Seite
N
r
tante heurta !o coin (te ta table ; le coup porta au-
dessous du genou et le tibia fut contusionné. Quel¬
ques îoura anrès, le prince était debout et d’excellente
humeur. Par mesure de pré o’iliou, it ne sortit pas
pendant quinxo ours. L'accident n’a aucunement com¬
promis son acheminement vers uo rétablissement
complet, i
OCCASION EXCEPTIONNELLE
Nous rendon: non lecteurs attentifs à la
GBANDE VENTE DE LIQUIDATION de la
Maison C. SALOMON Frères, qui com¬
mencera Lundi prochain, 5 Janvier, & 8 h. 1/2.
ÄLSÄCE-LORRÄINE
Echos de Saverne.
Un petit journal de Saverne, le—^atVBÎir
Anzjiger,- qui avait été le premier à divulguer
le«t propos du lieutenant de Fontner, signale
o ne rérie U a manviia. traitements- exercés sur
des miliaires du 90« régiment d’inlanlerie.
Au cours des débats devant le conseil de
guerre. Je colonel ’de Rentier s’étendit longue¬
ment sur l’unilorme qu’il fallait protéger. O
respect pour l’habit militaire ne paraît devoir
être observé que par les civils, ainsi que le
prouve le cas suivant. A wv-jeime-soldat.alaa-
Cifiû» qui s’était montré quelque peu maladroit
pendant la leçon de gymnastique, on attacha
aux pAos.-da -sa tunique une queue., de--paille
longue d’un mètre ; muni de cet ornement peu
digne d’un soldat allemand, il dut à plusieurs
reprises parcourir la cour de la caserne sur l’or¬
dre du sergent ikaûieh-et sous, la suryeillance,
du lieutenant de Forstner. l-e même soldat fui
obligé do_sq. rendre avec une corde d ans y ne
autre escouade en annonçant qu'il devait se
penrirç. En un clin d'œil on lui passa la cordé
au cou et on le suspendit en l’air; heureuse¬
ment qu’il put se maintenir, sans quoi il aurait
aubi un commencement de strangulation. On
employait d’autres moyens encore pour former
les recrues.
Aox exercices sut la barre fixe, lorsqu'une
recrue ne parvenait pas à exécuter les mouve¬
ments selon le gré du lieutenant ou du sergent,
on te stimulait en lui enfonçant une..épingle
dans le haut de-la.cuisse. Pour varier les plai¬
sirs, le lieutenant y ahàït de quelques coqps.dp
plat dcLsabro. Celui qui n’arrivait pas à taire
la voltige sur le cheval de bois, recevait des
coups de gourdin du sergent; si malgré ce str
mutant il n’y parvenait pas, quatre hommes le
fêtaient simplement par-dessus le cheval.
Ces procédés fort peu agréables pour les re¬
crues, étaient accompagnés d'invectives- t elles
3 ue-4-iSückfiaj_et-f Scbangci.î. Le lieutenant
e-Eûcatiifir..aj}piiq.uait mémo ces qualificatifs
è-4es-premiers soldats. Un de ceux-ci ayant
été absent un iour de »on escouade, le lieu¬
tenant dit nnx recrues: «Tiens, aujourd’hui
manque letWackos eu chef i>. On so demande
quelle idée ces recrues, originaires en partie
d’Allemagne, pouvaient bien se faire d’un Al¬
sacien La môme idée, sans doute, qu’un sous-
officier, peu avant les dernières manœuvres,
exprimait en ces termes : « Aucun Alsaeien-np
r —t«/ fIifiSBiir mji tenijtjj n(un rüm . L
il faot-espérei’-qûo^oua-avoiisJluLpar.éloigner
cette sale, baude eu la-dégoûtant, k Ce ton élé¬
gant n’est pas autrement surprenant quand on
‘entend les expressions dont le chei de la coin
pagnie s’est servi vis-à-vis de ses hommes.
Et le journal de Saverne dit qu'en préœnce
d’un pareil traitement il ne (nut pas s’étonner
qu’un jeune homme échappe à ceux qui le ma -
traitent ci se rélugie dans la légion. « On
cherche touiours des racoleurs pour la légion
étrangère; les pires racoleurs se trouvent dans
l’armée allemande, s
l-e procès contre le colonel von Peu lier.
C’est lundi matin quo commenceront devant
le Conseil d* guerre de la 30° division à Stras¬
bourg, les débats du procès contre le colonel
von Reutter, du 99® régiment d’infanterie. Au
début de toute cette afiaire aussi malencon¬
treuse que compliquée, il avait paru que le
lieutenant von Forstner était le héros, mais il
semble établi qu’il n’était qu’un comparse et
que te véritable chef est bien le colonel, dont
le procès va durer plusieurs jours. C’est une
tâche ardue quo celle qui attend le Conseil de
guerre. Les témoins sont au nombre 121 et
comme le veut le Code militaire d’instruction
criminelle, ils feront serinent l’un après l’autre
à la file. Cet ado à lui seul va durer fort long¬
temps.
M. le D f Ossianiler remplira les fondions
de commissaire du gouvernement. C'est lui déjà
qui a soutenu l’accusation lors du procès des
trois recrues. Les débats seront dirigés par M
von Jan, conseiller de tustice mi itaire, qui a
su diriger les débats des procès des recrues ci
du lieutenant von Forstner avec une objectivité
à laquelle tout le monde s'est plu à rendre
hommage. C’est une série de dé'its dont aura
à répondre lo colonel von Reutter. En pre¬
mière ligne le ministère public lui reprochera,
de p’Atre, par ses actes successifs, arrogé le
pouvoir exécutif ù Saverne, en faisant empri¬
sonner des habitants eello ville. L’article 132
du Codo pénal prévoit pour ce délit une amende
ou une peine d'emprisonnement ne pouvant dé
• passer un an. En outre le colonel est prévenu
,de séquestration, délit entraînant d’après les
*§§ 239 et 2i0 une peine d’emprisonnement.
Fuis le colonel von Reutter s’est rendu coupa¬
ble de contrainte, pour lequel délit le Code pé¬
nal prévoit l’amende aussi bien que la prison.
.Enfin, et c’est le dernier délit, M von Reutter
n'est laissé entraîné à des provocations au délit
de séquestration, commis par ses lieutenants.
A côté du colonel von Reutter comparaîtra à
la barre le lieutenant Schndt qui fit surtout la
ebenso aux habitants dans la nuit mômorab e.
A un habitant il aurait brisé .une dent, ce qui
revient ù dire qu’il est accusé de coups etbles-
aures. Comme il s’est introduit de force dans
I« ogia du menuisier Lévi, le jeune officier
s'««i egalement rendu coupable de violation dé
domicile. Avec son colonel il u commis les dé¬
lita d» séquestration et de contrainlo et ce sera
’ii lo point saillant de tout le procès. Jusqu'à
e point les ordres foimels du colonel e.\-
nt«ta la culpabilité du subordonné ou bien
lia d*om lent-elles? On so rappelle que lors du
'procès du lieutenant von Furslner le colonel
l»*» pas voulu admettra celte excuse,
i IVmi fis témoins figurent les autorités ci¬
viles rteSuemo, en particulier M.Muhl, direc¬
teur d'arrondissement, M. Gunt/, adjoint.an
èMaab
maire, tous ceux qui furent enfermés dans les
souterrains de la caserne, des soldats, etc. j
Le colonel von Reutter a confié sa défense à
M. le D r Grosser!, avocat ft Schiltigheim, qui
assumera aussi la défense du lieutenantSchadt»
Eucore H. de Jegow. ' (
L’intervention du préfet de police de Berlin
dans l’affaire .Forstner continue à préoccuper la
presse et l’opinion publique.
M. Erzberger, le député eentriete bien conau.
a prononcé & Uim, devant te» électeurs, un
di«cours dans lequel il a dit notamment :
Le préfet de police de Berlin t’est discrédité comme
ne l’avait jamais fait avant loi a Dean préfet de po¬
lice ni aueun docteur en droit. La Pâeotté qoi l’a
promu docteur démit toi renvoyer Pugmt do oon
diplôme. Qu’aurait fait le Chancelier de fer. II. do
Biamarcb, avec un pareil fonctionnaire? Il net préma¬
turé de dire quo l’affaire de Saverne eot ctoee. Au
contraire. Il u pourrait qo’elle eorvtt do prélude i
des luttes politiques acharnées.
De son côté, M. Rassermann, leader du parti
national libéral, s’occupe, dans le Journal de
Mannheim , de la crise de chancellerie que
olusieurs journaux ont présentée comme im¬
minente :
’-n.
I
a
r
A
On s’attend, pour te commencement de l’année, I
une grave crise noHlique. Le parti conservateur est
furieux contre le gouvernement qui a laissé punir te
lieutenant de Forstner. Le préfet de police, tort bien
vu de la cour, a pris l’initiative de l'assaut contre te
chancelier. La rivalité entre M.de Belbmann-Hol Iweg
et M. de Jagow est manifeste, et le premier ne fait
rien pour reconquérir les sympathies perdues des li¬
béraux. S’il succombait dans son duel avec M. de Ja¬
gow, sa chute taisierait tes libéraux très froids.
La Gazette de la Croix qui avait, on se ie
rappelle, publié la lettre du président de la
nolice de Berlin, poursuit fa camnngne contre
l’Alsace-Lorraine, en essayant d’organiser une
manifestntion des Sociétés de vétérans alle¬
mands contre la condamnation du lieutenant de
Forstner.
D'autre part, le prétendu attentat contre ta
sentinelle de Saverne continue à occuper les
lournaux berlinois dont plusieurs veulent igno¬
rer tous les démentis.
La presse conservatrice persiste à affirmer
qu’il y a bien eu agression et réclame les me¬
sures les plus rigoureuses contre la populatioo
d’Alsace Lorraine.
Les feuilles de gauche, au contraire, montrent
toute l’inanité de ces accusations et le Berliner
Tageblatt souligne le fait que l’enquête ordon¬
née par le sous-prélct a abouti A ce résultat
de démontrer que ta sentinelle postée dans la
dans la cour du château s’était inutilement ef¬
frayée.
La pangennaniste Post, de Berlin, prétend
savoir que M. de Jagow ne sera nullement in¬
quiété et que la nouvelle publiée par l’officieux
Lokal-Anzttger et d’après laquelle le ministre
de l'intérieur aurait demandé des explications
au préfet de police do Berlin, ne repose sur
aucun fondement.
Procès de presse»
Aujourd’hui samedi sera jugé en instance
li'nppol «lovent le tribunal régional de Stras¬
bourg le procès de M. Grumuacô, journaliste
à Paris, contre t 'Èhâsser.
— Le O jnnviop ie tribunal correctionnel de
Mulhouse aura à juger le procès en ollenses
intenté d’office à la demande du ministre do la
guerre de Prusse à la Qberelsà&sirche Landcs-
ze’tung. Le procès est intéressant dans ce sens
qu’on ne poursuit pas l’offenseur présumé,
mais le journal ayant publié une relation sur
les laits.
Voici quelques détails sur l’origine de l’àt-
faire :
Vers la fin du mois de mars dernier les pro¬
gressistes et les socialistes de Mu.bouse avaient
organisé une grande manifestation contre le
nouveau projet sur les armements. Un pasteur
nrogressiste, M. Scheer, s’exprima en terme?
très vifs contre le militarisme qu'il qualifia de
«tache de honte da-l&Icivtlisatiqn». Au nom
de la dignité humaine il réclama non pas p'us
de canons, mais plus d’écoles, non pas plus (ie
baïonnettes, niais plus de liberté, non pis plus
de discipline militaire et d’oppression pareille à
l’esclavage, mais plus de droits pour les ci¬
toyens. Suivant la Oberebässv-che Landeszeitung
il aurait employé les termes suivants : < Que
demande le projet sur les armements? 4000
officiel s — 4000 fainéants. »
Plusieurs journaux ayant eu l'amabilité d’at¬
tirer l'attention du parquet sur le fait qu'un
journal centriste, en publiant ce compte rendu
d'une réunion progressiste, avait offensé le
corps des olliciers, la Obcrelsâssixche Landei-
zeituHt/ déclara maintenir la version et o’esl
alors que lo ministère de la guerre demanda
des poursuites.
— Le 2i janvier aura lieu devant le tribu¬
nal des édievins à Strasbourg le procès en of¬
fenses iutcnlé par M. le D r Didio, député du
Landtag, contre M. Röcklen, secrétaire du
v ilansabund ». Ce procès est un épilogue de
l’élection au Landtag dans le canton de «ru-
math.
IW\ de guerre a la campagne.
pourra généralement pas servir £« ba«a n’étant pas
en rapport avec tes valeurs réelles des terrains. A
faire surtout remarquer que les bâtiments, etc., sont
compris dans l’eslimation et ne doivent plus être
taxé« à part. Nous dirons donc 100 ba X 800 M = 80.000
marks. H ne sera pas difficile aux contribuables de
fournir au gouvernement ta preuve à l’appui an lui
citant des fermes du pays qui n’ont pas été vendues
au-delà de ce prix ces temps derniers. Or, la toi dit :
« Est imposable quiconque possède de 10.000 i
30.000 M de fortune avec un revenu de plus de
4.000 M (bénéfice net, plus entretien de la famille,
plus valeur locative du corps de logis habité) ;
On hieb quiconque a de 30.000 4 50.000 de for¬
tune avec un revenu de plus de 2.000 M ;
Ou bien quiconque possède au-delà de 50.000 M
sans égard au revenu, a
L'impôt sera calculé da la façon suivante et aa
montera pour la propriété en question à 180 M :
AS l/l M pRrttrc SUN I<=IBX SUN I *= 75 I
13$ l/l Ns rivants = SUN I «= m ■
N.NI M = m ■
M l/S Ns striv»ts nm ■ . . ;.
17 M NS riYNtS 30.11» i ..... ..
etc., etc.
Les contribuables ayant des capitaux passifs (dettes
et redevances) sont autorisés à les défalquer du mou¬
lant de leur propriété.
2° Deuxième cas : Le fermier et son imposition.
Admettons que le fermier de la propriété supposée
possède outre la cheptel de sa ferme des immeubles
donnés eu location ayant une valeur de 4000 marks,
20.000 M d’argent placé sur obligations et une assu¬
rance sur la vie pour laquelle il n déjà versé 9000 M
de primes. Comment fera-t-il sa déclaration et quel
sera son impôt?
Pour l'estimation do cheptel une personne bien
compétente a proposé d’établir en général les prix
suivants :
Chevaux et vaches, en moyenne, par téta 500 M
Chevaux aveugles, poulains, génisses et
veaux, par tète ........ 200 M
l'attirail, voitures, herses, cli3rrue5, rtc.,
nécessaire à une exploitation d’une
charrue. 800 M
En appliquant ces prix au cheptel de la ferme sup-
f ioséc, prenons
es chevaux et vaches, le gros bétail pour 45.000 M
le petit bétail pour 14.000 M
les denrées, foin, paille etc. pour 2.000 M
l’attirait de 2 charrues à 800 M 1.600 M
tes immeubles
capitaux placés
Total du cheptel
de l’assurance sur la vie «ont Imposables
2/3 des primas payées soit 2/3 de
9.000 M »
32 600 M
4000 M
20.000 M
0.000 M
Total 32.600 M
Le fermier pavera donc :
0.t50/0 des 50.000 H » 75 H
0.350/0 des 12.000 M = 42 M _
62.000 M — 117 M
Le mobilier et les articles de ménage ne sont pas
imposables.
8» Pour le troisième cas, où le propiiélrire exploite
lui-même, l’imposition prendra pour base lo résultat
des deux cas précédemment indiqués.
1a lui prévoit en outre un impôt sur les revenus
qui résultent d’un placement de fonds d’un rendement
de plus de 50/0 lorsque le total de ces revenus dé¬
passe 5.000 M par an, chose que les cultivateurs n’au
ront généralement pasn envisager. L'impulsera payable
. ■■*.îr:”a e _réna rlis sur 3 années. Il sera octroyé
■les réductions pour «w rtVnfanlg L
là où plus de trois fils auront servi Ieous tes dra¬
peaux.
Les déclarations des propriétés et de la fortune de¬
vront être faites au? i minutieusement que possible
car la loi prévoit des amendes sévères allant jusqu’*
l'emprisonnement pour les personnes qui cherchent à
se soustraire à l’impôt. F. Pâté.
Institut d’assurance.
A la caiïiiüixnc, on entend beaucoup causer de l'im¬
pôt de guerre sms savoir au juste ce qu’il en est.
Dieu que In Lorrain, dans plusieurs articles,
ail déjà rameigné ses lecteurs sur les dispositions gé¬
nérale- de la loi, le-; propriétaires fonciers et les cul¬
tivateurs se demandent avec impatience de quelle fa¬
çon aura lien pour eux l'application de la loi. Quoique
neu ne prasse, mais par crainte d'élro pris au dé¬
pourvu, voyons un pou comment la tulluro sera assu¬
jettie à l'impôt et comment les déclarations sur l’état
de la fortune pourront être faitos.
I'renoii3 par exemple l’imposition d’une moyenne
propriété foncière do 100 hectares, avec bâtiments,
aisances et dépendances, pouvant être louée 40 M
l'hectare et ne servant uniquement qu’à l'agriculture.
Cet exemple renferme on lui-même trois différentes
possibilités d'imposition, ù savoir:
1» L’imposition d’un propriétaire n’esploilant pas
lui-piéme,
2‘ l'imposition d’un fermier (locataire),
3' l’inipo-itiou d’un propriétaire exploitant.
1* Dans le premier cas, qui sera frappé par l’im¬
pôt, est-ce le propriétaire on le fermier? C’est évi¬
demment le piupriéliirc, qu’il soit étranger ou non,
qu'il y ait dans lo bail au suiot des contributions dos
conditions ou qu’il n'il n'y en ait point; U no s’agit
pa* d'une contribution onüuaire, ni même d'un im¬
pôt de guerre, c'u--t une cotfcafiou extraordinaire pour
la déJenso nationale « Wehrbeitrag ».
Lo proprié'-uie serait-il impo.-able dans ce-cas au
point do vue objectif 7 «lui, en raison du prix do
lermago suppora de 40 M l'Iicctare. Estimons l’hectare
à SW M en moyenne sans aucun égard aux estima¬
tions quo comporte ta matrice cadastrale, car elle no
Nous empruntons les données suivantes au rapport
administratif pour 1912. Do 1902 ù 1912, te nombre
des demandes de renlesd’invalidité s’est élevé de 3000
à 4000 environ (soit uno augmentation do 10 pour
cent), celui des demandes de traitement curatif, d’en¬
viron 800 à 5152 (soit plus du sextuple) et le nombre
total des rentes payées dans une année, de 1.558.000
marks ù 4.050.»)ÖO M en cliiflres ronds (soit presque
le triple) : dan« le même espace do temps, le mon¬
tant moyen d’une rente nnnuelle a augmenté depuis-
environ 100 M jusqu’à 276 M. Le plus âgé des béné¬
ficiaires de rentes d’invahdilé est né en 1819 é? a par
conséquent 14 aus; le plus âgé des bénéficiaires de
rentes do vieillesse compte encore une année de plus;
celui ci jouit maintenant de sa rente depuis 28 ans.
Durant l’exercice écoulé ont été présentées à l’Inslilul
d’aâMiranee 3959 demandes de rentes d’invalidité,
406 de rentes do vimlles.-e, 200 de rentes de veuve.
389 do routes d'orptielins, 3 de i entes de veuf, 90
d’asîistance de veuve cl 3 de dotation d’orphelins. En
outre 5152 demandes de traitement curatif ont été
faites en 1912. Comme les années précédentes, bon
nombre de ces demandes ont de nouveau dû être ré¬
cusées, parce qu'elles étaient présentées beaucouplrop
tardivement parrapportà l’état de la maladie, herop-
IK»rt lait observer uno fois do plus que les demandes
de traitement curatif ne sont couronnées de sucrer, et
ne peuvent ètio prises en considération que si elles
sont formulées dir l’apparition des premiers symptôme:-
d’une maladie et s’il y a encore espoir do guérison ou
du moins d’une amélioration notable promettant de
durer des années.
En co. qui concerne les personnes atteintes d’afiec-
lions pulmonaires, il y a lieu do faire ressortir tout
spécialemeiiL que, contrairement à l’opinion gé’érale
ment répandue, on peut entreprendre cl suivre pré¬
cisément aussi durant Iss mois d’hiver un traitement
susceptible de donner de bons résultats. Les dépends
orcarionuécâ par les traitements curatifs so sont éle¬
vées à environ 910.000 M ; en outre, 157.000 M ont
été consacrés A subventionner les membres de la fa¬
mille des malades, co qui lait une dépense totale de
l.Oti/.OÛO M en chiffras ronds.' En 1912, il n’y a eu
que 187 carlcs-quittances provenant de l'assurance fa¬
cultative qui ont fait retour ù l’Institut: ce fait dé¬
montra que celle institution de la loi est encore peu
appréciée en Alsace-Lorraine. Ainsi qu’au le sait, sont
admis ù l’assurance personnelle ou facultative, tous
les petits artisans, commerçants ou chefs d’exploitation
qui n’ont pas encore 40 ans révolus et qui n*Dccupeut
pas régulièrement plus do deux ouvriers salariés as¬
sujettis à l’assurance. Co droit confère nnx inlércsscs
la possibilité d’assurer jusqu'à un certain point leur
avenir pour lo cas où ils seraient frappés d'incapacité
do travail, et cette mesure de prévoyance peut avoir
une grande valeur précisément pour ces milieux.
Moyennant la dépense modique do 5 à 18 M par an,
on peut acquérir une rente qui va de 150 M jusqu’à
plus do 400 M suivant le nombre et la valeur des
timbres de cotisations et la durée de l’assurance. Si¬
gnalons enfin que la fortune propre de l'Institut d’as¬
surances d’AI.-ace-Lorraine se montait, •'* la fin do 1912,
à 51.313.0110 M en. cliiflres ronds, dont environ
29.-t8l.uoO M sont donnés en prêt à des communes
ou de? particuliers. Sjur ce total 407.500 M sont
uiiijilujés à satisfaire les besoins du crédit rural.
Les mauvais irsilemeiils te l’armée aiMe.
prend aujourd'hui que c’eet là une nouvelle
victime des mauvais traitements dans l'armée
allemande.
.Le icune Srhwalbach, fils d’un ouvrier de la
ville de Francfort, devant rentrer mercredi der
oier au régiment, quitta la maison paternelle
vers deux heures d’après-midi, .puis rentra peu
après sous pré exte qu’il prendrait le rapide
suivant. A 4 b. l/S il quittait de nouveau la
maison, jeta une leitre à la bnlte, rentra de
nouveau et ee tira une balte dans la tête.
La Kieme Prr<*e apprend que cette lettre
était une lettre d’adieu & ses pauvres parents
auxquels il demande pardon pour la peine qu’i<
va teur causer; maltraité à coups de pieds au
régiment, dit-il, piétiné sur le ventre, il s’était
porté malade, sans oser dire d’où provenait son
mal II déclare que si res camarades ne sont
pas des lâches, ils seront témoins qu’il dit la
vérité ; un homme de caractère ne peut subir
un pareil traitement ; plutôt la réclusion, on
sait au moins pourquoi on est condamné.
Le corps a été repris par les autorités mili¬
taires, qui ne tarderont pas sans doute à taire
une enquéle sur ces faits.
Actes, Avis et Renseignements.
Distinctions. — Ont reçu: MM. le conseiller intime
•le justice Syflerl, direct- ur de tribunal régional à
Metz, la 3* classe de l’ordre de le Couronne ; le
conseiller des comptes Jacoby, premier secrél&ire de
tribunal régional & Sarreguemines, et le consoillerdes
comptes Flick, à Rotnlm-, la 4* clause de l’ordre de
l’Aigle rouge; les conseillers des comptes Darreye et
N’elhnann, peropteurs i fioulay, la 4* classe de i’Ai-
île rouge ; Werner, receveur des douanes à Gone, la
4* daisso de l’Aigle rouge.
A’omtnaftnns. — M. Sclireihor, conseiller de tribu¬
nal région l à Stmsliotirp, est nommé directeur du
iribunal cantonal à Metz; M. Förster, secrétoire de
tribunal cantonal à Brumath, e.4 nommé commissaire
de gouvernement près le tribunal cantonal à Mor-
hango; M. Schtihler, stagiaire à Thionville, est nommé
inspecteur des caisses pour l’arrondissement do Tbion-
ville-ouc:-t.
Ont été transférés les professeurs d’ccole normale :
MM. Iluber, de Pbalsbourg au séminaire des institu¬
trices à Schlestadt, et Louis, de üagueoau à Phals-
bourg.
ffouôliez pas les
a. petits oiseau.
CHRONIQUE MESSINE
L’explorateur Amitndsen A Metz.
Roatd AMUNUSICN, qui a découvert le pôle
Sud, fait actuellement une tournée de confé¬
rences.'Il donnera aussi une conférence à Metz
•Sa tournée à travers l'Europe devait d’abord se
terminer au mois de décembre. Il a consenti à
la prolonger afin que les habitants de notre
viiic aient aussi l’occasion d’entendre la confé¬
rence d'une si haute importance pour la civili-
ation et l’Iiisloire. AMUNDSEN, ce Norvégien
d’une renommée mondiale, s’exprime en alle¬
mand, langue qu'il possède très bion. La con-
*"» la sal ' ed . u
Société d’initiative, place Empereifi-V!®:™ rte ,a
« Jiing-Ccntriim ».
C'est le litre d’une nouvelle revue mensuelle
ieslinéc à soutenir le mouvement de la ieu-
lesso en faveur du parii du Centre; cette re-
me, qui parait A flnlopno à partir du 1« jan¬
vier, est dirigée par. A L le D r Sta dtler , ancien
irolesseur à Forbaeh. dont la révocation a lait
;rand bruit au Landlag pendant la dernière
cession.
La fête de P.Aqucs ne sera pas célébrée
à une date (Ixe.
Ces dernières années, plusieurs sociétés di¬
verses, spécialement des sociétés commerciales
allemandes, avaient envoyé au Pape des péti¬
tions pour lui demander que la fête de Piques
soit célébrée à une date fixe, par exemple, le
premier ou le second dimanche d’avril, et cela
'examen de la que tion ù une commission car¬
dinalice qui s’est prononcée pour le maintien
•lu sta/tt quo.
Les raison« apportées pour la célébration de
la Pâques à un jour fixe, fait-on observera Rome,
ne sont pas assez fortes pour déterminer le
Saint-Siège è porter atteinte aux traditions sé¬
culaires de la chrétienté, d’autant plus que ces
raisons ne valent que-pnur une petite partie
du monde, a'ois que l’Eglise catholique cm
brasse tous Ici climats et tous les hémisphères.
Mont-dc-Pfété.
Jeudi, le 8 ja* vier, vente dos nantissements
non dégagés portant les numéros 18.'îr)0 à 20.056
du mois de novembre 1912.
Musées municipaux.
Meures d'ouverlure des Musées municipaux
le dimanche (entrée gratuite):
M liste principal, rue de ta Bibliothèque,
11 h. à midi et de 2 h. à R b.
Collections ii la porte tics Allemands.
3 h. J/2 à i h. J/2 du soir.
de
de
Janvier astronomique.
Lo l <r janvier, lo lever ilu rolcil a eu lieu ù 7 h.
45 m. et lo coucher à 3 Ji. 17 m ; le 31, les mômes
phénomènes se »régenteront respectivement à 7 h.
21 m. el 4 b. 31 in. Du 31 «iécemhro 1913 au 31 jan¬
vier 1914, les jours croissent de i b. 3 m. Au mo¬
ment du passage du soleil au méridien (midi vrai) 'a
hauteur de'l’a&lre au-dessus de l’horizon sera do ;lti
degrés, lo 1**, et de 21 2 (3 degré, le 31.
Les phases de la lune re »rtaenterout aux dates
suivantes: premiei quartier le 4, pleine luno le 12.
dernier quartier le 19 el nouvelle lime lo 26. Noire
satellite passera, le 3 et te 3i, à sa plus grande dis¬
tance de fa terro (apogée), lo 15, ù sa plus petite dis¬
tance (périgée).
Mercure ne sera pas visible pendant le mois de jan¬
vier: la planète se trouvera dans la direction et au-
delà du soleil (conjonction supérieure) lo 25. Vénus
>e trouvera à peu près dans les môtueg.conililions dé¬
favorables Je visibilité. Mars sera au contraire au-
de^us de l'horizon pendant toute la nuit; celte pla¬
nète sera opposée au soleil et passera p.ir conséquout
au méridien vers minuit, le 5 janvier. Kilo continuera
son mouvement rétrograde dans la eon-dcünlioii des
Gémeaux et s*ra près de la lune le 11 iJuvier.
Jupiter ne pom r» pas être observé ou janvier à
cause do sa proximité apparento du soleil.
Nous avons annoncé celle .semaine qu'un
ieuno Fol-iat du 17h J d'infanterie en garnison û
Forbaeh selait suicidé pendant son temps de
permission dans sa ianii’fo à Francfort._On np-_ _Sitnrr.e, dans la conhiell.dun Ju Taureau, sera vi-itailles, notamment îi SoJférino. Enfin il‘couronna sq
siblo jusque vers la fin de la nuit; la (une passera
dans le voisinage de la planète lo 9 janvier.
Nul n’est censé iqnorer In loi.
C’est entendu. On le répèle à l’envi, ce bro¬
card juridique, niais généralement sans avoir
scruté l’impossibilité matérielle qu'il décèle. Le
savant professeur allemand Franlz de lloltzon-
dorff écrit à ce propos ;
L’adage que nul n'est censé ignorrr la loi e<-t abso¬
lument contraire à la résilié des cbosc-a : le juge île
nos jours sait à merveille que, lui tout le premier,
i) est fort loin de connaîlre le droit dans toute sou
étendue el qu'il en a certainement oublié bien des
parties peut-élre eues un jour. Celui qui, pendant des
années, n’a jugé que des aflaires civiles, ne trouve
«oovent fort embarrassé lorsqu’on l’appelle à siéger
au criminel, et vice versa, ta présomption que tout
homme, même ne radiant ni lire ni écrire, dans les
pays où l’instruction n’est pas obligatoire, connaît et
doit connaîtra l’ensemble des lois que nous ont lé¬
guées les siècle« passés et dont bien peu do biblio¬
thèques particulières peuvent se flatter de jiosséder lu
collection, et le principe qu’il doit être jugé eu con¬
séquence, sont les plus grosses liclious qu'il soit pos¬
sible d’imaginer.
Iji vérité, c’est qu’il faut mm vio d’homme lien
J im pour acquérir une cnmiaifnnce approximative du
omaino du dioil dans foule son étendue. Kt pour¬
tant il n’est pas un homme Ju métier qui n'admette
In nécessité d’une semblable fiction si la loi doit con¬
server une action quelconque sur les hommes... i
Ouf n'a pas soi» escargot?
Connaissez-vous le dernier a cri t du jour?... Cest
le modeste escargot, mollusque visqueux qui, tusqii’iri,
était assez mai considéré sauf par les amateurs gas¬
tronomiques qui en faisaient leurs «!éüc>f. Or, voici
cet animai encoquilé élevé, de par la force des choses,
à la dignité de porte-veine. Ainsi en n décrété la
mode I L’escargot est devenu sympathi'iuc 1 Chaque
année a son poile-lionbeur. Nous avons eu le 1er à
cheval, l’éléphant blanc, le trèfle à quatre feuilles, le
chitlre 13, le scarabée, etc. L’escargot vient à son
heure, car s'il rampe, Havane 1 sûicment, sachant
avec soin écarter les ronces du chemin, en agitant fré¬
nétiquement ses cornes dans tous les sens.
Espérons que l’année 1914, qui voit éclore ce nou¬
veau porte-bonheur, ne pas-era pas aussi vile que son
aînée : l'escargot n’est-il pas, d’ailleurs, uu symbole
de lenteur?
Ornée de perles, de diamants, en métal précieux,
la coquille tait un joli effet, et soit au corsage, soit
piqué sur un chapeau, elle ofiro un bijou particulier ,
et tout à fait original.
Qui na pas son escargot? tel est lo mot d’ordre. I
Cela ne fait de mat à personne, même ù ceux qui en 1
consomment à la mode de Bourgogne I
Pharmacies.
Les pharmacies suivantes seront seules ouvertes de¬
main toute la journée; les autres jusqu’à midi-seu¬
lement :
, Pharmacie Saint-Vincent, Pauly, rue du Pont-
Saint-Georges, 29.
Pharmacie Corhumel , Dorr, rue Serpenoise, 32.
Pharmacie D e Jochem, rue des Allemands, 36.
Pharmacie de l'Aigle, Léonce Lévy, rue du Palais, 8
Pharmacie iVeirschci, rue du Pont-dcs-Morts, 20,
NOUVELLES RÊGIONHLES
(Les sangliers). On nous
VoHvraiiflC.
écrit :
Mercredi dernier, veille du Nouvel-Ao, M. Lothon,
garde-chasse nu château «!e Volkrange, remarquait ta
présence de sangliers dans ljuliois.dc reü» commune: •
liUClguraes pariicunera.
Dès le début, une bande de quatre put échapper aux
chasseurs; mais une autre bande, celle-ci de neuf,
alla donner en plein sur M. Lothon, qui en abattit
deux de forte taille des deux coups de son fusil, ex¬
ploit d’aulant plus beau quo c’est !o troisième doublé
•le M. Lothon dans ses dernières années. Dans uno
battue organisée mi-oclobrc par M. Bompard, le même
garde-chasse a abattu une belle laie et un marcassin;
un deuxième marcassin cerné dans un fourré par les
rabatteurs fut pris vivant et rapporté au château.
Voilà donc nos fermiers du pays débarrassés en peu
de tfmps de cinq pachydermes.
Moyeuvve-Grandc. — (Noces d’or.) Au.
début de la semaine, les époux'Ilerobnch, de
fa rue Rennepont, ont célébré leurs noces d’or.
Haynnflc. — (Précoces voleurs.) Deux.ga¬
mins d’Agrange, à peine sortis de l’école,
avaient profité qu’on leur servait un Robert et*
les munitions dans une qtiirfçaillerie pour fair
pour faciliter les opérations commerciales. Des , .
raisons d un autre ordre étaient également al- tjjspnraître dans leurs poches‘une douzaine#«
léguées dans ces pétitions. Le Pape avait remis couteaux ; quelques instants après, alors
. J. ..... a:«. J! «iA>iLlii>niAnf IAs Aa itv nounanianta liirnnfr filUffiflS
récidivaient, les deux garnements lurent suorit
et remis ù la police.
i
Alfjrnnoc. — (Accident d'auto.) Le jour du
Nouvcl-an, une *aulomobi!e,. dérapant sur i&
glace, a serré contre un mur dans in rue des
Jardins un jeune garçon de 16 ans, lüsdel’en-
trepioneur Rinz. Les blessures qui, au premier
moment, étaient considérées comme morlelles,
ne mettent pas sa vie en danger; les automo¬
bilistes ont lait quérir lo médecin et se sont
engagés à payer tous les frais.
Fnmeck. — (Battue.) Dans une récente
battue organisée par MM. de Wendel, il a été
liré 40 lièvres, 4 chevreuils et 10 faisans ; uno
bande de sangliers, levée par les Iraquenrs, a
échappé aux chasseurs encore trop éloignés.
On constate que celte année les sorties de ces
pachydermes sont moins fréquentes que précé¬
demment.
Fmilqucninnt. — ( Enquête). Un abadoir
devant être établi sur le ban de Faulquemont
au lieu dit aBaumühiea, les intéressés Font
avertis qu’une enquête de commodo et incom¬
mode est ouverte ; les plans sont déposés à la
mairie et n fa direction d'arrondissement.
Ronlay. — (Nécrologie.) On nous écrit:
La ville de Doulay vient do rondre tes derniers
hommages à l’uu de ses plus âgés et plus distingués
concitoyens, M. le D r Ving, mort û luge de 91 an.-.
François-Bernard Ving était né Boulay lo 2 avril 1823,
d’une famille do médecins et de magistrats. Son père,
médecin militaire nu début de sa carrière, eut l’hon¬
neur, en sa qualité d'aide-major, d’assister au panse¬
ment fait à Napoléon 1^, blessé au siège de Ratis-
bonne. Après de fortes éludes au Lycée do Metz, lo
jeune Viug sû voua à la médeciue dans Formée et
commença sa carrière par les campagnes -d’A frique,
où it passa dix ans de sa vio, tout au début de l'oc¬
cupation française. i
Il prit part ensuite, pendant la guerre de Crimée
de 185i à 1856, aux batailles de l'Alma, ftulaklava,
Ink-orniann,' el an siège do Sébastopol ; il fut un des
derniers à revenir en France nnrè» la dernière expé¬
dition do Kinbuni. Devant Sébastopol, où ü servait
dans la division Canrobert, il fut porté ù l’ordre du
tour cl re-;nt sur le champ la croix do chevalier de la
I.éyhm d'iionneur. *
Survint onsuUo la campagne d’Ilnlio, 1859, qu’il
fit dans h garde impériato; prit part à pluMenrs ba- :
Tr *x
..V. .
- ■ r -
i
i 1 1
m 1 i ■ i - i 1 ! 1 1 1 i
5 10
J
i
O