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Oh 1 die Edouard ; je ne me suis jamais peigne les cheveux chez mon oncle er je n’ai jamais fait mon lit; cependant, j’ai toujours eu à déjeuner»
Ils descendirent. La mère demanda à Antoinette si ede avoir bien fait son lit.
Oui, maman, je l’ai fait le mieux que |
j’ai "U
La Mf.re. Vous aurez donc à déjeûner.
Le père demanda à Edouard s’il avoir aussi fait le sien Edouard répondit ou’iî ne savoir pas le faire.
Je va ; s vous le montrer, lui dit sa mère ; elle le prit par la main, remonta avec lui, et lui montra comment il devoir faire son lit. Ouand Edouard eut fini, il redescendit er dit à son père, qu’il ne savoir pas que les | perirs garçons ou les hommes fissent jamais leur lit; car, chez son oncle, c’étoit l’affaire de la servante. Il ! y a des contrées où c’est l’affaire des hommes, lui dit son père ; dans les vaisseaux, ce sont aussi les hommes ou les marins qui font les leurs. La mère remarqua qu’Antoinette n’avoit pas mangé son déjeûner, et elle lui demanda pourquoi elle ne le mangeoir pas ? Antoinette dit qu’elle attendoir son frère. La mère dona à Edouard une jatte de lait et du pain ; il se mit à déjeuner, et Antoinette en fit de même. Antoinette étoit une bonne petite fille. Elle n’oublioit pas ce qu’on lui disoir, elle étoit toujours attentive aux avis OU aux instructions que son père ou sa mère lui don- noit. Sa mère lui avoir appris à lire et à travailler ; à Pàge de six ans, elle savoir s’occuper sans être à charge (incommode) à personne. Elle travailloit pour elle j et pour son frère, et quelquefois » sa mère lui

