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de ln plus vive sympathie. La mission militaire que
le gouvernement de la République a tuen voulu nous
accorder nous n rendu les plus signais services. Elle
ù prépare et entraîné nos troupes. Elle a organisé,
. • c. un oiulre• et une méthode au-dessus de tout
ile service sanitaire et celui de l'intendance du
l-m tonclionnement desquels dépondent l’endurance’
ri la «anté des armées en campagne.
Comme ministre do la guerre, i’ai été à môme
d’admirer avec gratitude la scienco éprouvée, l’intelli¬
gent labeur et le dévouement sans limites dont ont
tait preuvo le général Evdoux et ses distingués colla¬
borateurs. Nos officiers ont profité des conseils et de
l’exemple do leurs camarades français. Beaucoup d’en¬
tre nx ont fait leurs études en France. D’autres ont,
en ce moment, l’honneur et le plaisir do suivre les
cours de votre tcole supérieure de guerre. Nous
tommes très obligés au gouvernement de la République
de vouloir bien ouvrir si libéralement à nos officiers
les portes de vos grandes Ecoles militaires.
Messieurs, si la reconnaissance des Hellènes pour la
Franco pouvait comporter des degrés suivant les dif¬
férents territoires grecs, celle de mon pays natal; le
dernier né à la liberté, olfrirait une nuance particu¬
lière d’aElection. Car, durant ses longues luttes, la
Crète n’a trouvé imita part ailleurs des amis plus
sûrs, des défenseurs plus convaincus, desorateursplus
éloquents.
M il«, j’ai im autre motif de vous témoigner ma
iratitude personnelle. C’est pour l’appui moral (rès
précieux que l’opinion française m’a si généreusement
E rété durant ces dernières années, et plus parlicu-
èrement depuis le début de la crise balkanique.«
Le joiminl moderne.
Source litre, lŒtmre, publication parisienne, pu¬
blie un article intéressant dont nous en détachons ces
lignes :
«M. Louis Latzaru;, l’un de nos meilleurs «grands
reporters«, vient de publier, dans la Revue de Paris.
le début d’une très intéressante étude sur le «journal
moderne v.
D’abord, il en fait l’histoire, depuis le jour relative¬
ment récent, — 1 er juillet 183(5, — où M. de Girar-
din fonda la Presse. C’est ce jour-là que parut, sans
rien de commun avec ses devanciers, le journal à 40
Irenes par an, précurseur du journal à un sou.
Le propre du quotidien moderne, ainsi créé par
Oirordin, c’est d’être constamment en déûcit — et de
combler ce déficit, non sans bénéfice, par la publicité.
Son caractère, c’est l'absence volontaire d’opinions per¬
sonnelles. Ceci vient de cela : « le prix et le nombre
des annonces étant en raison directe du nombre des
lecteurs«, il s’agit d’accroître ce dernier nombre sans
limites: multiplions donc « les informations «, puis¬
que c'est cela que demande le public, les informations
scandaleuses et les faits divers, si c’est cela qu’il veut.
Four le reste, suivons la toute ; partageons ses avis :
■es sentiments seront les nôtre?, M. Poidatz, qui com¬
mença l'bcureuso fortune dn Matin, ne professait-il
pas, « comme théorie principale, qu’un journaliste
doit dépouiller toute opinion et même toute sympathie
personnelle »7 Ses successeurs suivent à peu près
cette théorie.
M. Latzarus ne s’attarde pas à discuter ces concep¬
tions. Il les accepte: elles ont fait leurs preuves. El
U nous introduit tout de go dans les bureaux — j’al¬
lais dire dans l’usine — où s’élabore un quotidien
moderne. Il démontre devant nous les rouages, (ait
jouer les organes, travailler les «services«... De cette
visite, on emporte l’impression que la presse actuelle
•et une industrie complexe, douée d’une force prodi¬
gieuse, mais aussi qu’en acquérant une puissance
pins grande, en devenant dans l’Etat un « quatrième
pouvoir >, elle a changé de mission et n’a plus rien
rnn «sacerdoce«. Elle n’a même plus guère de
points do eonlict — malgré de brillantes exceptions ___ ^_
'-■r^.TSF^t n d'f, dU
• - - • places d exercices d Oberhofen et de Bitehe. A celte
date le régiment serait transféré dans sa nouvelle gar¬
nison : celle-ci serait probablement Strasbourg. Quel¬
ques familles d’otfieîers qui étaient encore restées à
Saverne, ont déménagé et quitté la ville.
problème social. On en résout d'autres» presque aussi
difficiles. Et voici le principal, énoncé par le direc¬
teur d’une grande feuille quotidienne :
■ 60 tonnes de marchandises ont été préparées en
doute heures, exécutées en trois heures, expédiées en
cinq heures à 20.000 personnes. Il s’agit de les ven¬
dre dans la journée, parce qu’alors la marchandise
vaut 75 francs les 100 kilos et que, le lendemain, elle
M vaudra plus que 0 Ir. 75. «
Tout le journalisme moderne tient dans ce pro¬
blème. «
Un
ANGLETERRE
exemple de In renaissance
catholique.
N’est-il pas curieux de constater l’accroisseincui de
la vitalité catholique en Angleterre? L’exemple que
nous donne la ville de Manchester est saisissant :
En 1690, celte ville possédait deux catholiques; en
1700, il y avait treize familles; en 1778, cinq cetils;
enfin, auwurd’hui, la capitale industrielle de l’Angle¬
terre possède trente-deux église catholiques qui suffi¬
sent à peine aux quatre-vingt mille catholiques qui
les fréquentent. (l'emps.)
La « semaine anglaise «.
Le congé du samedi avait, jusqu’à préseut, suffi,
au bonheur des Anglais. Il leur avait même valu de
désagréables surprises, puisque, pendant l’année 1913.
des chantiers navals de Grande-Bretagne avaient dû
reluser des commandes urgentes, parce qu’ils ne pou¬
vaient obtenir do leur personnel l’engagement de tra¬
vailler le samedi. (5’est ainsi que les ordres pour la
construction de quatre navires, passés d’abord en An¬
gleterre, ont été exécutés en Belgique.
On constate actuellement à Londres, note le Daily
Mail, une tendance à allonger le « week-end b de 2i
heures, c'est-à-dire qu’au samedi, certains amateurs
de iott-ball et de golf ajo itcnt le vendredi. Déjà les
exploitants de sallos de danse et de cinéma ont dû
changer la date de leurs galas pour satisfaire aux
goûts de cette clientèle qui arrive à chômer trois jours
sur sept.
M. Rudyard Kipling, le harde qui ne cesse de son¬
ner le réveil do l’énergie anglaise, ne manquera pas
de renouveler ses virulentes apostrophes aux a Ions en
Itanellu«, pour qui le sport est tout, et le travail,
l’accessoire I
ETATS-UNIS
L’cn!6venient des ordures ménagères
il New-York.
Le problème de l'évacuation des ordures ménagère«
est un des plus difficiles qui se posent dans une
graille ville moderne. Ne\v-Yoik se fiaüo de l’avoir
avantageusement rr.-olu. Elle produit bon an mal an
quelque 330.000 tonnes de déchets, dont l’eulèvement
lui a lusqu’ici coûté environ 50.000 dollars, Par Teilet
d’im nouveau contrai passé avec uo entrepreneur el
qui vient d'entrer en vigueur, non seulement la Ville
u’aura plus rien à payer, mai? encore elle touchera
02.500 dollars pour 1914, 87.500 pour 1915, el
117.0011 pour chacune dos années suivantes, sans au¬
cune charge que d’avoir à rassembler les ordures
ménagères en 19 dépôts d’où l’entrepreneur les reti¬
rera à ses frais. Elles seront traitées' par la vapeur
d’eau sous pression dans des appareils qui, aux ter¬
mes de la convention, ne devront donner ni odeurs
ni dégagement de gaz délétères.
il laut que l’entrepreneur attende un bien grand
profit des graisses el autres sous-produits qu’il en
extraira, pour s’étre engagé à payer des redevances
aussi fructueuses pour le budget de New-York.
/ILS/ICE-LORR/UNE
L’AFFAIRE DE SAVERNE
I.e Reichstag et l’affaire de Saverne.
On mande de Berlin à la Aôfnûehe Volksteüung :
« La prétendue action commune des progressistes,
des nationaux libéraux et du Centre sur un? fixation
de la ligne de démarcation entre l’administration mi¬
litaire et l’administration civile a échoué. Les pro¬
gressistes déposeront une motion ou un projet de loi
relatif. Les nationaux libéraux ne s’y associent pas. Il
est encore douteux qu'ils préparent même une motion.
Dans tous les cas ils ne signeront pas le projet de loi
des progressistes. Le Centre se contentera d’une réso¬
lution. «
La discussion des nouvelles interpellations sur l’af¬
faire de Saverne, déposées au Reichstag, n’aura pas
lieu avant vendredi prochain.
U répercussion de 1 affaire de Saverne dans
le Wurtemberg.
Le groupe démocratique du Landtag du 'Wurtem¬
berg a adressé la question suivante au gouvernement :
« Dans le Wurlemberg, de même que dans d’autres
Etats confédérés allemands, il s’est produit parmi la
population, à la suite des incidents bien connus en
Alsace-Lorraine, une inquiétude dans ce sens que
l’on compte avec la possibilité que, dans le Wurtem¬
berg aussi, l'exercice des pouvoirs do la police civile
pourrait être accaparé par les militaires. Le gouver¬
nement compta-t-il dissiper cette inquiétude par un
exposé de la situation de droit existant dans notre
pays, aiusi que la chose a eu lieu en Bavière par le
gouvernement de cet Etat?«
Le groupe a déclaré vouloir se contenter d’une ré¬
ponse par écrit à cetto question.
Encore un procès & propos de Saverne.
T.c parquet intente des poursuites à M. KæsUe,
rédacteur do l’Eteùise** pour excitation ou instiga¬
tion à un complot militaire. U s’agit des divulgations
faîtes par les trois recrues alsaciennes sur les inci¬
dents à l'intérieur de la caserne de Saverne ; ces
jeunes soldats, condamnés dans l'intervalle, avaient
signé une pièce par laquelle ils confirmaient l’exacli-
li« Ja ri AA J A f I A «LsMaI.Ia tAAk |t E^7a «bA .IM V AM JiLsIa A
tude des faits signalés par l’JSIiôiser. Les débats de
ce procès auront lieu au commencement du mois de
février devant le tribunal correctionnel à Strasbourg.
tas procès civils contre le colonel von Reutter.
Une série d’habitants de Saverne ont intenté au
colonel von Reutter des procès en dommages-intérêts
pour privation de liberté. On apprend que ces procè«
seront jugés dès la semaine prochaine on ta semaine
suivante devant le tribunal régional de Saverne corn*
pètent en l’espèce.
La décoration da colonel von Reutter.
Au sujet de la décoration eonférée au colonel von
Reutter — la 3* classe de l’Aigle rouge avec la era-
vate — il s’agit, d’après la Reue Politische Karret’
ponden r, d’une distinction revenant au colonel en
raison de ses années de service et de son rang. Cette
distinction n’a aucun rapport avec les incidents de
Saverne; ceci résulte du fait que les propositions pour
les décorations à coûférer ont déjà été présentées au
mois d’août.
Le Berliner Tageblatt dit que quelques autres dé¬
corations ont été distribuées à Saverne, mais pas aux
magistrats qui ont déposé au Conseil de guerre.
Le colonel von Rentier & Montreux.
Les journaux de Montreux annoncent que le colonel
ron Reutter, que les incidents de Saverne ont fait con¬
naître, est descendu pour un usez long séjour dans
un hôtel de Montreux.
ta 99« régiment d’infanterie.
Des pourparlers sont engages au sujet du transfert
d’un autre régiment à Saverne.
Los deux bataillons du 99« régiment qui se trou¬
vent à_ Oberhofen et à Bitehe, ont bcaucrupà souffrir
du froid. Les Baraquements ne sont construits que pour
la belle saison ; l’état de santé des troupes laisse & dé¬
sirer. La neige, en outre, gêne les exercices en plein
air et les locaux font défaut pour le service à l'intérieur.
Un boycottage à Saverne.
On se souvient que Mme Evere, propriétaire d’un
commerce do cigares à Saverne, a fait an cours du
procès du colonel do Bouffer une déposition très fa¬
vorable au prévenu. D’après une information adressée
à la Rheinisch-Westfälische Zeitung, il circule à Sa-
verno une liste sur laquelle s’inscrivent ceux qui
prennent l’engagement do ne plus acheter désormais
de cigares dans le débit de Mme Evers.
Une exagération.
Suivant une dépêche adressée de Mets & la Rhei-
nisch-Westt'àlisdte Zeitung ,• «la police n’aurait pas
?aisi, dans les librairies et les papeteries, moins de
•10 modèles différents de cartes postales illustrées ca¬
ricaturant d'une manière grossière le procès de Sa¬
verne et les militaires allemands. Les réserves qui ont
été trouvées et qui no provenaient que pour uns pe¬
tite pari île la France, ont été confisquées. «
La lothringer Zeitung est en mesure de constater
sur la foi de renseignements pris en lieu compétent,
qu'un seul propriétaire de magasin dans la rue des
Jardins a été invité à enlever quelques cartes de la
vitrine.
Une réunion de protestation socialiste
à Strasbourg.
Le parti socialiste avait convoqué pour lundi sofr
une réunion publique, dans la salle de i’Aubeltc, à
Strasbourg. L’ordre du jour portait: « Les jugements
des conseils de guerre et les garanties do Donàu-
eschingen. a La léunion était bien fréquentée. M.
Hechle, député au Reichstag, a parlé des incidents qui
ont abouti à l’acquittement des officiers de Saverne.
Il a exprimé l’espoir que le Reichstag fera rentrer les
militaires dans la limite de leurs attributions et a tra¬
duit l’indignation provoquée par la décoration accor¬
dée au colonel de Reutter. Il a réluté ensuite les opi¬
nions émise? au sujet de la situation par MM.Laband,
Sralm et Ziegler, professeurs à l'Uuiversitö. Fuis il a
tait une charge contre ta réaction et le parti militaire,
et a engagé les auditeurs à se tenir sur leurs gardes
vis-à-vis des ennemis d’une Constitution libérale pour
l’Alsaco et l’Allemagne.
Un deuxième discours a été prononcé par M. Gnim-
bacb, de Paris.
LVscmblée a adopté une résolution formulant des
revendications analogues à celles exprimées par la
deuxième Chambre et réclamant la suppression des
tribunaux militaires ainsi, que la démocratisation de
l'armée et do l’Etat.
PRILLOT
jpj Avenue Ssrpenoise, S«
Réunion de protestation à Carlsrulic.
La Société progressiste démocrate avait organisé
avant-hier soir une réunion avec, à l'ordre du jour,
des discours dont le thème était : « Que nous apprend
t’a flaire do Saverne V b M. Denedey, député au Land¬
tag, prit d'abord la parote pour protester, en sa qua¬
lité de bon Allemand, contre «la manière d’agir in¬
convenante d’un jeune lieutenant... Un large foa>é,
dit-il, s’est creiifê entre la manière rie voir du peuple
allemand et celle des olficiers. C’est la que réside
l’immense danger. « Il a stigmatisé ensuite l'inter¬
vention de M. de Jagow et du Kronprinz, de nature
taire croira à une grande désorganisation intérieure.
M. Haas, député nu Reichstag, a pris également la
parole dans ce sens; une lésolution demandant au
Reichstag de défendre les droits du peuple a été votée
à l'unanimité par uuo toule considérable qui a vive¬
ment applaudi les différents orateurs.
4
Election pour le Conseil général
CANTON DE VEIU^Y
On nous écrit :
C’est avec une vive satisfaction que les élec¬
teurs du canton do Verny ont appris par la
voie do journal que M. Cabayét, propriétaire et
cultivateur à Alémont, avait 'enfin accepté la
candidature qui lui est oflerte de tous côtés.
Dans la défense de nos droits au Conseil d’ar¬
rondissement et au bureau du Comice agricole,
M. Obayot avait déjà fait preuve de beaucoup
d'habilete et d’un grand dévouement. Il est tra¬
vailleur de la terre comme nous autres; il n’est
pas fier et est accessible à tout le monde. La
droiture de son caractère et son honorabilité
nous offrent la garatiüe que jamais il n'abusera
de ses capacités, de ses titres pour porter pré¬
judice à qui que ce soit. Sa connaissance par¬
faite des deux langues le met à même de se
passer d’intermédiaire pour faire ses rapports
à la Présidence. M. Cabayot est donc tout in-
liqué pour remplacer le regretté M.Obel'ianne
et pour détendre avec succès notre patrimoine
au sein du Conseil général.
Le 8 lévrier, nous irons tous aux urnes et
nous voterons unanimement pour le candidat
lorrain qui nous est proposé.
Un groupe Sélecteur*.
Une an Conseil
. iafr# cul» N Lorqite.
Nous recevons la lettre savante qui contient
des considérations fort judicieuses :
«Dans ce canton, deux candidats se trouvent
en présence. Un journal loeal vient de faire
un appel en faveur de l’un des candidats en
taisant ressortir ses connaissances de la langue
allemande
Nous considérons donc qu’il est bon de faire
savoir aux électeurs qui pourraient l’ignorer,
que le représentant du canton de Lorquin, dont
la population esMde lanque française, a le droit
de s’expriraeiLdiis-celte langue au Conseil gé¬
néral, coma» èràrJta autres cantons de lan¬
gue lrançd§ï;-tt donc aucun motif de
préférence? sur cê. BtiKt entre les deux can¬
didats.
-• JmXÏ '■: '"t V ft.^>
Mais, à ce propos, nous nous permettrons
même une réflexion :
Si, surtout en Lorraine, l’usage de la langue
française doit être soutenu et protégé, ce que
tout Lorrain sensé admettra, il est de mau¬
vaise politique de se faire valoir, en pareille
circonstance, de sa connaissance de la langue
allemande, chose qu’on pourrait réserver pour
une autre occasion.
Un vrai Lotrain) étranger au canton.
UUm ii Md el le la tlmle de Buttern
Durant l’année 1912 ont élé soumis en Alsace
Lorraine à l’inspection olficielle : 3931 chevaux
et autres sotipèdes, 18993 bœufs, 5848 tau¬
reaux, 71124 vaches, 2t052 jeunes bêtes bo¬
vines, 445894 veaui, -.341 097 porcs, 41541
moutons et 6958 chèvres. Comme impropres à
fa consommation ont été récusés: 80 chevaux
et autres sotipèdes, 24 bœufs et 1 quartier, 14
taureaux, 538 vaches et 62 quartiers, 30 jeunes
p âte e r*1C T |ii ‘ ar (l ei-s 1 ,"* fi 1 * m°outons Æ
vres. Ont été admis conditionnellement : 35
bœufs et 56 quartiers, 9 taureaux et 14 quar¬
tiers, 409 vaches et 327 quartiers. 46 jeunes
bêtes et 43 quartiers, 8 veaux et 23 quartiers.
153 porcs et 287 quartiers et 3 quartiers de
mouton. Ont élé déclarés de moindre valeur:
154 bœufs et 52 quartiers, 40 taureaux et 14
quartiers, 2 744 vaches et 495 quartiers, 373
jeunes bêle« et 9 quartiers, 378 veaux et 2t
quartiers. 484 porcs et 294 quartiers, 64 mou¬
tons et 14 veaux. Enfin 67 bêles bovines ont
été reconnues atteintes de ladrerie.
Calendrier. — Aujourd’hui, mercredi 21
janvier, vingt-el-nnième jour de l’année. Level
du soleil: 7 h. 45; coucher: 4 h. 37.
Luno : nouvelle, le 26.
fête du jour. — Sainte Agnes.
Il y a cent ans. — 21 janvier 1814. —
Le général Durutte publie que le service d’ac¬
tivité militaire, que fait ta garde nationale l’as¬
simile à la troupe de ligne pour les honneurs
ainsi que pour la discipline. Un corps de garde
et uno sal'e de police sont établis pour rece¬
voir les délinquants. Tous le3 armuriers de
Metz sont mis en réquisition pour la réparation
des armes. On annonce une réquisition de
50.000 livres de lard pour le service des vivres.
Lu température. — La pression atmosphérique
resta élevée sur le nord-ouest et l’est de l’Europe.
Le veut est faible ou modéré dos régions est sur
les côtes do ta Manche.
La température a monté dans nos régions. Elle
était hier matin do: —35® au Snilzherg, 20° Chris*
liana, 15° à Moscou, 8® à Besançon, 5® à Toulouse,
4° à Lyon et à Dunkerque, 2» à Paris, à Nice,
9° à Alger.
Le temps va rester nuageux ou brumeux, avec tem¬
pérature encore basse; quelques chutes de neige sont
probables.
BULLETIN METEOROLOGIQUE
'Ohsflrv.nionrlaiicp par St. HLMOIS^üNE!', i > rb)
20 janv.
à i h. soir
21 janv.
a 8 b. matin
MNtiTKJM» TimtéTM VEUT TOÎPS
739.4
742.9
— 1*
— 8.8
N E
N
Couv.
Ncig.
Thermomètre. —- Maximum du 20 : —0.5^ ; Mini¬
mum aujourd’hui : —4.0
souverain contre: Vertiges, Evanouissements,
Maux do tête, Digestions pénibles, Dy¬
senterie, 11)1111011/11, Congestions
Quelques soiittcs mir un morceau tic sucre ou une petite
cuillerée en jjrox ou tyns une Infusion iris chaude
Dépôt pour l'Allemagne: Ü. STAHL. 20, rue Snlntc-Marie, Metz
BOITE AUX LETTRES
N° 05. — 4° L'administration a en tous temps, ri
surtout en temps do guerre, le droit d'expulser les
étrangers.
2° En transférant son domicile à l'étranger votre
parente no devra plus les contributions ou question
que sur les biens situés dans le pays.
CHRONIQUE MESSINE
Le mot de « Wackes » coûte 30 M aux
« Leipziger Neueste Nachrichicn «.
Le 16 novembre, les Leipziger Neuiste Nach -
richten publiaient sous le titre «L’affaire de Sa¬
verne et les Français » un article de Fon cor¬
respondant parisien dans lequel, entr’autres at-
la Sociélé a décidé de se retrouver dans le!
même établissement le 7 lévrier prochain, pour
commémorer par une fêle de famille l’anniver-,
saire de naissance de Gabelsberger.
prépare aux prédicateurs ambulants alsaciens
le grandioses réceptions et les ministres de la
guerre (voyez Etienne) embrassent publiquement
les « Wackes « qui de l’autre côté ae la fron¬
tière se sont frottés (gerieben) aux autorités al¬
lemandes et ont enfreint les lois. >
M. Jean, président dn S. A. L., s’est trouvé
visé et ollensé par le terme de «Wackes >, em¬
ployé par la feuille saxonne et a intenté des
poursuites en dißamations à M. Korsten, rédac¬
teur responsable.
L’affaire est venue hier devant le tribunal des
échevins. présidé par M. Sauper; MM. Feder-
spiel, conseiller municipal et Werdo, commer¬
çant, tous deux à Metz, rempiis e aient les fonc¬
tions d’éîhevins. M. Jean était assisté de M«
Béna. Les L. N. N. s’étaient fait représenter
par M« Bjeringer.
M* Béna motive la plainte. A Metz, dit-il en
substance, un indigène se voit également obligé
de recourir aux tribunaux pour demander ré¬
paration d’une injure lancée au loin. Il ne peut
y avoir de doute que l’auteur de l’article visait
M. Jean. Du moment qu’il a eu le courage de? environ,
lancer l’oflense, il aura également celui <Fen ;
prendre la responsabilité. L’offense ne réside:
pas seulement dans le mot « Wackes >, qui est
l’oilense par excellence pour l’Alsacien-Lorrain, 1
mais par l'expression du passage de la frontière.
On parle de ce « passage « comme de celui
d'un gibier et cette expression intentionnelle
donne une portée plus grave à l’ensemble de
l’iniure. Une peine sévère est de circonstance.
Nous en avons asses de ees dénominations in
Itirieuses et il convient de rendre ceux qu
s’occupent si volontiers des choses de ehe:
nous plus circonspects lorsqu’ils traitent d
l’honneur des Alsaciens-Lorrains.
M* Bieringer trouve l’offense insignifiant
puisque le journal n’est presque pas lu dans 1
pays ; il parait dans un pays où M. Jean es
totalement inconnu. Il conteste du reste qu
l’accusé ait songé à M. Jean en faisant aliusiof»
au c Etfâssische Wanderprediger «. Il lui setr
ble plutôt qu’on ait visé des Alsaciens, sat
doute MM. Wetterlé, LaugeJ on Preiss. M. Je:
n’est pas nommé et il n’est pas Alsacien,
défenseur conteste toute portée infamante
mot « W«cke3 » qui veut simplement désigner
les habitants des Vosges (Wasgau) mais par
lequel on entend ceux qui sympathisent avt :
la France.
M« Béna objecte que d’après l’étymologie c i
mot celui-ci descend du -mot latin Vagar qt i
a certes un sens infamant, que du reste il n
s’agit nullement dans celte afiaire des opinion
politiques de M. Jean.
Après une assez longue délibération le pré
sident déclare que le tribunal s’est efforce d
se tenir à l’écart de toute considération poli
f ’nu^rur da l ’nrtirl.n mm apr* a les âf
laires de Saverne savait incontestablement qu
police arrêtait le jeune voleur qui, sans hési¬
tation, avoua sa mauvaise action. On croit qu’il
aura agi ainsi à la suite de la lecture de mau¬
vais livres.
Accident d’auto.
Avant-hier soir, l’auto 1227, dont le proprié¬
taire habite avenue Serpenoise, a renversé, rue
Sainle-Glopsinde, le sculpteur Slafi qui rentrait
chez lui; Jes contusions reçues ne l'ont pas
empêché de rentrer seul à son domicile à Mon-
tigny, mais il sera condamné à un repos forcé.
Incendie.
Avant-hier, peu qprès midi, les pompiers fu¬
rent appelés rue de l’Evêché où un incendie
venait d’éclater dans une mansarde de la maison
n° 30. Les pompiers eurent vite tait d'éteindre
le commencement d’incend» qui a dû êire
causé par des cendres enc<r» chaudes jetées
dans une caisse; les dégâts t’élèvent à 100 M
le mot « Wackes > avait une portée injurieusa
Il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’il visai
également M. Jean, cependant il faut rccon
naître qu’appliqué ata plaignant, le mot avai
un sens plus ironique qu’offensant. C’est pour
quoi le tribunal estime une amende de trcnt<
marks suffisante.
L’accusé supportera en outre les frais d
procès et M. Jean est autorisé à faire publit 1
dans les Leipziger Neueste Nachrichten le di: -
positif du jugement. /
Jeune voleur.
L’écolier Charles K., âgé de 14 ans, dont le#
parents demeurent rue du Champé, enleva de
la caisse d’un boulanger de la même rue une
passait samedi
taques venimeuses contre la population alsa- somme de 250 M; l'affaire se pass
cienne-lorraine. on pouvait lire celle-ci: «On dans la soirée et comme, dans la journée, on
• •• - ... . ava jj aperçu le jeune K. rôdant aux environs
de la boulangerie, les soupçons ne tardèrent
pas à se porter sur lui. La nuit suivante, la
Chronique des Tribunaux
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Audience du 17 janvier.
Richard Kcerner, 20 aus, apprenti tailleur à Thîon-
ville, inculpé d’uu crime prévu par 1 article 175 du
Code pénal, est acquitté, laute de preuves suffisantes.
Jugé à huie elos.
Adolphe Terbooeschi, 20 an?, ouvrier, sans domi¬
cile fixe, vole, le 22-férrier 4913, i l'aubergiste We¬
ber à Illange, de concert avec trois autres compatriotes
déjà condamnés, une somme de 500 M. Deux an» de
prison. Il avait pu jusqu'à présent se soustraire aux
poursuites de la justice en se réfugiant à l’étranger.
Un gaillard qui promet est cet écolier de 13 ans,
Victor-jean IIeij£ de Metz, qui dans le couraut des
deux dernières années, se rendit coupables de plu¬
sieurs vols. C’est ainsi qu’il enleva de la caisse au
magasin M., à Metz, uoesommsde 15 M;àlalcnime
Ë. il enleva 5 M, au boulanger S. il déroba une clef
et un paqnet de bonbons. Il pénétra aussi par attrac¬
tion dans le grenier d’un certain Weller, fit main
basse sur une voituretle d’enfant et sur un vélo,qu’il
revendit à un brocanteur pour 20 pf.
L’instituteur, entendu comme expert, déclare que
l’entant n’a pas le discernement voulu pour se rendre
compta de la portée de ses actes. Le tribunal serange
à cet avis et prononce l’acquittement Toutefois il or¬
donne l’internement du petit voleur dans une maison
de correction.
NOUVELLES RÉGIONALES
La foire.
Ln commission ries bâtiments et des finances
s’est prononcée â l’unanimité en laveur du pro¬
jet demandant que fa foire se tienne, cette anr
née, sur les places de fa Comédie, de fa Pré¬
lecture et de Chambre ainsi que sur le quai
Félix-Maréchal. Les plans concernant la distri¬
bution des divers baraquements de fa foire vont
être immédiatement soumis an président de po¬
lice aux fins d’examen et d’approbation.
Expulsions.
Pendant le mois de décembre 19!3, M. le
Piésident du rlépar’etnent, à Metz, a expulsé
du territoire d’AI-ace-Lorraine 28 personnes
de mlionaité élrangères, savoir: 17 Italiens,
3 Autrichiens, 3 Luxembourgeois, 2 Français,
l Hollandais, 1 Suisse et 1 Busse.
Loterie.
M. l’abbé Amarm, ardiiprêtre de Saint-Vincent
à Metz, a été autorisé à organiser une loterie
-tu profit des pauvres de sa paroisse. Le nom¬
bre des billets, dont lo placement est limité
au département de fa Lorraine, est fixé à 5CC0,
au prix de 20 pf. le bi'lef. Les lots consistent
en dons d’une valeur de 50 pl. â 5 M.
Affaires militaires.
Hier est ai rivé a 1a gare de Metz un fort
contingent de réservistes à répartir entre les
17«, 7Ü«, 97«, 438«. 466° et 174« régiments d’in¬
fanterie, à Sairebiück. Furbacli. Sarrebourg.
Dicuzo et Morltanpo. Les réservistes viennent
nar train spécial du pays du Rhin et de la
YVestphalie.
De la campagne. — (L’hiver et le gibier.)
Le Iroid et la glace de cet hiver portent un
grave préjudice au gibier, surtout à celui des
torêts ; bien que les forestiers et les gardes-
chassea épandent de la nourriture dans 'es bots,
on rencontre des lièvres et des chevreaux qui
ont succombé au froid et à la faim. Par contre,
les sangliers paraissent bien se trouver de
cette température ; dans la neige on relève des
traces qui font conclure à des solitaires pesants
et do forte taille.
La Société tics slénonraplies
système Gabclsbérgcr
de Pfantiôres Qnèulcu a teuu jeudi dernier pou
awmbée générale annuelle â l'établissement
«Zur Eihoiung«, lieu habituel de ses réunions.
Il résulte du compte-rendu de IVxeivice écoulé
que l’Association compte actuellement 55 mem¬
bres. Les cours de sténographie ont été suivi?
avec beaucoup d’application et de zèle. Le cour?
des débutants qui compte 16 participants, a fait
preuve d’une grande exactitude; aussi ses pro¬
grès méritent-ils d’être particuliérement signa¬
lés. Le cours de perfectionnement a également
montré beaucotin d'entrain. En général, il y n
lieu do reconnai're que lu Société poursuit son
but avec une ardeur qui fait honneur ù ron
^comité. A l'occasion du renouvellement du bu¬
reau. M. Plersich, secrétaire de l r « classe a la
mairie, dont le dévouement à tout ce qui inté¬
resse le développement de l’Association est bien
connu, a élé réélu président ù l'unanimité. Les
antres membres dn comité sont: MM, Fischer,
Zwanzig, Siegfried, Kitter, B.irthèl, Louis,
Herbster, Kuge el 'Heiss. Avant de se séparer,
Vallée de la Moselle. — (12 degrés en
dessous de zéro.) On nous écrit :
1 De différents cûté*, et notamment quand nous al¬
lons à Metz, on nous demande : Êh l bien, qu'est-ce
qu’ils font par ce temps-là, les vignerons? Mon Dieu I
ce n’est pas difficile, ils se reposent, puisqu’ils ne
peuvent pas faire autre chose ; pas .plus malin que
ça, voilà j
Quant ù la tempér lure on la trouve à souhait.
Depuis trop looglemps od entendait le sempiternel re¬
frain : plus d'hiver, plus d’été, quel changement avec
lo bon vieux temps. En fait d’hiver, en voilà un qui
peut compter: la température dont nous sommes gra¬
tifiés en ce moment, remplit dans l’esprit des popu¬
lations rurales le râle des meilleurs insecticides. A
quoi attribuer le tait que depuis un certain nombre
d’anrées, la vigne, les arbres fruitiers étaient rongés
par la vermine, de même que dans ta culture, une
notable partie des semailles étaient rongées par tes
limaces? A l’abience des grands froids pendant la
période normale de l’hiver.
Quelques sceptiques souriront peut-être de ces idées
émises par le grand nombre des modestes vignerons :
cependant, on ne peut s’empêcher de se rallier à leur
manière d’eevisager les choses, et de trouver dans
leur raisonnement d'hommes trustes et simples, que
la Providence par l'alternance régulière de ta tempé¬
rature suivant les saison?, voudra après quelques an¬
nées d’épreuves nous accorder une période de récoltas
rémunératrices.
D’illustre météorologiste?, l’abbé Moraux et Flam¬
marion, nous l’annoncent d’ores el déjà : voilà an
moins des braves gens, qui apportent un peu d'espé-
rnuco dans ta erenr de nos travailleurs très éprouvéf
d'une suite d’années rctastes.
Pour placer un mot de la vigue dans cel entrelieu
viticole, disons que ’c bois, malgré les nvatprs do
l'année dernière, se trouve dans d'excellentes condi¬
tions de maturité: certains expriment la crainte que
par suite des gelées et du givre un certain nombre
le boutons soient gelés. Ce no serait d'ailleuis qu’un
mal insignifiant, si les espérances par rapport à ta
•lestruction des vers et de leurs chrysalides se trou¬
vaient réalisées.
Et le phylloxéra, allez-vous dire? Dame I il paraît,
ri c'est très vrai, qu’il y en a maintenant d nx es-
nèces : le phylloxéra du Midi, espèce destructive, dan¬
gereuse, dont on redoute touiours, et avec raison,
l’itpporlalion dans nos vignobles, d’où le danger el
les restrictions, voire la délenso formelle d’importer
Jans nos pavs des luis américains des pays étrangers.
Ensuite nous avons le phylloxéra lorrain, qui à ta
-nüc d’nn long séjour a acquis la qualité d’mdigcne.
Non absolument sans danger, lo phylloxéra indigène
tri beaucoup moins dangereux que son congénère des
pays chauds. Ses ravages sont plus longs à se faire
res-enlir; on entrevoit mémo l’aurore .1 un temps où
u’ayanL plu« neu à se mettre sous ta dent, quand nos
(»eaux vignobles auront été reconstitués eu vigue amé¬
ricaine, ndipléc â notre climat et à notre sol, il ne
lui restera plus qu’à mourir do sa bolle mort.
i usons pour finir dans cello voie que de grands
progrès ont clé réalisés par de tuoderies et tenaces
tr.iiailleurs. Honneur à ces braves et jeunes viticul¬
teurs, qui par leurs travaux patients et intell génts
metlront à mémo leurs concitoyens do reconstituer
nos beaux vignobles et do leur rendre leur producti¬
vité cl leur reuommée aussi juste que méritée.
Arjjuney. — (Noces d’or.) On nous écrit :
Lundi dernier ont eu lieu les noces d’or des époux'
GucUe-Dal. Les militaires, escortés de leurs parentset
amis, se rendirent d’abord à ta mairie, * A ~ *"*
où leur tut.
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