4 ,
T
Par «uatjilo (|Uan>l te directeur des débat* du Con
»«>1 k> »■‘lorre a, fans l’ombre d’une preuve, reproché
au i>»»«ietir d’arrondissement qu’un témoin devait sa-
vo ,* « qu’il avait A déposer après que M. M&bl
' t »n «titreiiVn avec ce témoin. Si des néglicence
• • l *té reprochées non seulement au Directeur d'ar
i .» a() m aire et au pouvoir civil, mais en
■ v\! aux ’rißunaiix et A l'administration de la justice,
- • • *n?eil de '/uerra devait adopter une autre mesure
pour, lui-même. Toute l’etfure a traîné pendant des
romaines entières et le colonel n'est intervenu que
p?ice qu'il trouvait le temps trop lonp. Pourquoi n’a-
t-'l pas employé ce temps pour rédiger une plainte
conh u le 1) recteur d'arrondissement T En ce qui con
cerna la séquestration des personnes arrêtées les ccn-
sidéumLs du internent contiennent des erreurs lrè>
grosM-res de droit. Le point saillant est de savoir si
Ai. von Beutler avait réellement l’intention de ne pa
les maintenir plus d’un instsnt. Maie A ce moment
il s’rat écrié : Mars est le maître de l’beure ! C’est la
fin de toulo lionne foi.
De quel droit motive-t-on les perquisitions chez le
rédacteur du Zabc'iicv Anzeiger et l’interropaloire
des personnes arrêtées? Il faut protester contre leain-
einoMions doul le tribunal civil et le parquet ont été
l'o.'j-i.
tic.'.t au colonel qu'incombe la faute si le conlacl
n’a p-*? i'i'2 établi outre l'autorité militaire et le pou¬
voir. civil.
Tonte la population de Saverne ptrde une profonde
fraiiturfo à AI. Mahl. M. von Reullor était en eonflii
avec loutes tes autorités locales; M. Mahl était au
prieur avec le précédent colonel.
M. Burgn* parle ensuite du iiouvernoment militaire
•cculte qui s’exerce dans ce sens que, A Berlin, on
'parait attribuer plus d’importance aux rapports poli
.tiques des commandants de corps d’armée qu’à ceux
du gouvernement civil.
Lo gouvernement ne doit guère avoir de plaisir
d’être placé cous ta tutelle de Berlin.
M. Burger fait une allusion au discours du Chan-
ier à la Chambre des Seigneure de Prusse ; le Chan¬
celier n’a pas l’air de se préoccuper beaucoup de-
droits constitutionnels de l'Alsace-Lorraine ou bien il
les commit tort insuffisamment.
En terminant, M. Burger proteste eontre l’insi¬
nuation suivant laquelle les faits de Saverne seraient
le résultat de l'agitation nationaliste ou bien le pro¬
duit de la protestation.
>£CLAK4T10N du gouvernement
M. le baron Zorn de Bulach, secrétaire d’Etat, donne
‘lecture de la déclaration suivante:
L’origine et le développement ultérieur des incidents
jregreltab'cs de Saverno sont tellement connus et ils
*nt été éclaircis de tous les côtés d’une manière si
Approfondie par les débats qui ont eu lieu la semaine
dernière devant le Conseil de guerre, qu’il serait oi¬
seux de s’y étendre plus qu’il ne faut pour expliquer
l’attitude au gouvernement. Des parole* irréfléchies
«d'un jeune officier (Exclamations), qui d’abord avait
probablement A pcino conscience de la portée de ses
«repos, lesqnels n’élaient pas destinés A la publicité.
M. Emmel : (On dirait le ministre de la guerre qui parle)
ont provoqué dans la poptilatiou uno forte irritation et
celle ci c «rore éié augmentée par le langage passionne
d'une partie de la presse (Exclamations) qui ne ces¬
sait de représenter les propos comme uno offense faite
A tonte la race dp peuple. La population e admis pai
erreur que le propos offensant resterait sans sanction.
C’est ainsi que, pendant le* journées du 8 au 11 no¬
vembre, il y eut des rassemblements du peupte devant
le logement du lieutenant de Forstner et sur la place
du Château, à laquelle occasion l'officier susnommé
lut insulté verhalament, tandis que la foule, par de.«
cris et des coups de sifflet et en tirant des pièces do
leu d’artifice (Bruyante hilarité) exprime son mécon¬
tentement d’une manière démonstrative.
Le dimanche 9 novembre, où il ee produisit une
plus grande affluence d’étrangers des localités voisine 6
en raison des élections pour la caisse de secours, les
rassemblements étaient -'lus nombreux et plus bruyants,
de sorte qu’on renforça la gendarmerie. Celle-ci lut
aussi obligée d’interv- nir plus fréquemment contre le?
rassemblements, d’aulant plus que des pierres furent
lancées iaol- ment contre la police. H (ut procédé à
d’amez nombreuses arrestations de personnes pour
désordre grave, ainsi que do quelques jeunes gens pour
avoir proféré des iniures contre des officiers, et le;
personnes ar-êlée? furent conduites devant le juge.
Quant au reste, il n’y avait pas eu A enregistrer des
offenses par voies da fait ou des excès plus grave?
comme circonstances aggravantes. U n’avait pas été
signalé au gouvernement que de? pierres eussent aussi
été lamées eontre des officiers et ce fait n’a été établi
que par les débats devant le Conseil do guerre.
Les autorités civiles de Saverne avaient reçu de la
part du gouvernement l’inslrueiion stricte de veiller
dans tous les cas avec les forces policièrts A Icurdis-
poàlioo ou le maintien do l’ordre et de la tran¬
quillité, de protéger les militaires contre des offense?
at de requérir en cas de besoin fa forco armée, ainsi
que le prévoit la loi.
Le 12 novembre la tranquillité revint et les ren¬
forts de gendarmerie purent être renvoyé? parce qu’on
était en droit d’allendro que «le nouveaux désordres
ne se produiraient plus.
Dans cette première phase dos incidents regretla-
blcs, lo gouvernement so trouvait en présence d’une
situation excluant uno intervention directe do sa paî t,
au tant qu’il no s’ngisrail pas do la répression de?
troubles. Le commando général contesta par une dé¬
claration publiée dans fa presse quo le lieutenant dr
Forelner eût voulu offenser la population d’Alsncc-
Lorraino. Quant au reste le lieutenant était placé soû¬
le pouvoir disciplinaire de ses supérieurs ou do la ju
ridtetion militaire, seuls compétents pour punir lo en?
échéant des manquements de l’offloicr.
Toute immixtion du gouvernement donsreHeafliiire
aurait donc aussi été repoussée commo un empiète-
ment sur lo domaine .des compétences militaires. M
faut faire remarquer n ce sujet que, comme on l’a
appris depuis, des arrêts ont été inflpés aussi bien au
lieutenant de Forstner qu'au serpent Hûllicb.
En présence do cet état «lo choses lo governemr-nt a
dû so borner A rendra compte, aux pouvoirs compé¬
tent?, d«N incidents Mir la ha?o desrap orUqu’ilavnil
reçus des autorités civiles intéressées. 11 s’éleva en mé¬
mo temps contre l’ollépalion prétendant que les auto¬
rités civiles avaient fait défaut, parce que, défait, lo?
forces de police qui étaient A leur disposition ont suffi
A prévenir dos troubles plus graves.
. Dans ton réquisitoire lo représentant de l'accusation,
dans le procès du colonol de Rentier devant le Con¬
seil de guerre, a aussi déclaré que pour sa personne
il répondait par l’uffinnnlive A la question do savoir
ai les nu-sures prises par lo Directeur d’arrondisse¬
ment suffisaient, A le condition, sons doute, qu'un
contrôla aurait dû être exercé eur les organes do la
police afin de tu rendre comple s'ils tairaient aussi
leur devoir. D’ailleurs aucune police ne peut protéger
des personnes déterminées, en tout temps et en tout
lieu, contre Mes injures verbale?, de même aussi que
les nombreuses patrouilles militaires n'ont pas réussi
plus tard à empêcher de pareilles offenses ou bien —
ce qu’il faudrait an moins encore établir par les en¬
quêtes judiciaires ultérieures — n arrêter un des îtt-
Bulleurs.
On ne peut s'cmpMiev à celle occasion de condam¬
ner sévèrement le fait qu’une partie de la population
de Saverne, alors mémo qu’< !lo so croyait offensée, se
toit laissée entraîner A «le bruyantes manifestation?
sur la voie publique et à «!• »injures malpropres envers les
officiers. Jl eût élu conforrno au presligo et au dévoil¬
ées habitants s’ils avaient donné suite aux appels pu-
•blios du Directeur d’arrondissement et du Maire qui,
A différentes reprises, les ont instamment mis en
garde contre des troubles. Avec les démonstrations et
avec les «ympliime.-i regrettables qui les accompa¬
gnaient» la population intéressée a abandonné lo tor-
if»in iftra) et s'esl mise dans son tert. Et parmi ces
intéressés il fout compter ainsi las curieux qol, eotnme
toujours en de pareilles circonstances, renforcent les
attroupements Ist fournissent ainsi eux éléments (ou
ches I occasion de disparaître dons U Joule et de se
soustraire à l'arrestation.
La question de savoir si, par nnê Intervention im¬
médiate des supérieure militaire«, an congé on un dé«
placement du lieutenant de Forstner n’aurait pas
abouti plus efficacement A l'apaisement, a'élait pas A
trancher par les autorité« tivilee. Or, de perte Cous-
Üiution, le? pouvoirs militaires son séparés des pou¬
voirs de l’Elat en Alsace-Lorraine, et une coopération
léconde entra les pouvoirs eivila et militaire n’est pos
sibles quo ai les domaines dea compétences récipro¬
ques sont strictement respectés. (M. Peirotes inter¬
rompt : Voua n avez le droit que de vous tenir coi —
et est rappelé à l'ordre.) Or U décision sur cette
question et les mesure A prendra le cm échéant rele¬
vaient exclusivement de la compétence des autorités
militaires.
Le 21 ou le 22 novembre le Directeur d'arrondisse¬
ment confirma verbalement la nouvelle publiée perle?
journaux sur Barre-talion du Miytril-mator et de 9
recrues de la 6* compagnie ainsi que du changement
«les autres recrues alsaciennes de celte compagnie dans
d'autres garnisons ; il exprima en même temps le
crainte que l’irritation et l’indignation provoquées per
ces mesures pourraient donner lieu A de nouveaux
troubles.
^e Statthalter a chargé A cette occasion le Directeur
l’arrondissement de faire «avoir A quiconque s’adres¬
serait A lui, que les arrestations et les changements
étaient la réponse naturelle A la grave infraction contre
la discipline commise per le divulgation d’incident*-
müitaires internes et que, en conséquence, tout sou¬
lèvement illégal ou toute démonstration eontre le*
mesures prises seraient réprimés avec une énergie
impitoyable et, si nécessaire, par ta forte dea aime?
Les incidents bien connus de te soirée du 28 no¬
vembre donnèrent l’occasion au gouvernement d’en¬
voyer le 29 un fonctionnaire A Saverne avec mission
le procéder A uno enquête administrative. Celle en-
tuête fit naître chez le gouvernement l'opinion que
les conditions pour une intervention indépendaute des
militaires pans réquisition de la part des autorités ci¬
viles n’étaient pas données le 28 novembre. (Bravos.)
Le gouvernement fit le seule chose qui -fût possible
en présence de l’état do choses et des conditions de
compétence: Sur la hase des résultats de j'enquête
administrative A laquelle il avait fait procéder, il
adressa un rapport aux pouvoirs supérieure avec la
prière de porter remède. H est évident qu'en présence
des multiples contradictions qui ee manifestaient dans
l’exposé des incidents de la part des différents côtés,
une décision ne pouvait pas être prise immédiatement.
Le l* r décembre au eoir, un général arriva A Sa¬
verne sur l'ordre de Sa Majesté avec la mission for¬
melle «le. rétablir l'entente et l'action en commun avec
les autorités civiles et do rendre eomnte de ees ob-
«enntioi ? et de son appréciation sur les incident*
ntérieurs et la situation ectuejle. Ce général entra
aussitôt en rapport avec les autorités militaires et
civiles compétentes, fit mettre un terme aux pa¬
trouilles militaires qui circulaient encore et apaisa
léjà par celte mesure l’irritation, de eorte que le
calme revint.
S. M. l’Empereur entendit ensuite les rapports du
Chancelier, du Statthalter et du général commandant
«lu 15* corps ; A la suite de ceci, le déplacement tem¬
poraire des troupes do la garnison de Saverne pour
les camps de Hnguenau et de Bilche fut décidé afin
'éviter ainsi toute possibilité de nouveaux froisse¬
ments. A cette occasion H fut déclaré d’une manière
très 'nette que les compétences constitutionnelles de¬
vaient è!ro strictement respectées.
L’exécu'ion d’autres mesure? dut être ajournée jos-
qu'A h clôture do la procé«liire engagée devant le
Conseil de guerre, chargé en première ligne, confor¬
mément A la loi, d'établir les responsabilités; en
même temps ordre fut donné d’accélérer cette pro¬
cure. Le gouvernement n’est pas en mesure de
tonner-des renseignements plus détaillés à ce der¬
nier égard.
Dans l’irflervallo lo Conseil de guerre a rendu son
arrêt et cclto décision, alors même qu’elle n’a pas
encore acquis forcé do chose jugée,doit être respectée
par le gouvernement comme toute sentence judiciaire.
Le gouvernement toutefois estima de son devoir de
constater expressément A ce propos qu’A Saverne les
militaires et la bourgeoisie ont toujours vécu autre¬
fois en bonne harmonie, que les autorités militaire?
et civiles entretenaient des relations amicales et que
les injures verbales n’étaient dirigées au début que
contre lo lieutenant de Forstner.
Les poursuites «udiciaircs eontre les manifestants
arrêtés au cours des troubles, ont déjA abouti dans un
certain nombre de cas à das condamnations. I.es pro¬
cès engagés seront jugés dès que les autorités mili¬
taires auront fourni les données qui leur ont été de¬
mandées.
H faulréfulerrésolument l’hypothèse suivant laquelle
hostilité contre les militaires commetoîsaurait été te
mobile des démonstrations. (Dravo.) Mais de même
aussi il faut que le gouvernement. — et il sait qu'il
parle ainsi «lans le sens de la grande majorité de la
population — stigmatise comme induisant l’opinion en
m-enr, toute tentative «le vouloir coostiuiro avec les
’cgrcllable? incidents de Saverne des points d attaque
contre Farinée cl do rendre celle-ci responsable des
lillércnts événements, L’armée dans laquelle ont servi
et servent des milliers d'enfants d’Alsace-Lorraine com¬
me d'excellontssoldats, n’est pas un corps étranger; elle
est la chair de la chair du peuple et le gouvernement
est couvaiiuiu qu’il traduit exactement te sentiment
militaire éprouvé de tout temps des filsde notre peu-
idc en disant qu’ils repoussent loin d’eux un outrage
fait au vêtement d'honneur qu'eux-mêmes ont porté
indis. Et c’est pourquoi H ne faut pas que les inci-
lents regrettables do Saverne, issus d’une irritation
réciproque et momentanée, troublent les boos ran-
ports entre la population civile et ta population mili¬
taire. L'année est le rocher eur lequel reposent la
puis-ntice et la grandeur de l’Empire et quiconque
'ébranle pi 'dm contre la patrie et ea sécurité.
On n fait do graves reproches au gouvernement de
ce qu’il a gai-L; le sitoncc au début, comme s’il avait
rcidn do vus la défense des intérêts du pays que lui
coufwc S. M. l’Empereur et dont il s’est chargé
ommc d'un devoir sacré. Les motifs do ce silence sont
exposés dan.; le début de la présente déclaration. Il
cmblc ah'olument inadmissible de prendre publique¬
ment position dans des questions do compétence dont
la décision »'appartient pas ou propre forum. Legou¬
vernement ert resté constamment en contact avec le
commamlanl général du 15® corps. Il a fait tans re¬
tard les démarches pouvant seules aboutir A établir
Ie3 manquements qui a'étaient produits et A obtenir
leurs punitions. Quand an reslo le gouvernement n’bé-
iiendt pas nu seul jour A abandonner sa place s’il
'avait pas Sa pleincgaviintie que scs compétences cons¬
titutionnelles seront strictement sauvegardées.
Sur la proposition de M. Hauss la Giambre décide
que le? interpofiniions seront discutée?.
Les quatre groupes demandent le renvoi do la suite
des débats » domain mercredi, A 3 heures.
La séance est levée à 0 h. 20.
Voir à ln
leuillelon.
4« paye ln suite de noire
La formation des muscles et des os chez
les nourrissons, s'effectue d'une manière régulière
par Fahuumtalion nu Ktifche additionné au lait, de
sorte que l'augmentation «lu poids se lait d'une ma¬
nière normale. Les enfants nourris au Kufeltc sont
calmes, ont le sommeil paisible, nn excellent appétit
et une «ligeslion régulière. La croissance s'effectue très
bien ?ous tous les rapport?. . _.__ ...
La Jour née
Le Reichstag ■ reprie ms travaux hier mardi
Toute la séance a été consacrée A des pétitions; l'une
de celle-ci, ayant trait au droit de vote pour les
femmes, a donné lien A on long débat.
*
Pendant que ee discutaient au Landtag d'AI-
sace-Lorraine -les interpellations sur l’affaire
de Saverne, eette même question était soulevée A
la Ciiambre des députés de Prusse par un député na
lional libéral, et M. de Betbmann-Hollvveg, en *o
qualité de ministre président de PrussA, ■ dû se dé¬
fendre eontre les critiquée qu'on lui adressait au su-
let de aon attitude au Reichstag. Il a,ajouté que les
incidents d’Alsace-Lorraine constituent un grave souci
pour le gouvernement de l’Empire.
«
La Chambre française a élu hier son bureau.
M, Deschanel a été réé'u président. Les radicaux se
sont livrés A une provocation en faisant élire troisième
vico-nrésident M. l’abbé Lemire, député de Hazel-
brouefc, menacé d’excommunication par son évêque.
*
M. Asqnitf), premier ministre anglais, a traversé
Paris hier. Il n’a eu .aucune entrevue avec un per¬
sonnage politique et cet parti directement pour la
Côte d'Azur,
«
Au conseil des ministres tenu hier A l'Ely¬
sée, le ministre des finances a soumis un projet
d'impôt sur le capital lié au projet d’impôt sur
le revenu.
Le conseil a approuvé la désignation do général
Legrand comme commandant dn 21* corps
d'armée A Epînal.
Le ministre de la marine a été autorisé A rappor¬
ter la circulaire de M. Baudin relative au
Vendredi-Saint.
*
Le bruit court que le roi Victor-Emmanuel
se rendra, au printemps prochain, à Tripoli. A
cette occasion, de grandes fêtes seraient organisées et
une revue navale aurait lieu dans les eaux de Tripoli*
#
La remise de la réponse de la Triple-Al¬
liance A la note anglaise sur les lies de la mer
Egée est encore ajournée.
«
L’Albanie continue A défier toute conception d’or¬
dre; A l'inférieur, oo ce bat entre partisane d’Essad
pacha et gendarmes de Valions, i moins que ee ne
soit entre l’un de ees deux partis et les hommes d’Afel*
pacha, qui gouverne A EWJassan même. On ne sait
pas au juste.
Le Sobranié bulgare est dissous.
Le ministère roumain a démissionné.
Mahmoud Afoubhtar pacha restera ambas¬
sadeur A Berlin, mais quitte l’armée. Ne faisant plu»
partie des cadres militaires, Il n’aura pas à se rendre
aux ordres d’Enver pacha.
Sfr
Une éruption volcanique s’est produite dans
l’ile de Sahourachima, au Japon ; elle e produit
un vérilabio désastre. Sur une population do 10.000
abitanls, Ja moitié environ auraient péri.
M’oubliez pas les
flLSflCE-LORRfllNE
Le Statthalter à Berlin.
Selon lo Detliner lageblalt, le comie de
Wedel, statlha'ter d’Alsacc-Lorraihe, se rendra
à Berlin jeudi, et il aura une longue confé¬
rence avec le Chancelier. Il sera évidemment
reçu en audience par l’Empereur. Le comte
de’ Wedel rentrera h Strasbourg lundi prochain.
Les acGiiütemeiils de Saverce et les M\m allemands
Les incidenls de Saverne préoccupent fa jeu¬
nesse des universités allemandes. On en parlai
'autre soir dans une réunion de l’a9sociation
dos étudiants allemands, h laquelle assistaient
le maréchal von der Goltz, le chef d’état-major
von Moltkc, le général de Bonin, commandant
la place de Berlin, le général Keim, président
de la Ligue militaire, et «ne dizaine d’autres
officiers généraux. Les représentants du minis¬
tère de la marine s’étaient également rendus à
'invitation des étudiants.
Lo prolesseur Gustave Rœtbc entretint ses
jeunes auditeurs des afiaires de Saverne :
Nous avons eu. dit-il, ce? jours-ci, l'impression
que l'Allemagne était devenue un petit Etat dégénéré
incapable do maîtriser sa populace. Le Reichstag s'est
aventuré jusqu'à émcltro un voto de défiance au chan¬
celier.
Le parti national libéral, te plus loyal et le plu?
fidèle soutien do l’œuvre de Bismarck, n’a pas en as¬
sez do supériorité morale et intellectuelle pour résis¬
ter au triple as«aut de la presse, do la populace et
du Parlement. Seul, dans cette défaite parlementaire,
le minirtre do la gueire eut uno attitude itère et ré¬
confortante. Cependant la jeunesse allemande ne doit
pas so laisser décourager par ces crises pas?ngèia?. Iæ
peuple d'AlIcmagoo n’obéira jamais aux instincts qui
dominent les pays latins at restera fidèle i son roi et
à sa patrie.
Des salves d'applaudissements saluèrent c.r
discours fort caractéristique de l’esprit des pro¬
fesseurs et des étudiants de l’Allemagne,
Recensement du bétail.
Le lésudat dn recensement du bétail opéré
le 2 décembre dernier est à considérer comme
favorable. En eilet, abslractîon faite des mou-
Actes, Avis et Renseignements.
Atominafiotiari— M. lo D f Gustave Pûnnel, A Metz
est inscrit ?ur la liste dea avocats près lo tribunal ré
gional do Metz.
Calendrier. — Aujourd'hui, mercredi 14 jan¬
vier, quatorzième jour de l’annoe. Lever du so¬
leil: 7 h. 52; coucher* 4 b. 27.
Lune : dernier quartier, le 19.
file du jour. — Saint Hilaire.
Il y a cent ûnt. — 14 janvier 1814.
Le maréchal duc de Ragu«e entre & Metz et
vient loger à la préfecture. Son corps est éche¬
lonné depuis Snrrelnms jusqu’à Metz sur les
leux routes de Sarrclouis et do Mayence. L’en¬
nemi lança de la rive droite environ trente obus
(ans la ville de Thionville, mats sans y faire
le doimmgps. Le môme jour, la route de
Metz à Pont-à-Mousson n’était plus libre.
La tetnp&rature. — Les forte? pressions s’étendent
encore de l'onert à l'est de t’Emope.
Le vent eoutfle d’eotre est et nord sur les côtes de
la Manche.
U température est basse sur tout te continent. On
notait hier matin: — 22" à Hebingfors, 8° à Clemonl-
Ferrand, — 7° A Besançon, — 5« à Paris, — 4* A
Toulouse, —2® à Biarritz, -+- 3° A Nice, 4° A fitest,
12® A Muer.
Le temps va rester généralement nuageux et froid ;
juelquas chutes de neiges sont probables.
BULLETIN M ETEO RO LOGIQUE
()i..«’rv,non< mile, p«r >i. H KM« MSSKNIÎT, i fiel»)
MMMmEAt»
TBmWMËTRE
VERT
TEMPS
13 jasv.
a 4 h. eoir
748.9
— 5.0
NE
Nutg.
14 jaDV.
• 8 li. matin
743.9
— 7.8
N
Neige.
lhermomètra. — Maximum du 43 : -
mura aujourd’bni : —8,
-5.0;
Mini-
CHRONI QUE M ESSINE
Mort «le Madame la Supérieure générale
de Sainte-Chrétienne.
La Révérende Mère Sainte Marie-Sérapbine,
Supérieure générale de la Congrégation de
'iainte-Cbrétienne, s’est éteinte doucement ce
malin, après une longue et douloureuse mala¬
die, qu’elle a supportée avec une rare éuergie.
La dato des obsèques n’est pas encore fixée.
Nous olïrons nos vives condoléances à la Con¬
grégation si durement éprouvée. R. I. P.
Mort dn colonel Maury.
On annonce la mort, à l'hôpital do Vincennes,
du colonel Maury, officier de la Légion d'hon¬
neur, ancien commandant de l’Ecole normale
de tir du camp de Cliâlons, qui fut, avec le
colonel L*bel, l’inventeur du fusil français mo
dèle 1886. Il était l’oncle du général Charles
Mangin, des troupes noires, et de M. Géo
Bonet Maury, chef du secrétariat général de lu
( présidence du Sénat.
Le colonel Maury était né à Metz.
Amundsen & Metz. ?
Les grorris explorateurs sont des modeste«.
Charcot, déjà, nous avait (rappés autant par la
simplicité qu'il mit A nous narrer son expédi¬
tion polaire que par l’exposé mémo do cette
granie randonnée ; floald Amundsen est de Ja
même école. Avant-hier soir, dans la grande
aile du Terminus, devant une très belle assis
tnnee, le hardi Norvégien avait dépouillé toute
prétention, bien justifiée pourtant, pour nous
dire, comme s’il s’agissait d’un autre, l’efiort
énorme accompli par lui-mêmo et ses vaillanis
compagnons. Depuis le 10 août 1910 où il
quitta la Norvège jusqu'au 44 décembre 1911,
à 3 heures de l'après-midi où il planta le dra¬
peau de son pays au rôle Sud, le célèbre ex¬
plorateur semble n’avoir accompli qu’une croi¬
sière ordinaire prolongée par une partie de
traîneau. 1
Et pourtant, ce fut une rude entreprise que
celle d’éiablir dans la glace des centres de ra¬
vitaillement avec les vivres amenés sur le tram,
de supporter des 40. 50 et môme 50° do froid,
et d’al tondre le « bon temps s, de .OR* au-des¬
sous de zéro qui permit aux chiens d’Esqtii-
maux de résister et de tirer les traîneaux à
raison de 24- kilomètres par jour en moyenne.
La véritable expédition dura du20oclobrcau 44
•lécembre 1914 et à cette date quatre homme?
arrivèrent enfin au but désiré, au Pôle Sud ;
levant leurs yeux une immensité de neige, de
glace, de blancheur; au-dessus de leur tête un
ciel bleu, éternellement bleu ; spectacle, dit
l’explorateur, qu’avant nous l'œil de l’homme
•l’avait jamais vu, région qu’aucun pied humain
n’avait encore foulée.
Après trois jours, le retour s’eflectua par
étapes, evec arrêts aux « blockhaus» construits
à Palier, et après 39 jours, le 25 janvier, la
milite troupe arrivait à « Framhcitn t, le quar¬
tier d’hiver où l'expédition avait attendu et pris
son départ.
Des projections magnifiques, très finement
prises et exécutées, venaient illustrer la confé¬
rence d’Amundsen; les vues cménwtographiqncs.
très bonnes aussi quoique naturellement moins
faciles à prendre, apportèrent Je complément
de l’art à co récit simple de choses si gran¬
dioses.
Affaires communales.
Ayant appris qu’il était question (Vexliauaser
la roule de Lorry, principale ruo do Devant*
les-Ponls, les habitants de ce quartier ont en¬
trepris do fnire opposition ù ce projet >io nature,
disent-ils, à porter préjudice aux immeubles
adjacents; se souvenant des difficultés qu’avait
entraînées un travail identique sur la rente de
Magny, au Sablon, les riverains de la routo de
Lorry ont demandé que pour les travaux à
exécuter on tienne, avant tout, compte des an¬
ciennes maisons qui auraient ù subir le plus
grand préjudice. La Lothringer Zeitung rap¬
porte quo dans sa séance d’avant-hier la com¬
mission des limnceset desbàlimonls aon partie
tenu comple de ces vœux en renvoyanti’afiaire
ù l’odministralinn.
Dans la même séance, la commission s’est
tons, J’elïoetii de 1913 est notablement supériov r L'clarée d’accord avec ! admitiisfr îtiou inunici
à celui «lo 1912. On a compté: pale pour lais: er »900,01e chiffre «les pfennigs
B?Ti S »10VINF.9
roncs
Cni'VRES
MOUTON?
1912
522915
430765
723G8
•55651
■\m
550321
492562
74.772
43473
.«oit
+27405
+ 01797
+ 2004
— 2181
^ 5,20/0 .=
^ 11,40,0
2,80,0
10
président nous en aurons trois: MM. Fiedler,
dé|à nommé, Camille Schnitze, reptfsenlant de
la grande industrie et Kunze, conseiller rouni-
cipaf, cnnime représentant du Miment.
L’adiudication des débits sur l'Esplanade à
l’occasion du Cnnerês des calholi«}ues a rap¬
porté 4 000 Jf d’économie à la ville, laquelle
somme* sera abandonnée au comité du Co« grés.
Vendredi praclrûn il «era staïuô sur (a locafion
•lo l'établissement de bains du Patois de cristal.
M fut enfin décidé d« verser au dim-uur du
théâtre la moitié du denitor poste, 2.5UO M,
voté par la représentation du pays. .
Stalis(i«|UO tkimogi'apliiquc pour 4043.
Ci-après nous donnons la liste des naissances,
maria'es et décès survuius à Metz pen«iant l'an¬
née 1913 :
1* Naissances, — Lo nombre des enfant? n« 1 ? via¬
bles o«t do 1634 contre 1602 en 1912 : 800 sont du
sexe masculin, 804 du sexe f« ininin : 1296 sont en¬
tants Wpilimes, 338 <to naVauce illé"Uuue. A ajouter
ce chiffre 09 entant? moit«-nés «:onlro 59 l’an der¬
nier; 27 de ces derniers étaient de naissance ilh’vi-
lime. On «rampte celle année 42 jumeaux contre 46
en 1912. Au total, lo chiffre do? naissances est «le
1634, dont 338 illégitime?, soit 20,0 0/0.
S° itariaget. — 002 niamaes ont été contracté? en
1913 contre contre 579 en 1912, savoir : 48 en jan¬
vier, 20 en lévrier, 30 en nior?. 50 en avril, 04 en
mai, 40 en juin, Ot en millet. 00 en aoifi, 47 en >ep-
lemliio, 59 en octobre, 70 en novembre et 55 en dé¬
cembre.
82 certificats «le publication de marineres et 31 au¬
torisations do i’éta -civil ont été délivérs en vtm de
la coicUîrion de mariages bon d» Metz; 1377 publi¬
cations do mariages ont été affichées à l’ilôtel de Ville;
45 divorces ont été inscrits sur les registres de l'état-
civil.
S® Décès, — En dehors des enfants mnrfs-nés on
compte en 1913 1165 décès contre 1142 l'année pré¬
cédente, dont (307 de personnes du sexe masculin et
5ô8 du aexo féminin.
La mortalité infantile n fait 2Gi victimes n’nyant
pas encore atteint l’Age d’un an, contre 233 en 1912;
sur ce nombre 168 enfants étaient létrilimr« et IHJ
illégitimes; 352 entants,dont 181 garçons et471 fûtes
sont morts avant l’Age do 5 ans.
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de 6 à 10
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B
1
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3
B
B
Pendant les mois-de juillet, août et septembre 1913,
32 eu/ants cn-de??ous d’un an sont morts de ta cho¬
lérine, contre 44 victimes pendant la période corres¬
pondante de 19i2.
Sur le nombre total des décès 264 personnes, dont
171 du sexe masculin et 93 du sexe féminin, avaient
leur domicile hors de la ville.
Au total U est donc mort, eu 1913,1165 personnes
font 168 enfants légitimes en dessous d’un an, soit
14,42 0/0 et 90 enfant? illégitimes en-dessous duo
an, soit 8,2 0/0. Sur 1296 enfants légitimes 168 sont
morts, soit 13 0/0; sur 338 enfants illégitimes 96 sont
morts, soit 28.4 0/0.
Causes de décès. — Ci-aprè3 les causes de décès
avec te chiffre des personnes qui y ont succombé.
fmmnOim
■UCfift
Infirmités 50
Faiblesse sénile 41
Fièvre puerjæralo —
Scarlatine 2
Rougeole 3
Diphtérie et croup 5
Coqueluche 7
Tynhus 10
Tuberculose des poumons 49
Autre tuberculose 20
Influenza 1
Maladie des voies respiratoires 40
Pneumonie 59
Maladies du cœur et paralysie
du cœur 80
Paralysie du cerveau 34
Eclampsie des cillants et mala¬
dies de nerfs 29
Chotorino(en dc'ssoua d’un an) 43
Cholérine (au-dessus d’un an) 8
Cancer et autres tumeurs 48
Suicides 20
Meurtres 2
Accidents 48
Autres maladieâ 45
007
: MDl
41
82
3
3
2
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8
2
55*
44
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33
41
71
45
28
40
4 .
66
n
1
6
47
‘ 558
/
r
Ln chasseur mort de froid.
Hier matin, les employés d’octroi pré* du
cimetière de l’E«t ont trouvé sur la route de
guerre da fort Gœben, un chasseur ne donnant
plus signe de vie et, ù cùlé, S'v bicyclette et
son chien qui veillait. Une auto passant par là
emporta te chasseur dans une auberge à Grigy,
où toutes les tentatives pour le ramener à la
vie restèrent inutiles. On étab'it bientôt que le
ma'beurcux chasseur, qui a dû faire une chute
«le bicyclette et a été saisi nar le Iroid. était
M. Mauthes, peintre ruo BraiÜon, père de.
juatre enfants.
Surtout,
ne jetez pas voire vieux calendrier: il vous
resservira dans vinut-huit ans. Lo même cnlen-
irier peut, en eilet, servir tous les vingt-huit
ans.
Sachez encore que le mois d’octobre com¬
mence toujours le même jour que janvier,
avril le mémo jour que juillet, décembre le
nême jour que septembre.
Enfin, pour terminer cette revuo de l’alma¬
nach, sachez qu’un siècle ne peut commencer
un mercredi, un vendredi ou lin dimanche.
Théâtre municipal
Direction: M. OTTO BRUCKS '
Artiste «le Li Cour cio Bavière.
. . . - «as
additionnels pour 4914.
Uno solulion somit intervonuo pour mettre
lin au conflit survenu ù propos du choix d’un
second vice-président pour lo tribunal des
prud’hommes ainsi que l’exigoait la prélecture;
le statut local.sera mo«1ifi.- cl au lieu d’un vice-
MERCREDI 1 i JANVIER
flul.an : 3 heure?. Hldenu: 8 heures.
Rcprésuittntinu française
donnée par la troupe du Thédlre municipal de Nancy
Oo bon M* Äoßtebeelc
Comédie en G ados de J. Dajart,
JEUDI 15 JANVIER
I.e soir à S heures :
RIGO L ETTO
Opéra «lo C. Verdi.
j' I ' I ' I 1 I ' I ' I 1 I 1 ! TU
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