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T:e gouvernement a déclaré que la chose est prati¬
cable, sans réduire co3 fonds, parce qu'on peut pré¬
voir une diminution de 20.000 M sur le montant des
contributions matrîculaires. Le Centre toutefois à
maintenu son araendoment, qui a été appuyé par les
socialistes et qui a été finalement adopté contre les
voix des Lorrains et des progressistes.
La Jour née,
Toute ia séance d’hier, au Reichstag, a encore
été consacrée au budget de l’intérieur. Les débats ont
porté exclusivement sur des questions d'assurance obli¬
gatoire.
*
La commission de la marine s’est réunie
hier matin et a examiné la question de savoir s’il
conviendrait de diriger les arsenaux de l’Etat Buirant
les méthodes commerciales.
A la Chambre française, le ministre de la
marine a répondu hier aux critiques qui avaient été
formulées relativement à la défense des côtes de
VOcéan atlantique.
*
A la suite des épidémies constatées dans l’ar¬
mée, le général Toussaint, médecin inspecteur, pro¬
tide à une enquête sur l'état sanitaire des troupes.
. #
Les bureaux de la Chambre italienne ont élu
hier malin les commissaires chargés d’examiner le
projet de priorité du mariage civil snr le ma¬
riage religieux. Sept candidats ministériels, un
membre de l'opposition et un socialiste ont été élus.
*
Bans le débat sur l’autonomie irlandaise qui
s’engage aux Communes à propos de l’adresse en ré¬
ponse au discours du trône, le cabinet, soutenu par
la coalition des libéraux, du parti du travail et des
Irlandais, a remporté la victoire par 333 voix con¬
tre 255.
#
liier matin, à 9 heures, Essai! Pacha et qua¬
torze délégués albanais sont partis de Duraxzo i bord
du vapeur Adriatico pour se rendre i Potsdam pour
offrir au prince de Wied la couronne d’Albanie.
•Selon des nouvelles officielles, les négociations qui
se poursuivent à Paris relativement à l’emprunt
tore marchent maintenant d’uneroamèreeatisfaisante
et il est possible qu’elles soient terminées d’ici un
mois. Si l’emprunt de Paris n’est pas consenti très
promptement, le gouvernement devra suspendre ses
versements à la dette et accepter les oflres très oné¬
reuses faites de divers côtés.
*
Le gouvernement turc publie le programme des
réformes, projetées en Asie Mineure, en faveur
des Arméniens et des Arabes. ,
*
Le roi Nicolas, dans un discours du trône, af¬
firme l’union du Monténégro avec la Serbie;
H nmereie les nations qui ont envoyé des secours
médicaux aux victimes de la guerre, et déplore que
les puissances aient arraché Scufari aux Monténé¬
grins. Il espère que l'Albanie ne sera pas une source
de trouble.
Le gouvernement hellénique est à la veille
d’acquérir de puissautes unités navales desti¬
nées i rendre la Grèce très puissante dans la mer
Kgée.
*
On annonce que les délégués financiers français et
t usses ont convenu de prendre chacun une moitié des
millions de roubles prévu pour l'augmentation du ca¬
pital des usines Poutîloff.
Chronique Générale
ALLEMÄGNE
Guillaume II échappe à nn accident.
L’empereur Guillaume a échappé, mercredi, à nn
grave danger. Une automobile contenantsesdoux aides
•le camp, le comte von der Gölte et le capitaine von
Talasko, et qui suivait immédiatement la sienne, fut
prise en écharpe par un camion et entièrement bri-
rée. Le cbaiillcur seul fut grièvement blessé. 1,’Km-
perenr a donné l’ordre qu’à l'avenir les automobiles
impériales aient k modifier leur allure.
En aviation l'Allemagne a dépassé la
France.
Le comité de la souscription nationale pour l'avia¬
tion publie l’avis suivant :
«La somme de 800.000 M, destinée h primer des
vols, a été épuisée avec une rapidité surprenante, par
suite des résultats extraordinaires obtenus par les pi¬
lotes allemands.
Si l’on considère les obligations qui résultent pour
la Ssciélé des rentes à fournir pour certains vols,
«itisi que les vois do durée qui ont à faire valoir leurs
droits à des récompenser, on peut dire que les tonds
dont le comité dispose sont épuisés. 11 ne reste plus
que quelques milliers de marks; par conséquent, celte
année, il sera impossible de primer d’autres vols.
Si regrettable que cela puisse paraître, i! importe
de considérer que c'est en atteignant le but poursuivi
«vec une rapidité tout à fait inattendue que les pi¬
lotes allemands ont épuisé si vile le fonds national.
Ils ont tellement augmenté leur capacité sous Vin¬
fluence des primes qui leur étaient assurées que l'a¬
vance possédée par la France nu début de leurs tra¬
vaux a clé depuis dépassée aussi bien en ce qui con¬
cerne le vol de distance dans les 24 heures qu’en cc
qoi concerne le vol de durée ininterrompu. C.’est l’Al¬
lemagne qui possède aujourd’hui les records du monde
tes plus importants et c’est elle qui marche » la tète
de l'aviation, i
Autour du prince de Wied.
Le prince de Wied viendra dimanche A Potsdam
remettre à l’Empereur sa démission d’officier prussieu.
FRANCE
M. Mlllerantl va parler » Belfort.
On lit dans l’Echo de Paris :
«Le bruit ayant conru que M. Millemnd se pré¬
senterait aux élections sénatoriales de la Seine, nous
avons interviewe l’ancien ministre do la guerre, qu
nous a déclaré : « Je n’ai pas pensé un seul instant
A émigrer au Luxembourg et je me crois encore as¬
sez jeune pour dépenser *noo activité à la Chambre.»
M. Millerand », en outre, annoncé qu'il ee ren¬
drait, le 15 mars prochain, à Belfort, où il pronon¬
cerait un grand discours, au nom de la Fédération
des gauches.
La caudidature de M. Blérlot.
Dans une lettre adressée à b presse, U. Blériot,
l’aviateur bien connu, proteste contra h qualification
de radical-socialiste qui a été «Hachée à son nom.
Plusieurs comités, dont celui do M. Thalamas, Fin-
sulteur de Jeune d’Are, avaient patronné sa candi¬
dature eu Conseil général A VanaiUee. Lee catholi¬
ques s’étaient étonnée de voir H. Blériot passer eu
camp blocard: l'aviateur, qui Afllenra a été battu
par un candidat respectueux de U liberté religieuse,
déclare aujourd’hui qu’il n’a défendu que lce couleurs
de l’aviation et non celles d’un parti.
La plate violette.
H y avait 35.000 candidats pour ba fi ou 6.000
palmes académiques qui figurant aujourd’hui i FOf-
fieiel,
U. D'Anlin juge, dans sas nefea paririnnaa de la
Liberté, que cas 35.000 candidats an plan sa ré¬
partissent ainsi:-
10.000 publicistes, dont plosfeaia écrivant dans les
journaux ;
6.500 eomédieni, comédien nas, chanteurs, chan¬
te us«, et«,;
1.800 danseuses, professeurs de tango, et*. ;
1-500 cyclistes, boxeurs, champic— do notation, etc.;
5.000 membres 'des comités él ectoraux;
SOOpoôtea de Ta rive gauche-;
9.000 personne* uns profession;
250 nègres ou Espagnols.
Le restent est composé de défauts restés inscrits,
de banquiers, de notaires en fuite, etc.
Mais les palmes ne perdant rien de leur prestige.
L’autre jour, on monsieur réclamait b protection
d’un agent contre un cocher qui l'aveit traité d’im¬
bécile...
— Imbécile, moi 7 disait le monsieur... Si j’étais
un imbécile, ast-ce que l'aurais ça ?
Et il montrait à ta boutonnière nn ruban violet,
qui était, affirme M. d'Antiu, énorme.
Où l’élève (ait la leçon an maître.
Se voir rappeler au respeet de la loi «t- des conve¬
nances par ses élèves «t toujours humiliant pour on
maître qui s’est mis daus son tort. Csat cc qoi vient
d'arriver & un instituteur laïque do Tarn.
Faisant sa classe aux enfants réunis devant lui, il
leur dit: «Création d’Adam et d'Eve, ehute de nos
E ramiers parents, péché originel, etc., bbgues et fi¬
les que tout cela. >
< Monsieur, lui réplique un jaune enfant, vous per¬
lez contre la religion et voua n’aves pas le droit do
nous dire cd.. ! » Fureur de l'instituteur qui inflige &
l’élève une forte punition.
Alors... tous les élèves ee Usant, timassent leurs
livres et font mine de quitter b elasee. Ge que
voyant, l’instituteur change aussitôt d’attitude. Il Uvo
la punition et demande aux élèves de « rasseoir.
Depuis lors ce maître se borne & enseigner les ma¬
tières du programme et n’attaque plus la religion,
ANGLETERRE
Buse de suffragette.
Mme Pankbursl a fait mardi Mir un discours du
haut d'uuc maison qu’elle habite, dans le quartier de
Kensington, depuis son retour en Angleterre. Elle s
déclaré qu’elle ne retournerait plus en prison «t a dit
aux agents de police qu’elle descendrait dans quel¬
ques minutes parmi eux. Peu après sortit da la mai¬
son une femme qui ressemblait si bien i Mme Paok-
hurst que non seulement les agents de police, mais
aussi les suffragettes, s’y trompèrent. Lee agents sai¬
sirent la femme «t <fe mita mwimi ict qne h» ,
garre qui dura dix minutes. Enfin la prisonnièrelut
conduite au poste et ce ne fut que Tl qu'on s’aperçut
que tout le monde avait été trompé et que U femme
arrêtée n’était pas Mme Pankhunt. Six arrestations
furent opérées.
SAINT-SIEGE
Les dessous d’ane campagne.
J.e Lomtm a dit ce qu’il faut penser de l'infor¬
mation lancée dans la presse par M. J. Carrère, cor¬
respondant romain du ï’emps, d’après laquelle le
Souverain-Pontife aurait fait danser devant lui, une
danse vénitienne la «furinnai par deux jeunes gens
de l’aristocratie romaine. Toute la presse catholique a
démenti cette absurde et tendancieuse nouvelle. Rien
n’y a fait et un grand magazine Ylliustration n’a pas
hésité à reproduire une gravure, dessin de pure ima¬
gination d’un de ses collaborateurs, représentant la
scène inventée par M. Jeau Carrère.
Or, la Libre Parole donno de celte campagne de
presse l’explication suivante:
< Il s’agit d'un coup monté et d'une affaire. Par¬
faitement, d'une affaire ! H y a, à Rome, une maison
de danse, l’Académie Pichetti, dont la clientèle est
surtout catholique. La condamnation du tango par le
cardinal vicaire portait un gros coup aux leçons du
signor Pichetti qui, naturellement, n’est point hostile
aux danses un peu compliquées nécessitant des leçons,
c’eil-à-dirc des cachets.
« Or, on a su que le Pape, causant avec un de ses
gardes nobles, le prince A. Mattéi, avait exprimé son
dégotil des danses dévergondées qui se répandent par¬
tout, et A Rome même. Celle indiscrétion suffit pour
monter l'affaire. Il n'est pas impossible que le Pape
ait exprimé son étonnement que les familles recou¬
rent ù ces exotiques et immorales su lieu do s’en te¬
nir aux anciennes danses italiennes.
Cela même a l-il été dit? La clifee «t douteuse.
Eu tout cas, il est absolument inexact que le Saint-
Père ait recommandé une danse quelconque. La fur-
Jau? lui est certainement inconnue ; mais, lancée ainsi
sous le couvert du Pape, elle va procurer de fruc¬
tueuses leçons aux maîtres de danse. Ceet l’essentiel.
« Un de nos amis, fort répandu dans la société ro¬
maine et qui nous donne ces détails, nous écrit que,
depuis quelques jours, l’Académie Pichetti ne désem¬
plit pas. On y danse la lurlana.»
b’alfaire — puisque afluire il y a — avait deux
avantagea : rapporter de l'argent et ridiculiser Pie X
dont la politique n'a pas l'heur de plaira à bien des
gens. Gageons que pour quelques-uns des lanceurs de
ia nouvelle, celte dernière raison a été le plus déter¬
minante.
BULGARIE
Voyage du Bol des Bulgares
aux Etats-Unis.
Ou mande de Sofia, d’après des informations
officieuses, que le Roi a formellement promis à
la députation américaine qu’il a reçue mardi,
de visiter l’Amérique le cas échéant. Le voyage
du lioi serait projeté pour le mois d’avril pro¬
chain.
ALSflCE-LORRÄINE
Election pour le Conseil général.
Canton de Vemy.
If. Cabayot adresse i ses électeurs les re¬
merciements suivgits :
< Chers électeurs,
Permettez-raoi de vous «.dresser par la pré¬
sente mes plus vifs et sincères remerciements
pour la baute confiance que vous m’aves té¬
moignée, en unissant vos si nombreuses voix
sur ma personne. •
Ge vote unanime pour moi m’obligera encore
davantage à tenir mes promeseei énumérées
dus mon programme.
Je vous promets de nouveau que je m’effor¬
cerai de tout coeur à me rendre digne de la
façon dont vous avez répondu à mon appel.
Chahles Cabitot. »
Pour l'élection du canton de Vemy on comp¬
tait 2830 électeurs inscrits. Votants 1567 dont
1586 pour M. Cabayot,
3 >h »Sauvages** au Reichstag.
C’est le titre qu’on donne aux déjpntés qui
'appartiennent à aucun parti ; leur influence
i ’est souvent cuire considérable, en raison des
ifficuHés qu'ils rencontrent à taire partie d’une
ommiesion. Le Reichstag compte neuf t sau-
■âges > à côté desquels se trouvent les petits
tartis qui, leur nombre n'atteignant pas 15
nembres, ne peuvent former une c fraction > ;
le ce nombre sont les Alsaciens-Lorrains avec
îeuf membres. Or il serait question au Reichs¬
tag d’unir, au point de vue purement technique,
tes «sauvages» et les petits partis dans le
seul but de faire masse et d’obtenir les droits
réservés aux grandes tractions. Effectivement,
la fraction des sans-fraction compterait 45 mem¬
bres, inférieure seulement aux fractions socia¬
liste et centriste. Mais n’est-ce pas vouloir unir
nn peu l’eau et le feu ? Et encore, les autres
partis admettraient-ils celte fiction qui donne¬
rait tant d’importance aux c sauvages a.
Il est à propos ici de rappeler à ht Neue
Zeitung comment, au lendemain des premiers
débats sur Saverae, elle s’époumonnait à crier
au petit groupement des Alsaciens-Lorrains de
disparaître et de se fondre dans les grands
partis, eux seuls ayant montré au Reichslag
l’ampleur et la force nécessaires pour briser la
résistance dc3 militaires... en paroles. Là seu¬
lement, dans cette fusion, devait être le salut.
Au reste, ne le devait-on pas au* partis qui
avaient sué sang et eau à propos de Saveme?
Et il advint qu’au lendemain des seconds dé¬
bats au Reichstag sur celle affaire, ia Neue
Zeitung perdit la voix et le geste. Aurait-elle
compris que les Alsaciens-Lorrains ne peuvent,
malgré tout, compter que sur eux et que, somme
foute, ils font belle figure dans leur indépen¬
dance ? Si la combinaison du « parti des sau¬
vages » se réalisait, la justification des petits
groupements que les circonstances forcent à
rester indépendants serait péremptoire. Ii y au¬
rait non moins de chance de se (aire rouler
qu’en se frottant aux plus forts que nous.
RUSSIE
L’affaire des usines Poutîloff.
Lee délégués liuanciers français et russes te sont
mis d’accord pour assurer, moitié par les uns et moi'
lié par les autres, une augmentai»» du capital de-
usines Poutîloff. Cette augmentation sera do 34 mil¬
lions de roubles représentés par treize militons en ac¬
tions et par quinze en obligations, les millions les¬
tants serviront au rachat des chantiers Ncwsky.
S’il y a une émission d’actions et d'obligation?, elle
aura lieu sur le marché de Paris.
.. .. i
'J'.i-.vj—r,..
CHRON IQUE M ESSINE
CONSEIL MUNICIPAL DE METZ
Séance du i'2 février.
M. le Maire donne lecture d’une lettre de reruer-
clmcnts adressés par le propriétaire du bateau i Ta¬
peur pour la subvention que la Ville lui a allouée,
ainsi que du personnel du théâtre de ee que la ville
ait consenti à prolonger ses engagements jusqu'à la fin
de la saison.
L’ordre du jour est peu chargé. Il ne concerne en
majeure partie que des questions d’intérêt secon¬
daire, tels que renouvellement de traités avec les li¬
braires pour les fournitures d’articles de classe pour
les écoles municipales; location de terrains, location
d'une cave de l'école des demoiselles pour y installer
un manomètre enregistreur pour k Compagnie du gaz.
Droit de balayage et de canalisation.
J.a modification du règlement pour les droits de
balayage et de canalisation, en ce sans qne les droits
seront prélevés en une seule lois, au plus tard le 1
octobre de chaque année, a donné lieu à une discus¬
sion assez auiiuée. M. Fendt, soutenu par M. Leiser,
aurait voulu que ces droits fussent perçus en deux
fois, les 1 er juillet ot 1 er janvier, afinde moutrerquel-
que prévenance envers les petits propriétaires. M. le
Maire combat cette proposition mais promet que la
perception des rôles s'eflecluera sans rigueur. La pro¬
position de la commis-ion est adoptée.
Commission du théâtre.
I.e conseil vole le crédit pour couvrir les frais oc-
easionucs par le voyage de la commission du théllre
à Trêves, ainsi qu’une somme de 450 M pour l’enga-
gemeut de deux artistes supplémentaires pour la re¬
présentation de IViilom et Isolde, vendredi soir. La coin-
miision du théâtre avait proposé que la ville prit en
régie pour la saison prochaine, l'exploitation du théâtre.
Le conseil se range au môme avis. '
Encore la foire.
U commission propose au conseil de revenir sur
une décision antérieure fixant l’emplacement de la
foire sur la place Empereur-Guillaume, et propose,
pour donner suite à une pétition des habitants des
l ,c et 2« sections, de choisir celte année'comme em¬
placement la place de la Comédie, et les places ad¬
jacentes.
M. le D f Ernst demande s’il est exact que cet em¬
placement entraînera un déficit dans les recettes pro¬
venant des emplacements. Le rapporteur donne comme
aoproximalif le chiffre de 17.000 M. Cependant la
commission avait décidé de passer outre, un peu pour
être fixée cl tenter l’épreuve.
M. le D r Ernst et M. Léonard voudraient que l’on
supprimât complètement la foire qui nuit plutôt qu’elle
ne hivorise le commerce nies-in.
La majorité du Conseil se range à l'avis delà com¬
mission.
Cuisse d'épargne.
Le Conseil autorise la Caisse d’épargne de Metz à
reprendre l’actif et le passif de la Caisse d’épargne du
Sablon après sa dissolution. Le nombre des membres
du conseil de surveillance de la Caisse d’épargne sera
augmenté d’uu, dont le choix sera fixé plus tard, et
l'établissement d’une succursale au Sablon est décidée.
Séance levée à cinq heures.
Attention.
Il parait que depuis quelques jours un frère
franciscain de Florence (Italie) parcourt notre
pays pour y quêter de Vargent. Or, malgré les
recommandations qu’il pourrait produire, nous
savons de sourco autorisée, qu'il n’en a pas
l’autorisation légitime.
L'octroi sur les fraises.
La commission d’octroi, qui s’est réunie avant-
hier, a longuement discuté la question des
droits d’octroi sur les fraises. M. llofl, conseiller
municipal, a exposé les motifs qui militent en
faveur de la suppression de ces droits. En 1910,
l’imposition des fraises a rapporté à la Ville
une somme de 7000 M, en 1911 5800, en 1912
4000 M, et en 1913 6000 M, ce qui produit
une somme totale de 22.800 M pendant ces
quatre années. La question ayant été mise au
vote, sept membres étaient contre la suppres¬
sion des droits d'octroi et cinq pour. Les ad¬
versaires de la suppression des droits d'octroi
ont spécifié toutefois que l’année prochaine le
projet aurait plus de chance d’aboutir, les pré¬
visions étant déjà établies pour l’exercice de
1914, en tenant compte des droits d’octroi sur
les fraises.
Affaires scolaires.
L'examen pour l’obtention du cerlicat de
maîtresse de salle d’asile aura lieu cette année
au mois de mai pour le département de la Lor¬
raine. Les déclarations devront être faites pour
le 15 avribpar l’entremise de l’inspecteur d’ar¬
rondissement qui lai indiquera les conditions
d’admission.
L'école A 8 heures.
A partir de lundi prochain, daus les écoles
supérieures et primaires, les classes commen¬
ceront i 8 heures et non pins à 8 h. iß comme
)endant la saison d’hiver.
A l’hospice Saint-Nicolas.
Mercredi après-midi, Mme de Gemmingen,
M. et Mme Baumbach von Kaimberg, M. et
Mme Foret se sont rendus à l'hospice Saint-
Nicolas pour remettre des distinctions pour
longs et loyaux services aux demoiselles Bérard
et Conrad qui sont au service de la maison de¬
puis 40 ans, ainsi qu’à M. Lieber!, menuisier
ne l’établissement depuis 32 aus. Les distinc¬
tions consistaient en une croix en or et un di¬
plôme avec signature autographe de S. M. l'Im¬
pératrice. Apres cette cérémonie, ces dames et
ces messieurs ont visité les malades et les en¬
fants hospitalisés & Saint-Nicolas. Mme de Gem¬
mingen adressa des paroles réconfortantes aux
malades.
Les inscriptions allemandes
dans les Irains.
Un sénateur de la Gironde, M. Chastenait,
ayant remarqué dans certains trains dits inter¬
nationaux, ce qui ne signifie pas étrangers, la
présence de pancartes portant des inscriptions
en langue allemande, telles que t Nichtraucher,
Frauen j, sans aùcune traduction française, a
demandé au ministre des travaux publics la
modification de cet état de choses. Le ministre,
dans sa réponse qui vient de paraître à )’0//t-
eieï, annonce que la Compagnie va être invitée
à remplacer ces étiquettes étrangères par des
inscriptions en deux langues.
Mort subite dans le train.
Hier matin, dans un compartiment de 3 e du
train qui arrive à 6 h. 22 à Sarrebrflck, on
trouva le corps d’un voyageur qui avait un
ticket de Metz à Heidelberg; l’examen médical
établit que cet homme, âgé d’environ 60 ans,
était mort d’ane congestion cérébrale. D’après
les papiers trouvés sur lui, il s'agit d’un as
sistant des douanes, 11. Haas, de Metz,
Kxaincu de maréelialeric.
Ont passé avec succès l’examen de marécha-
lerie ; MM. Louis-Frédéric Krempft, de Gross-
blittersdorf ; Adolphe Nassoy, de Faineck ; Au¬
guste Poincelet, de Goin ; Julien Portha,. de
Rémeriug, et Albert Tillement, d’Àube.
Théâtre.
La représentation de I rislan et Isolde com¬
mencera ce soir à 7 heures.
Demaiu samedi on donnera en représentation
classique Kabale und Liebe, de Schiller.
Dimanche, en matinée a prix réduits, Pupp -
d^en. Le soir Le Postillon de Longjumeau.
Lundi soir il y aura une représentation pour
ouvriers et employés au prix uniforme de 40
pfennigs. Au programme figure le cycle de
pièces en un acte Ùurch «ter Jahrhunderte.
Le tirage au sort des places a commencé au¬
jourd'hui vendredi.
Ouclies sont les sept merveilles
du monde moderne ?
Telle est la question qu'avait posée à ses lecteurs
le lierliner Lokalanzciger et ce jourual a publié le
résultat île son referendum.
Il y a eu 151.764 rotes émis qui se sont répartis
de la manière suivante :
1. Télégraphie sans fil, 17.148;
2. Canal do Panama, 1(5.259;
3. Dation dirigeable, 12.828;
4. Aéroplane, 11.428 ;
5. Emploi do radium, 11.200;
6. Cinématographe, 6.347 ;
7. Steamer monstre Imperator, 0.27(5.
Taus ces chiffres additionnés »'atteignent, d'ailleurs,
que la moitié du nombre «tes suffrages exprimés. Le
journal ne dit pas sur quelles merveilles se sont por¬
tées les autres voix.
M. Kurl Polkc, de Berlin, qui avait dressé le clas¬
sement ci-dessus, conforme au dépouillement du scru¬
tin, gagne un prix de mille marks.
La
des Églises magne
Si la réunion d'ecclésiastiques convoquée,
lundi dernier à la salle Saint-Bernard n’a pas
complètement atteint le but qu’ou s’était peut-
être proposé^il y a lieu, cependant, de se ré¬
jouir que les idées d’apostolat qui y lurent dé-;
veloppées devant un auditoire qui aurait pu,
être plus nombreux prennent pied peu à peu.
dans notre pays. 11 en est un peu de ces m>-
titutions comme des plantations nouvelles : Lei
sol a besoin d’étre préparé, retourné et draindj
avant d'étre à même de recevoir et de nourrir:
les racines qui doivent produire un arbre. Aussi, !
dans ce sens, la conférence faite sur l'œuvre ;
de Saint-Boniface par M. le D r Weinandt, son,
dévoué secrétaire général, aura été un non- 1
veau labour dans la terre lorraine travaillée :
déjà par le Congrès catholique.
I.e titre donné à ee compte rendu e^t celui consacré
«□ France par l’admirable campagne que mène M. Barri* t
en faveur des modestes églises de son pays ; mais ici,
ce titre doit ôtre plus compréhensif. Car à côté de la
K uvraté et de ta misère des oratoires où se réunissent
i pauvres catholiques d’Allemagne dispersés dans les.
régions e»- majorité ou complètement protestant«»,
c’est plus encore la c pitié > «je leur« âmes, leur pri¬
vation de soins et de ministère religieux qui méritant’
notre sollicitude at appellent notre charité. A pre¬
mière vue, disait M. le conférencier qui fnt prérêoté.
par MgrBenzIer, la situation du catholicisme peut! pre-l
mière vue passer pouravanUgense : Vaccroiseemont du '
nombre des catholiques, le chiffre augmentant sans j
eeeee des enfants catholiques fréquentant l’éaole, las i
naissances plus nombreuses dans les familles catho¬
liques, autant de statistiques en faveur des progrès
du catholicisme. Mais c’est lit le résultat d’ensemMa:
où les détails de la situation des catholiques dans tes
contrées protestantes disparaissent. Examinée de plus
près, la question apparaît dans ces pays des plus an¬
goissantes.
Et d’abord des milliers de localités existent où les
catholiques n’ont ni prêtres ni la plus modeste cba-
S elle; dans la Diaspora on rencontre par douzaines
es paroisses où les fidèles sont disséminés sur 50,
100 et 200 localités ; Köslin en a 230, Lunebourg 578,
Rostock 651. On s'imagine de suite quelle distance
ces pauvres gens ont à parcourir pour se rendre i
l’église ; dans les paroisses ci-dessus nommées d’aucuns
ont & laire 25, 60 et même 87 kilomètres; ia seule
paroisse de Köslin s’étend à six arrondissements de la
Pomérauio et entra Kolberg et Neusteltin, sur une li¬
gne de 09 klm on ne rencontre ni un prêtre ni une
église. Cependant, si encore l’église centrale était di¬
gne de ce nom : mais souvent co n’est qu’une cham¬
bre de particulier, une grange, un dérôt de ciment,
un hangar, le grenier d'une école, une chapelle pro¬
testante, une salle de débit ou de danse. En Saxe sur¬
tout, la situation est pleinement misérable sous ce
rapport, sans parler des lois odieuses qui entravent la
liberté du culte, interdisent à un prêtre de passage
de célébrer la messe son? permission de l’administra¬
tion, etc.
Pour Iss écoles, la situation e^t encore pire, sur¬
tout quand on songe que l'avenir de la religion pour
ces petits dépend de leur éducation première; alors
qu’en 1880 on comptait 55.000 enfants lrèquentant
les écoles protestantes, ce chiure c«t passé à 70.000
en 4000, i 70.250 en 1911 pour le-* seules provinces
de Prusse. Ajoutez ù cela les enfants élevés dans les
écoles inlerconfessionoclies et vous aurez un total de
208.447 enfants catholiques qui n’ont pas à l’école
l’occasion d’apprendre la religion de leurs pères; les
rares cl pauvres prêtres ne peuvent guère leur don¬
ner qu’en passant les premiers éléments, souvent
même les enfants ne reçoivent aucune instruction re¬
ligieuse.
Enfin, on connaît le danger des mariages mixtes,
si fréquents préçisément dans les contrées où les ca¬
tholiques sont l'infime minorité; en 1910 on comp¬
tait en Prusse 10 0/0 de mariages mixtes et spr les
eDfanls issus de mariages mixtes 57 0/0 sont protes¬
tants et 42,9 0/0 catholiques.
Par ce simple exposé on voit la nécessité d’aider
dans leur couvre d’évangélisation les prêtres de la
Diaspora ; en Allemagne, la Société de Saint-Boniface
cet là qui fonctionne à merveille et aide de ses res¬
sources et de ses prières le travail des missionnaires.
La question pratique était de savoir s’il y avait lieu,
d’introduire en Lorraine cette organisation; Mgr le
Coadjuteur de Paderborn, qui assistait à la séance,
la recommanda chaudement A la charité.des. Lorrains
si généreux pour l'Œuvre de la Propagation de la
foi et de la hiaiute-Eiifance. Mais dans la discussion
qui suivît, dirigée par Monseigneur do Metz, on en
nrriva plutôt à celte conclusion d’introduire l’Œu¬
vre très progressivement, en commençant peut-être
par les Vieux-Allemands établis dans nos paroisses et
qui chez eux versaient leur obole ù cette Société.
Pour les indigènes,on pouna sa contenter provisoire¬
ment d'affecter à la nouvelle Société une partie des'
fonds recueillis par l'Œuvre de Saint-François da
•Sales. Cette solution provisoire pourra préparer le
terrain à une organisation nui ne devra pas. faire tort'
à l’activité, si llorissante chez nous, de la grande
Œuvre de la Propagation de la foi.
£1
. Calendrier. — Aujourd’hui, vendredi 13 fé¬
vrier, quarante-quatrième jour de l’année. — Le¬
ver du soleil: 7 b. 13; coucher: 5 b. 14.
Lune : Dernier quartier, le 17.
fête du jour. — Saint Lésin.
IL Y A CENT ANS
Le 13 lévrier 1814. — Mort de J. Dembour,
artiste graveur, né à Metz en 1774.
La température. — Une profonde dépression per¬
siste sur le nord-ouest de l’Europe.
Le vent est assez fort d’entre Sud et Ouest sur les
côtes de la Manche.
La température a monté dans l’extiêmenord cl snr
l’ouest du continent. Hier matin, le thermomètre mar¬
quait: —9° à Arkhangel, —7® ù Vienne, -t-2® à Saint-
Pétersbourg, 7° à Limoge?, 9* à Cliarle ville et à Paris,
11» à Marseille, 13® & Alger.
Le temps va rester assez doux, quelques averses
sont probables.
BULLETIN METEOROLOGIQUE
(Observât ion« (ailes par M. flRMOlSSENKT, i Metz)
mWBllKt® 1BBMKÈTKE VEHT TEMPS
12 lév.
ù 4 h. soir
13 fév.
à 8 b. malin
742.2
743.4
+11.0
-4- 4.0
Yar.
SSOiCouv.
lhermomitre. — Maximum du 12,: 4-12.0; Mini¬
mum aujourd'hui : +2.7
NOUVELLES RÉGIONALES
Thiouvillc. —- (Société des grands concerts.)
On nous communique:
L’audition musicale que li Société symphonique
prépare pour dimanche prochain, à 5 heures du-
soir, attire l'attention des amateurs de la grande
musique bieu au delà de la banlieue de Thionville:
et de «es environs. Un programme très intéressant^
aura une exécution soignée par deux artistes hors.
lUne: M. Robert Pollak, violoniste de Genève, et)
M. Désiré Bérean, virtuose d’orgue, lauréat du Con¬
servatoire de Paris, auxquels est joint lin orchestre
composée de 70 musiciens.
M. Pollak qui vient d'achever une tournée ù tra¬
vers le Canada, l'Angleterre, la France et la Suisse a
remporté partout un succès considérable qui le met
au premier rang parmi les violonistes de notre épo¬
que. L’autre soliste de la soirée, M. Béreau, de Paris,
est un phénomène dans son genre. Né aveugle il a
réussi par son talent inné, ù obtenir le diplôme de
lauréat du Conservatoire de Paris, possédant l’orgue
avec une virtuosité et souveraineté extraordinaires.
L'organisation des grands concerts lliionvillois étant
la seulo, en Lorraine, qui dispose d’un orgue de con¬
cert, ce sera là uneoccasion unique d’entendre cet ar¬
tiste merveilleux.
. Les cartes à t et 2 M se trouvent & l’entrée de la
salle (Itoiclishaile, 21.
Lagarrio. — (Sauvetage.) La semaine der¬
nière, M. Klmericlt, aubergiste, a retiré du
canal où il était tombé en patinant un jeune
enfant qui se serait infailliblement noyé.
Eonleny. — (Pendaison.) Un jeune homme
de 23 ans s'est pendu avec sa cravate à un ar¬
bre du verger paternel, mardi 10 lévrier, vers
8 heures du matin. D’après le üfesstn, il était
adonne à la buisson et, la veille du suicide, il
s’était de nouveau enivré, et son père lui fit
de sérieuses remontrances. En quittant la mai¬
son paternelle, le fils dit à sa mère : « Vous no
me reverrez plus ! » Ce garçon n’était pas très
normal.
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MM SCHAUT