HENRI dEICHENFELS.

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lui souvent des fleurs et dautres belles choses.Ne lui laisse rien dans les mains qui puisse lui être nuisible, ' le blesser ou létouffer. Prends bien garde de ne lui faire aucune peine, noppose ni colère ni emportement aux exigences de sa faiblesse. La garde des petits en­fants est un soin digne des anges. Sois un ange pour > Tfu mon, enfant. La femme de charge, à qui je confie la di- ; rection de toute la maison, me dira plus tard si tu as ; v* : exactement suivi mes instructions. Promets-moi de ne i jamais oublier ces dernières recommandations, afin quau n; moins je sois sans inquiétude sur ce point. Je vais ^ compter toutes les heures jusquà mon retour. Si tu me t rends mon enfant plein de vie et de santé, je saurai te TU'"* i recompenser. Je te rapporterai aussi quelque chose de « * - beau et qui te fera certainement plaisir.

Marguerite promit tout. La comtesse embrassa son en- 5 * fant; lui donna sa bénédiction, jeta vers le ciel un regard douloureux en lui adressant une ardente prière, remit ! ensuite son Henri entre les bras de Marguerite, monta i! i en voiture au milieu de ses domestiques, de ses vassaux, jôt> j fondant en larmes, et partit malgré la nuit qui approchait j ; et la pluie qui tombait à flots.

II.

Grand malheur, suite d'une légère désobéissance.

Marguerite était une fille de village, orpheline et pau- ^re. Elle avait de pieux sentiments, un caractère joyeux .(jo 1 't ouvert, une figure très-agréable et brillante de santé.

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