19
TaMe I.
A ifaatclie. La seine de ce tableau, it ce qu’on voit pur ia fontaine volcanique da ns ie fond , represente la cdte d I «lande; cette fontaine jette de temps cn tenips avec un <riand bruit de l’cau cliaudc jusqu’ä une liauteur de 90'.
Ö Le morse c o in m u n (JlYiehceus rosinarus), qui se trouve au devant du tableau a quclquefois la longueur de 10' et de plus. II vit daus la incr glaciale, ne vient que rarement k Ja terre et reste ou dans la incr ou sur les plaines de glaee, oü il dort aussi. II s’y meut au moyen de ses broches et de ses pieds de devant. Les pieds de derriere , qui forme nt une espece de uageoire de la queue, sont allongcs droitement en arrierc. II inangc des testa- cees des eorivisses , de jeunes plioques etc. Un le prend et pour son lard et pour ses broches. Les Grönlandais en mangent aussi la viande, sc scrv'cnt de sa peau pour cn faire des lanieres, et de ses tendons ils font du fil.
Le c Ii i e ii marin c o m m u n (J’hoca vitul!na) , vcau marin, plioque, est un peu plus grand qu’un veau. II est indigenc ä la moitic scptentrionale du globe , quoiqu’on trouve des plioques p res que dans toutes les mers. Ils se nourrissent de poissons et d’ccrivisscs et ils vivent et dor- ment en troupes nonibreuses sur les bords de la incr. Ün en tue aniiiicllcinent plusieurs millions et eil lait un article de commerce; on se seit de leur peau pour faire des tapis, des gibeciercs, des baguettes , des bottes de pecheur et pour garnir les malles. Du lard on fait de l’Imi 1 e de poissons.
Ce sont des animaux prudents et docils, se laissent facile- ment apprivoiscr , ont bcaucoup d’aücntion pour leur niaitre et font a sa volonte de diflercnts tours.
A di-oile. Le poisson , qui sc trouve au devant et qui par In force de sa queue a jete ii l’air la clialonpe, est une baieine (llalaena mysticetusj. La baieine commune ou grön- landaise, qui linbite les mers arctiqucs septentrionalcs est de 60 ä 70' de long et a la grossem- de p res que le tiers. la tote a le tiers de la longueur du corps. Sa bouclie est si large, qu’une clialoupc equipee y entrerait, car eile a ! la-longueur de 15 ä 16', la 1 argenr de 8' et la liauteur de 10 ä 12'. La baieine jette de l’eau de ses narines jusqu’a l’hautcur de 8 a 12 nuiics, prineipaiement, quand eile est dernngee ou quand eile a etc sous l’cau long temps et eile fait ccla avec taut de bruit, quon peut l’cntendre ä la distance d’une millc. La queue, dans laquellc cct animal a sa force principale et ä l’aide de la quelle il nage cn se poussant en avant avec la rnpidite d’un oiseau , a la lon- gneur de 24'. Les barbes qui descendent au dedans des levres superieures ont la longueur de 10 ä 15' et on eva- lue leur poids, quand l’aiiimal a fait tonte sa eine ä un tonncau et 1 1 / 2 (Je tonncau ä 2200 livres). Le lard, du quel on fait de l’iiuile, a souvent un pied d’epaisseur et on peilt gagner d’une seule baloine 25 a 30 tonlieaux. LI les font I ä 2 petits, qu’clles ailaitent pendant dcux an ne es.
Le caciialot (Pliyseter macroccplialus) sc distingue de la bald ne par sa maclioirc superieure enorme, munis d'un event au devant du museau court et par sa maclioirc inferieure et reite et pourvue de bcaucoup de dents, qui engrenenl dans des trous de la maclioirc superieure. 11 a la longueur d'une baieine et quclquefois encore de plus, et se trouve dans toutes les mers oü on le prend moins ä cause du lard, qu’ti cause du sperma-ceti et de l’nmbre. Du spcrma-ceti on fait des chandelles et de l’ambre on sc seit dans la medecine. Le cachalot devore des requins et des mölcs; son gosicr est bien plus large que celui de la baieine.
TaMe II.
A gauche. L’ours blaue (Ursus maritimus), le plus grand de tens les ours, vit dans les regions les plus septentrio- nales sur les cötes et sur les plaines de glace. Les plus grands ont la longueur de 9'. Ils se nourrissent de pho- ques, de poissons, de balcines mortes ctc. , ils nagent et plongent tres bien et se defendent courageuscmcnt dans l’eau, mais on les tue facilement sur la glace, ou ils se defendent eil sc redressant sur Ieurs pieds. On peut voir souvent la fern eile accompagnee de dcux petits, puisque ceux-ci ne quittent pas la me re durant la premiere nnnec.
Sa peau fournit de la fourrure et on mange sa viande.
A di-oitc. L’Isatis (Canis lagopus), quo nous voyons an devant, est d’une longueur de 2'; il vit dans les contrecs les plus ^septentrionalcs de l’ancicn moixle, principnlcmcnt sur la cöte de la mer glaciale , et se nourrit d’oiseaux , de I lemmings et aussi de poissons. Il est le seul animal ra- j pace de l’Islande et sa peau epaissc donne tres cliaud et i est si electriquc, qu’ello jette des etincelles d’une seule j touche. I
Le glouton (Ursus gulo), a la longueur de 3' et sc I trouve dans les pays les plus froids du Nord. Cet animal |
fort et ruse n’cst pas si vite qu’un ehren, mais quand il est poursuivi il grimpe facilement au haut des arbres et sur des rochcrs: il nattaque jamais les honunes, mais il se de fern! furieuseinent contre ses ennemies.
L’ c 1 a n (Ccrvus alces) est plus-grand, qu’un clieval et a les pieds extremement hauts. Il y en a qui pesent 12 quintaux. II se trouve dans le nord des dcux inondes, aime des bois solitaires et mareeagcii.x. se nourrit de plante«, de niarais, d’ecorces, de l-ejetons et de feuilles de bois blaue et est plus farouche que le cerf. On mange sa viande.
TaMe III.
A »auche. Ce tableau nous transporte dans la Laponie, rar ce n est que dans ce pays qn’on met le renne k la vui- ture. Dans la Laponie le renne est l’iiniquc animal domes- tique et il remplace le gros betail, la brebis et aussi le clieval, car on se seit de son lait et de sa viande pour la nourriturc, de sa peau, pour cn faire des vetements et quand on veut faire un vovagc , on l’aüele; outre ccla on se sert de ses tendons pour faire des cordons et du Hl, des os et des cornes pour faire des nrcs , des (leches et de la volle, des poils pour matelasser les selles et les coussins. Sa peau est si epaisse, que celui qui sc eouvre d’un tcl vetement peut en surete dormir sur la neige.
A tlroitfe. Le tableau represente l’intericure d’une cabnnc la- ponaise. (Jtioiqu’ eile ait l’air p au vre et que les utcnsiles soient bien simples et rares, il n’y manque pourlant pas les besoins indispensables pour la vie, les aliments et les vetements. Outre des reniies, dont ils gardent la viande, npres l’avoir sechee par l’air ou par la fumee, pour s’en servir eil hiver, ils ont encore des poissons, qu’ils sechent egalement et cn automne des perdrix lilanches. Les Lapons sont fuleles, agiles et endurants , mais aussi le seul pcuple de l’Luropa qui cxerce encore l’idolatrie.
TaMe IV.
A En Siberie, prineipaiement k Ivamtchatka on met
des chiens aux traincaux. En route les chieus ne reyoivent que la moitic d’un poisson le matin , mais le soir on leur donne ii manger abondaniment. Ainsi, le venire affame ils peuvent pa reo mir en un jour un chemin de 15 n 20 milles. On ne les mene pas ä des linieres, on ne les fait aller que par des mots et par le fonet. O’cst pourquoi eliacun d’eux a son nom.
A rtroite. En devant se trouvent deux 1 c m m i n g s (dlns nor- vegicus), Cet animal de la grandeur d’un rat doinestique est indigenc en Siberie et prineipaiement dans les montag- nes de la Suede et de la Norvege. Ils mangent de l’hcrbe. de ia moussc et des meines et se multiplient d’une maniere si etonnante qu’ils sont forces d’eniigrer de temps en temps.
L’hcrminc (dlustela erminin) ä gauche a deja mi.s son liabit d’hiver. En etc eile est brun. Sans la queue eile est V de long et sc trouve dans le nord des deux m(indes , prineipaiement en Siberie. On les prend ä cause de leur peau, qui donne une bonne fourrure.
La zi bell ine (.Hüsteln zi belli na) est tonte semblabie a la martre, seulement plus petite et n’a pas la tachc blanche ä la g-orge. Elles se nourrissent de souris mais aussi de baies. Leurs peaux, surtout cellcs des brunes foncees donnent une fourrure precicuse.
TaMe V.
A g-miclie. Le chamcau de Bactriane (Camelus liac- trianus) ou le chaineau k dcux bosses est un animal do- mestique des peuples de Ja moyen ne Asie. On fait de sa lainc des tissus et la viande des petits est savourciise. Un chamcau de tonte sa cruc peut porter 6 quintaux et plus ; mais surcharges ou fatigues ils se mettent ä la terre, ne bougent plus de leur place , morde»t et jettent de Ia glaire de l’cstomac.
Le mouton ä queue grasse (Ovis stcatopyga) se trouve en grand nombre ehest les nomades dans les deserts de Ia moyen ne Asie.
A droite. Sur le rocher sc trouve un musc (IHoselius mo- schiferus). Il est plus petit qu’un chcvreuil, portant sous le von Ire un sac, dans le quel le musc Odorant et prccioux se sccretc. Il vit dans les montngnes de la moyen»e Asie jusqu’a la Chine, est tres farouche et vite et peut grimper sur les plus hauts rochcrs.
L’aiiimal, que nous voyons sur untre tableau sanier par dessus d’un ruisscau est le chamois nain (Antilope goral); un joli petit chamois, d’une longueur de 3' et d’une liauteur de 2', qu’on trouve au mont Himmalaye en trou- penux nombreux. Ils sont tres fnrouches ct vites.

