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yeux crevés pour avoir tralii son maître en livrant scs secrets ans étrangers. Lors de lusurpation dAndronic Comnènc, Aaron lui conseilla de 11 e pas se bornera arracher lesyeuxde scs ennemis, mais de leur couper aussi la langue, avis dont profita Isaac LAnge, successeur dAndronic , en faisant couper la langue dAaron. 41 e siècle.

AARON, dAlexandrie, prêtre et médecin, a le premier com- l>attu la petite vérole concentrée en Egypte, jusqu'aux conquê­tes des Sarrasins , qui lapportèrent sur les côtes dAfrique. Ce simple fait prouve que cette maladie nest nullement endémique, et peut sextirper entièrement, au moyen de la vaccine.7 e s.

AARSEN (François Van}, habile diplomate hollandais.Sa per­fidie et celle de son père, dans le procès du brave et malheureux Bamewelt, les ont rendus un objet de haine et dexécration par­mi les partisans de celte illustre victime.1572 à 1641.

ABA ou OWON, usurpateur du trône deongrle, en fut chassé à son tour par ses sujets, quil opprimait avec plus de- cruauté encore que son prédécesseur Pierre, dit l'allemand, qui le fit décapiter après lavoir vaincu avec Henri ni, dit le Noir.R. 1041 a 1044.

ABAD I er ( Mohammed - Ben-Ismacl-Aboul-Cncim-Ben), élu par les liabitans de Séville, fut leur premier roi maure : il ren­dit son peuple heureux, ainsi que son fils, Abad 11 , qui lui suc- céJa. R. 1015 à 1041.

ABAD III, petit-fils du précédent et roi de Séville , fut vic­time des préjugés religieux. Ayant marié sa fille à Alphonse vi, roi de Castille, les autres roiymaures se liguèrent contre lui et le détrônèrent. Pour éviter leffusion du sang de ses sujets, Abad sétait livré à la générosité de Tachefyn, roi de Maroc, qui len­voya captif en Afrique, ses filles le nourrissaient du travail de leurs mains. Abad cultivait la poésie avec succès. Elle fit sa con­solation dans lesclavage. 1 I e siècle.

ABAFFI ou APAFFI (Michel) fut élu prince de Transylva­nie par les Turcs, auxquels il resta fidèle tant quils furent vic­torieux. Il fut ensuite aussi fidèleà lAutriche, qui lui confirma sa principauté. R. 1661 à 1690. Son fils Michel fut détrôné par lempereur, auquel il avait dénlu en épousant la fille du comte Bethlem. Cette usurpation de lAutriche a été consacrée par le temps.

ABAILARD ou ABELARD fut le piuscélèbre dialecticien de son temps , et se fit de nombreux ennemis de ses rivaux, jaloux de laffluence des élèves qui suivaient ses leçons. Il fut condamné pour son livre de la Trinité , par deux conciles, à la demande de saint Bernard , qui finit par se réconcilier avec lui. Abailard est plus connu par ses amours avec Héloïse, dont le chanoine Fulbert était loncle elle tuteur, et qui, furieux du mariage se­cret de sa nièce avec Abailard, fitsubir à ce dernier une infâme mutilation. Héloïse fit religieuse au Paraclet, monastère bâti