend sa course, fait un effort, s’élance, et le voilà par terre. Ses camarades, qui avaient aussi pris leur élan, ne peuvent se retenir, et tombent sur lui les uns après les autres. Ce ne fut pas tout : la glace, surchargée en cet endroit, se rompit, et tous les polissons se trouvèrent dans l’eau. Heureusement qu’elle était peu profonde , car ils se seraient tous noyés. Comme ils étaient de bonne humeur et accoutumés à courir dans la boue, ils se relevèrent aussitôt, et ne

