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de la ligne, et il parvint à leur faire assurer une augmentation de paye considérable.
En 1791, sous le ministère du comte de Narbonne, il reçut encore l’ordre de se rendre à Paris, pour s’occuper a arrêter définitivement tous les règlemens et ordonnances pour l’armée. Mais on ne se contentait pas de rendre justice aux talens de Bachmann , dans les affaires qui tenaient a l’organisation des troupes , on savait qu’il possédait aussi les qualités de la tête et du cœur, qui rendent propre a remplir dignement les emplois les plus difficiles. Ce fut ainsi qu’il fut désigné par le Roi en personne pour prendre le commandement militaire de la Haute-Normandie, où ce malheureux Prince pensait h se rendre, pour pouvoir, de là, quitter le royaume.
Peu après le commencement delà Révolution, on avait offert à Bachmann le grade de maréchal de camp, accompagné de la promesse de plusieurs autres avantages personnels; mais il l’avait refusé, afin de pouvoir, dans ces temps critiques, rester entièrement auprès de ses compatriotes plus exposés que le reste de l’armée.
Après avoir constamment donné en temps de paix des preuves de sa parfaite discipline , et de l’excellent esprit qui l’animait, le régiment que commandait Bachmann fit voir, dès le commencement de la Révolution jusqu’à l’époque de son licenciement et souvent dans les circonstances les plus périlleuses, cet esprit d’ordre, de subordination et de fidélité à son devoir, dont son commandant lui avait de tout temps donné l’habitude. Ce fut là une nouvelle preuve

