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Cnîeurtrîcr. — Aujourd'hui, vendradi 29 mai,
cctit-quarantü-neuvieme jour de l’annce. — Le*
ver du soleil: 4 h. ô; coucher: 7 h. 49.
Lune : premier quartier le 1« juin.
Fête du jour. — Saint Maximin.
Ephémdridea lorraine ». — 29 mai 1549. —
Tu relevé en data de ce jour, écrit par Dom
Ancel, religieux de l’abbaye Saint-Arnould,
donne le nombre des abbayes situées dans la
seule circonscription des faubourgs et de la
ville de Metz. Il s’en trouva douze dans les¬
quelles la régie de saint Benoit était observée.
La température. — La pression atmosphérique
resto voisine de 705 mm. sur l’ouest et le -nord de
,l’Europe.
Le vent est faible ou modéré des régions nord sur
les côtes de la Manche.
La température a baissé daD& le centre du conti¬
nent; elle était hier matin do: 1° au Spitzberg, 7° à
Paris et A Saint-Pétersbourg, 9® à Toulouse, 10® à
Brest et à Dunkerque, 13® à Marseille, 17® A Aiger,
20® A Brindisi et A Budapest.
Un temps nuageux est probable, avec température
en hausse, mais encore inférieure A la normale.
BULLETIN METEOROLOGIQUE
l'Observation* /allés par M. REM01SSENET, i Mets)
iBMOMÊTBEJlO 0 THKMDMÈTBE YEXT
28 mai
4 4 b. soir
744.6
743.3
13.0
•+• 1.0.0
NO
20 mai
i8h. malin
lhermomètre. —. Mmdv.àim du 28: 4-13.0; Mini¬
mum aujotirdlhui ; •+• 7.0
N-O
TEMPS
Nuag.
Var.
CHRONI QUE M ESSINE
Le récent procès rte la
« Rliclnlsch-Wcstfiülschc Zeitung ».
Le procès récemment intenté par notre di¬
recteur à la Rheinisch- Westfälische Zeitung
inspire les lignes suivantes à un journal cen¬
triste d'Essen même, la Essener Volkszeilung :
La Rheinisch-Westfälische Zeitung a eu longtemps
la courage de présenter "A scs lecteurs le vieux-calho-
Uquc D r Alherti comme étant un théologien catho¬
lique. Très fréquemment, et de divers côtés, la ques¬
tion a été posée à la Rheinisch-Westfälische Zeitung
de savoir si ce a théologien catholique» n’était pas
vieux-catholique; le plus germait (je tous les jour¬
naux resta muet afin de laisser subsister l'abus, bien
qu’il eût dit savoir que l’honnéteté était la première
vertu allemande. Son récent et complet ftasco est une
justo punition. \
Mais on se souvient que la grave caloqlnic lancée
contre feu le cardinal Kopp, accusé d’avgfr fait con¬
fectionner des copies de la lettre dp Vempyeur pour
les envoyer A Ronu- et aux évêques d’Allmpagnc, ve¬
nait égafement d’ur «cc'.kAjorateur théologien catho¬
lique» attaché A la feuille d’Rssen. Si ce théologien
catholique devait être par hasard identique avec le
vieux-catholique D r Albcrti, il n’y a pas lieu, pour la
Rheinisch-Westfälische Zeitung, de le ménager, aptès
qu'olte<\tyé ainsi mise dans le sac. A l’époque, elle
se faisait lörfe d’aider le parquet A fifre pleine lu¬
mière dans l’affaire de la lettre impériale. Puisqu’elle
ast à même de le faire..:" ‘ a de lui rappeler
M promesse de jadis.
Cependant, le procès de Metz aura déjà, de par lui-
. mémt’j -de' bonnes conséquents. Les « collaborateur.!
«théologiens catholiques», où qu’ils paraissent ù l’ave¬
nir dans la presse adverse, çrueontreront encore d’a¬
vantage de mélianca que ce : f fut le cas jusqu’au¬
jourd’hui, et en particulier la jHicin.-We&lf. Zeitung
devrait se garder, après avoir été ainsi démasquée, de
faire parader de nouveau un de. ces individus.
Notre respect pour la susceptibilité de la
Rhein.- Weslf. Zeitung est trop grand pour oser
dire combien nous croyons peu à sa conversion
dans le sens que demande la Essener Volhzci-
tung : mais rien ne nous empecho de a
tout bas à l’impénitence finale du jouma;
germaniste. Du reste, tant qu’il y aur
journaux anticatholiques, il y aura toiuoin’*.
«catholiques» pour y déposer la prose de 11
mécontentement. Ces choses là se rencontrent
ailleurs qu’à Essen, finaq j q l’aflai wv<i^i?net-
tr&jmpériale,. nous soupçonnons que Ja .Jù*emr
Volkszeitung en sait plus qu’elle .u’enj/eui.-dire,
et d’autres sont dans le même cas.
M le comte de Zeppelln-Aschluuisen.
ancien président de la Lorraine, est arrivé hier à
Metz en automobile. Il est descendu au Grand
Hôtel. Il a rendu visite à M. le baron de Gun*
rningen, président du département. M. le comte
de Zeppelin quittera Mclz aujourd’hui.
Affaires militaires.
\ Exc. le général von Eichhorn, inspecteur
général de la I e inspection militaires, est ar¬
rivé à Metz hier et est descendu au Grand
Hôte'.
Manœuvres militaires.
Les manœuvres du 21 e corps d’armée, dont
font partie des garnisons lorraines, auront lieu,
celte année aussi, dans les environs de Saint-
Wendel. On croit que tout le commandement
général sera logé, du 16 au 18 septembre, dans
cotte ville.
Cartes rtc circulation en iraimvay.
A cause du renouvellement «les timbres d’a-
bonnement, des caries d'ouvriers, etc., il a été
décidé, vu les fêles do Pentecôte qui, cette
atuiôe, tombant le dernier jour du moia et le l e:
juin, que le bureau de vente, au pavillon delà
Société d’initiative, place Royale, sera ouvert
«antedi après-midi jusqu’à 7 heures, et lundi,
1c U ‘heures à midi ; le bureau de la Centrale,
à la porte do Thinnville, sera ouvert samedi
après-midi jusqu'à 8 heures. On sait que ces
deux bureaux sont réglementairement icrmés
pendant ces jours de grande lé e pour toute
vente de cartes.
Recensement supplémentaire des pores.
D’après la décision du Conseil fédéral il sera
.le nouveau procédé en 1914 dans l’empire al¬
lemand, à un recensement supplémentaire des
porcs. La riale en a élé fixée au 2 juin.
Le recensement s’efiectue de la façon sui¬
vante : l’agent se présente dans tous les ména¬
ges dépendant de sa section de rcccnsefncnt et
s’y informe du nombre des porcs présent le 2
juin : il consigne le résultat sur la liste de re¬
censement et en fait certifier l’exactitude par
le chel de ménage ou son représentant.
a Au Chat ».
A partir du 1« juin, l'auberge du c Chat », à
Planlièrcs, sera do nouveau exploitée par le
propriétaire fil. Eugène Kinnel, lequel y ap¬
portera d’importantes améliorations.
Le joli mois rtc mal.
Nous sommes incorrigibles : parce que les
poètes, qui vivent de mensonges et d’illusions,
ont chanté le printemps, nous croyons au prin¬
temps. Nous .croyons que le moia de mai est
joli, parce qu’ils ont chanté le joli mois de mai.
Et chaque année, nous éprouvons la même dé¬
ception.
Nous subissons, cette fois, une température
boréale, qui succède à un essai d'été orusque
et inopportun. Nous grelottons sous.ta bise
glaciale, et c’est de givre que les roses, qui
ont, quand môme, la bonté de s’épanouir, sont
poudrées.
C’est le printemps ! C’est mai I Et il en est
toujours ainsi depuis l’origine des temps, et il
en sera toujours ainsi.
Vous avez froid, vous gelez, vous toussez,
votre nez coule : c’est de saison, nous sommes
au printemps. Ah ! le joli mois de mai : « Ni¬
colle, apporte-moi mes pantoufles et roule mon
fauteuil près du feu. »
Le Musée Mlgette, h Longeville
sera ouvert au public demain sàhieâi, de 8 à
5 heures de l’après-midi. Entrée gratuite.
Nouvelle banque.
Dans sa séance d’hier jeudi, la « Deutsche
Bank » de Berlin a décidé d’ouvrir une suc¬
cursale à Metz.
Commencements d’incendies.
Les pompiers ont eu deux feux de oaves à
éteindre avant-hier ; le premier, qui éclata
entre 8 et 4 heures, occupa les pompiers pen¬
dant une heure environ. L'extinction du se¬
cond, place Saint-Louis, ne dura que peu de
temps.
Acte de cruauté.
Avant-hier un domestique de Grigy était en¬
voyé à Melz avec une voiturette attelée d’un
chien pour rapporter quelques commissions ; il
oublia sans doute le but de son voyage car de¬
puis avant midi jusqu’à 8 h. iß du soir, on
vit la pauvre béte stationner dans la rue de ia
Seille, sans que personne songeât à lui donner
un peu de nourriture. Finalement un agent fit
conduire le pauvre chien dans l’écurie d’un hô¬
tel où le propriétaire est venu le reprendre.
Recommandé à la Socété protectrice des ani¬
maux. »
Suicide d’un soldat.
Mercredi après-midi ont eu lieu à la gare de
Metz les obsèques d’un soldat, originaire de
Marienwerder. Le jeune homme, ordannance
chez un des officiers de la.compagnie, avait été
puni de plusieurs jours d’àrrôts moyens. Il s’est
suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide
de son mouchoir. Le malheureux était atteint
d’une maladie de nerls.
Chronique des Tribunaux
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Audience du 30 mai.
Jean KnbalzUi, 20 ans, charretier, et Othon KSstel-
maier, 25 ans, colporteur, tous deux demeurant à
Metz, encourent chacun, pour crime préva par l’ar¬
ticle 182 du Code pénal — séduction d'une jeune
fille — neuf mois de prison. Les débats de l’affaire
ont eu lieu A lniis clos.
Pour vol do comestibles, vin, cigarettes, etc., com¬
mis par effraction dans la nuit du 8 au 4 août 1813,
à l'auberge Jeschnnnwski, rue Braillon, A Metz, le
nommé François Grnhowski, 33 ans, ouvrier A Metz,
est condamné à six mois de prison.
Inculpé d’avoir, le 30 mars 1013, volé par eflrac-
tion, nu négociant Zcbgsohn, rue de l’Arsenal, envi¬
ron 15 bouteilles de vin vieux, l’ouvrier Emile-Hugues
Staudle, Agé de 20 aus, domicilié à Metz, bénéficie
d’un acquittement, le tribunal ne pouvant se con¬
vaincre de sa culpabilité.
Jacques Jacques, 01 ans, originaire de Folsebwiller,
■‘uvrier d’occasion à Metz, fut surpris, dans la nuit
31 mars, s’apprêtant A enlever, avec un complice
■cltoment eu fuite, des tuyaux en zinc de la toi-
d’une redoute sise aux environs du cimetière de
st. Dénoncé à la police par un employé de l'octroi,
i. (ut d’abord mis en état d’arrestation, puis bientôt
npiès remis en liberté. Quelques jours après, il fut
de'nouveau pris en flagrant délit de vol, boulevard
Empereur-Guillaume, alors qu’il enfouissait dans un
sac un morceau de métal dérobé. Il se trouve en cas
de récidive. Neuf mois d'emprisonnement.
NOUVELLES RÉGIONALES
('ours rte inurtootioimcment pour
experts rtu service phylloxériquo.
Celle année aura lieu à Sicrck un cours de
perfectionnement pour les experts chargés de
lutter contre le phylloxéra ; l’ouverture du cours
aura lieu le 23 juin, à dix heures du matin,
dans la salle do l’ilôlcl de Ville, et durera jus¬
qu’au 27 juin. Le cours est absolumentgratuit.
Les demandes de participation sont à adresse/
nu commissaire chargé de ia surveillance du
servit o phylloxérique à Strasbourg-Neudorf.
Verny. — (Inspection des viandes.) M. Vic¬
tor lien* à IJerny, a passé avec succès l’exa¬
men d’insper/eur des viandes.
Huijonrtnnrjo. — (Patrons et ouvriers.) Les
Lothringer Nachrichten rapportent qu’un cer¬
tain nombre de mineurs ont porté plainte contre
ia maison Thyssen qui leur aurait vendu à un
prix trop élevé les matières explosives. Une
empiète cri ouverte par les autorités de sur¬
veillance des mines.
Tliionvillc. — (Trouvaille historique.) De
noire correspondant :
A côté do l'hôpital Sainte-Madeleine, les ouvriers
qui creusent Iss fondations pour l’agrandissement de
i’hôpital, ont mis à jour un ancien cimetière. Les
anciens sarcophages remontent au do® siècle. Les épi¬
taphes ‘e sont bien conservées et sont encore très li¬
sibles. Des Ixmlets qui proviennent proliâblemenl d’un
siège ont été trouvés à l’emplacement près des anciens
rompait*. .
Xilvangc. — ( A la chasse d'un voleur.)
On nous écrit, le 28 mai :
Tout le monde fo ramielle le vol sacrilège commis
il y a quelques mois Wf-s l’église do Nilvangc. Les
auteurs n’avaient pu être découverts jusqu’ici. Mer¬
credi matin la police de Villerupt donnait par télé¬
phone le signalement d’uu liait n, chef de bande,
comme étant un des voleurs et qui venait de pas-.er
la Irotdière.
J,'s gendarmes et !a police locale se cachèrent, car
!o signalement correspondait à un Italien connu comme
très dangereux; ils se liront conduire dans une voi¬
lure formen à travers les rues. Dans la soirée vers
6 b. 1,2 l'individu lut signalé passant près d’eux, ils
so mirent à sa poursuite; se voyant pris, il tira plu-
rif.uiv. coup', drs revolver sur les gendarmes qui ripos¬
tèrent sans cependant le blesser. II se réfugia dans
une boulangerie cj monta sur le toit par la cheminée,
continuant A tirer sur la police. On dressa plusieurs
échelles pour pouvoir le prendre. Les gendarmes étant
sur le point de le saisir, l'Italien sauta comme un chat
d’une hauteur de 8 mètres sans se blesser. Enfin fa¬
tigué ou vaincu, il se rendit sans résistance aux
gendarmes, qui le conduisirent à la prison do Havange.
Avec cette capture on espère sous peu pincer les
complices, car celui-ci.et chef de bande bien connu
de Nilvange. On est sùr que cette même banda a
également opéré à Moyeuvre et à Clouange.
Espérons que justice complète sera faite.
Mandern. — (Un vieux brave de l'artille¬
rie montée de la garde impériale.) On nous
écrit :
C’était vraiment une troupe d’élite que le régiment
d’artillerie montée de la garde impériale française en
18701 Les soldais qui en faisaient partie étaient pres¬
que tous des briscards, héros des guerre-i d’Italie ou
du Mexique. Mais, A cette heure, presque tons ont
passé Varme d gauche : c’est à peine s’il en reste
deux dans notre chère Lorraine.
L’un de ces deux grognards est notre compatriote
Nicolas Schneider, qui vient d’obtenir la rente «le vé¬
téran, grfice A l’intérêt très sympathique que !■ i ont
porté M. le D r Sébastien Reiostadler et le vantant
député de Saint-Avold, M. l'abbé Harkjpill. Soldat de
la classe 1865, Nicolas Schneider était rompu à la
manœuvre quand éclata la guerre franco-allemande.
Il avait connu les Dor, les Putz, les Fousse, les Mo¬
ritz qui s’étaient distingués en Afrique, voire en Cri¬
mée, et il fut sous les murs de Mclz le vaillant émule
de ces héros. Il était premier conducteur du sixième
canon de la 3® batterie du régiment d’artillerie mon¬
tée de la garde et il est encore versé dans tous les
termes techniques de cette arme..
Notre artilleur prit part sux batailles de Borny, de
Gravelotte, de Saint-Privat et de Servigny-lès-Sainte-
Barbe; mais la mitraille et les balles l’épargnèrent
tandis que ses camarades Garchon, de Tunting, et
Baudeur, de Mandern, dormentlesommeil des braves,
le premier, sur les hauteurs de Saint-Privat avec les
petits fantassins de Canrobert, et le second, blessé
mortellement dans la même journée du 18 août, avec
des milliers do frères d’armes au cimetière Chambicre
A Metz.
Le 1Ö août, entre 8 et 9 heures du matin, Nicolas
Schneider était avec sa batterie, non loin de Grave-
lotte, quand soudain des masses profondes de Prus¬
siens, venus de Gorze, débouchèrent du bois et atta¬
quèrent l’aile gauche française. 11 (allait, à tout prix,
arrêter ce mouvement offensif. En un clin d’œil, les
avant-trains de ta batterie furent démontés et les pièces
ouvrirent sur l’ennemi un feu infernal. Elles conti¬
nuèrent A tirer jusque vers 9 heures du soir, lançant
des obus et des boites A mitraille en si grand nom¬
bre que l’élan de l’inlanterie prussienne en fut brisé.
Quand notre grognard vous raconte cet épisode mé¬
morable de la bataille du IG août, sa figure s'anime
et sa voix redevient guerrière : i Ah I si on ne nous
avez pas retenus, nous les aurions tous foudroyés!...»
Qui no sait qtte la journée du 18 août fut plus poi¬
gnante encore!
La garde impériale était en réserve au col de Plap-
peville. Elle rageait de rester là, l’arme au pied, tan¬
dis que Canrobert ne cessait de demander des renforts
que Bazaine s'obstinait A lui refuser. Enfin le géné¬
ral Bourbaki, qui commandait la garde, prit sur lui
d’envoyer an maréchal CaYirobert une brigade de gre¬
nadiers et quelques bpHef.'». ..
« Entre 3 et 4 heures do l’aprèv-midi, nous dit
« l'ancien,artilleur Schneider, au p'iug fort de la ca-
« nonnade, les officiers de la 3® bajierie nous crient
« soudain: Garde d vous!... En avant i... Et nous
< partons au galop. Arrivés dans la tpne dangereuse,
« presque à l'extrémité de l’aile droite française, nous
t vîmes de suite qu’elle était A bout forces et dc-
« bordée de toutes parts. Aussitôt nom, mettons nos
a canons en position et nous allions ouvrir le feu
« quand un obus ennemi tomba au milieu de nous.
« Restant en place, nous aurions élé, qn quelques
( instants, couverts de projectiles. Vite, nous dérou-
« tons, par une manœuvre habile, le tir de-» Mie--
d mands et, jusque dans la nuit, nous leur envoyâmes
« des bordées d’obus, si bien que le G® corps put se
« retirer sur Metz. »
Dans la deuxième moitié de septembre, le général
Bourbaki lit demander à la garde impériale des vo¬
lontaires pour ellcclucr une trouée dans la direction
de Thionvüle et du Nord. Artilleurs, grenadiers, vol¬
tigeurs et chasseurs, tous voulurent êlro de la fête,
qui , hélas I fut décommandée.
Le lendemain le général Soiei'Ie, commandant et:
chef de l’artillerie, la passa en revue et félicita le
soldat Schneider de ce que, malgré lo manque de
fourrage, ses deux chevaux étaient si bien soignés. Il
est vrai que ce brave allait aux avant-postes, dans la
direction de Woippv, et s’ingéniait à trouver quelque
nourriture pour ces pauvres hôtes.
Mais qu’on juge de son chagrin 1 Le jour do la fu¬
neste capitulation arrive... et l’artilleur Schneider re¬
çoit, du ses chefs, l’ordre de livrer ses chevaux aux
Prussiens, dans la matinée du 29 octobre.
Lui, un maréchal des logis alsacien et un camarade
emmènent ces chevaux et d’autres entre Metz et filon-
tigny. Arrive un «Wachtmeister» prussien. Le sous-
ofliciev français l’informe de la triste mission qui leur
incombe.
Le il Wachtmeister» comprend... et dit d’un ton
bret : Lasst sie laufen!... Lâchez ccs chevaux !...
Emmené en captivité à Augsbonrg, nott-e grognard
dut y roder jusqu'au 25 mars 1871 ; il y était, entre
autre-:, avec un maréchal des logis do son régiment,
Armand Cosnefroy, dont beaucoup de lecteurs du
Lorrain ont lu les papes si intéressantes et poignantes,
dans les .S'omwiirs da soldats de l’Armée du Rhin
parus à l'Imprimerie Lorraine en 1912.
.Son lieutenant-colonel en 1870 était un officier mes¬
sin do grande valeur, décédé depuis ù Sniiile-lLdline,
où il était très connu sous le nom de colonel Gcr-
laut.
Au vieil artilleur Nicolas Schneider, qui est très
estimé dans la commune de Manderii-Tuntiug, nous
souhaitons encore une longue et heureuse vie, car
nous nous félicitons d’avoir parmi nous ce vaillant
représentant d’un des plus beaux régiments qui aient
jamais existé.
Du pays Rouiller. — (Le sommai du
juste.) Un raconte au pays de la Hosselle qu’un
brave homme de la campagne s’en venait à la
mine prendre un chargement de houille ; s’en
remettant n l’instinct de son cheval — qui n'é¬
tait cependant pas d’Elberïeld — notre homme
s’étendit dans te iond de son chariot et s’en¬
dormit au point qu’il ne so réveilla pas quand
son cheval s'arrêta près du chantier. Ne rece¬
vant aucun commandement, le fidèle cheval re¬
garde de tons côtés, jusqu’à ce qu'un mineur
l'eût pris par la bride pour le mettre à nou¬
veau sur lo chemin du village, pendant que
’hommo continuait à ronfler. On ajoute que sa
femme s’est chargée de le réveiller.
Nnrbéfontaiiic. — (Bénédiction de trois
nouvelles cloches). D'un correspondant :
C’était avec une vraie impatience qu’on attendait ici
l’arrivée des nouvelles cloches, qui ont mis «trois se¬
maines pour venir de Robccourt jusqueNarbéfontaine.
[.a bénédiction qui avait déjà été fixée pour le jour
de l’Ascension a dû êlre remiso au mercredi 27 mai,
premier jour de l’adoration. Et à midi les cloches no¬
taient pas encore là. Enfin à une heure les voilà ar¬
rivées. En toute hâte les vaillants hommes et jeunes
gens du village les installent avec beaucoup île peine
devant la superbe grotte’de Notre-Dame do Lourdes.
Vers 4 li. 1/2 on commence la cérémonie. M. le curé
do 8a>nl-Maximin donne lo sermon de circonstance.
Il développa à ses anciens paroissiens la liturgie de la
solennité et In signification des cloche«. Ensuite on se
rendit devant la grotte et M. le curé de Bionviile, <lé-
liniUur d'n canton de Boulay, procéda à la bénédic¬
tion des cloches d'après les nouvelles rubriques. Mal¬
gré la pluie incessante, tonte la paroisse était sur pied.
Mais quelle joie, lorsqu’on entendait le son moelleux
des trois nouvelle» cloches fa, sol , la, qui rendent un
beau témoimage à leur fabricant, M. Farnicr. delta-
béconrt. Chacun tinta les trois cloches cl déposa son
oflrande, dont le produit a été très satisfaisant. En
suite les dix paires de parrains et de marra nés firent
à leur tour tomber une pluie ds dragées sur les as¬
solants.
Tout est bien qui finit bien I
Foximcli. — La fièvre aphteuse s’est Jécla-
rée dans une écurie à Forbach ; le marché aux
porcelets est provisoirement inlenüt.
FéinHuanrje. — (Mort de l'instituteur prin¬
cipal. ) Mercredi un cortège imposant a rendu
les derniers honneurs à M. Klein, inslilulcm*
principal à Fénéfrange, un brave vétéran de
l'enseignement, décédé après une pénible ma¬
ladie. Une vingtaine d'instituteurs étaient accou¬
rus pour accompagner leur collègue à sa der¬
nière demeure.
Niodovwillcr. — (Ignoble individu.) Lau¬
rent B icker-qni, rentrant ivre de Sambonrg,
avait odieirement maltraité deux fillcilcs, l’une
d'un an, l’autre de cinq ans, a été condamné
par la correctionnelle de Saverne à un an de
prison.
Dolvinf). — (Chute grave.) Samedi soir,
un ouvrier de Dolviug, porc de 11 cillants, est
tombé de bicyclette en rentrant chez lui est
est resté étendu sans connaissance sur la route
près du bots. Grèce aux bans soins de M.
Scius, pharmacien à Sarrebonrg, qui passa for¬
tuitement à cet endroit, le blessé put être rap¬
pelé à la vie et transporté chez lui où il est
hors de danger.
Obcrslinzcl. — (Aimerai.) Il n’est ques¬
tion dans le pays que de minerai de 1er qu’au¬
raient fait découvrir des sondages pratiqués
sur le bàn d’Oberstinzel. Il appartiendra aux
experts de juger si ces couches valent la peine
d’élro exploitées.
Déhinfj. — (Coni/urmirifûm.) Les nommés
Joseph Calais, âgé de 23 ans, et Raymond Béné,
14 ans, tous deux à Bébing, comparaissaient
devant le tribunal correctionnel de Saverne
pour crime contre mœurs. Béué a profité d’un
acquittement et a élé renvoyé à sa famille,
parce que le tribunal était d'avis que l'accusé
était incapable de comprendre la gravité île son
acte. Calais a été condamné à six mois do pri¬
son; on lui tiendra compte d’un mois de dé¬
tention préventive.
nomment. — (Nécrologie.) M. l’abbé Ket¬
tels, ancien curé do Honimort-iraarbcrg, est
décédé à llermülilheim, cercle de Cologne, où
il vivait retiré depuis un an environ. Né à
Wiltz, dans le Luxembourg, le défunt, après
ses études au Grand-Séminaire de Metz, lut
nommé vicaire à Petite-Rospelle et, en if$93,
curé à Ilommcrt, où la maladie vint le terras¬
ser au milieu d’un ministère pieux et bienfai¬
sant. Ses obsèques ont eu lieu lef*fï»*iaià Uel-~
mulheim. R. I. P.
ALSACE
fc^tl'asboimf. — Lo Kronprinz, qui prend part
au voy.igo du grand état-ma : or en Ahnte, e?t arrivé
à Strasbourg hier jeudi, à midi 45 venant de Col-
mar^ 11 est dercundn à l’flôtel de la Ville de Paris
et râlera à Strasbourg jusqu'à samedi.
CollILU'. — (Les élections sont attaquées.) La
vnlidild de l'élection des 11 candidats du bloc élus le
17 mai a élé attaquée pour diverses raisons. I.’aflaire
vieudra donc devant lo conseil de prélecture, où l’oc¬
casion sera donnée de caractériser comme il convient
les procédés des hlocavils.
Mulhouse. — (Elections contestées,) A Mulhouse
des membres do In .Société économique ont demandé
l’animlnlioti des éleclions, desélecteursayantété portés
sur la liste, qui n'avaient pas payé leurs contributions.
Même demande d’invalidation a élé faite à Dornach
contre l'élection des quatre socialistes sortis au pre¬
mier tour.
MEURTRE-ET- MOSELLE
Nuit— iCondrt/jjjifl/ioH « mort.) Le nommé
Joseph Lagarde, originaire des Vosges, âgé de trente-
troisans, inculpéd’avoir, Ie23maisdeniier, assassiné,
pour le voler, un cafetier do Maxéville, M. Deleau, a
élé condamné à mort par la Cour d’atsiscs de Meurthe-
et-Moselle. Lngarde passera également devant les assi¬
ses des Vosges, sous l’inculpation do meurtre d’un
colporteur, commis dans ce département.
La bonne Adresse
pour ncheLer couleurs, vernis, pinceaux, etc.,
c’est 32, place f?aint-Louis, à la Droguerie
Lorraine.
CHRONIQUE RELIGIEUSE
A Rèi iq-Viütrnuqc.
Vendredi prochain, 5 juin, aura lieu le pèlerinage
annuel en l’honneur de Saint Hippolyte à Vintrange.
Les pieux pèlerins auront l'occasion d’assister à des
saintes messes à partir do 7 heures.
A 9 h., grand’messc avn sermon français.
A 10 h., grand’mcssc avec sermon allemand.
BOÎTE aux lettres
L. L. — Cet article nous a été communiqué par
une agença qui n’en sait pas davantage sur le rujet ;
il vous serait, croyons-nous, très difficile, sinon im¬
possible de trouver quelque chose de précis sur la
question que vous éludiez.
Mondclange «® tOO. — Dans les communes ayant
500 habitants et plus, le père et le fils, le beau-père
et le gendre, ainsi que des frères ne peuvent pas être
en môme temps membres du Conseil municipal.
S
Elsâssloüiritüjisclig WeMîle iür Kiir«sî i MgeftÂ
.S'lacs da Corbeau SIRASSDOURG Ifnhenpl.iU 1
MAISON DE 1er ORDRE
Fondéo en 1825
Vitraux d'églises en fous genres et tous style;.
Envoi do dessins et devis, sans (rais et sans
engagements pour le demandeur.
Afin que les nombreux groupes et les autres
rongressistes puissent plus facilement s’y recon¬
naître, nous donnons ci-dessous les dillérenu
gr-nes qui prendront pari à la grandiose mr.*
1. ea.-ition du Congrès Eucharistique de Samt-
Avold .e lundi dr. la Penlecôln, A 5 bout e $ .Je
l’après-midi. — Le jour de la Pentecôte, les
enfants du canton inaugureront le Cnngr*'- a
i h. J/2, par une gentille procession du Ttè:t
Saint-Sacrement.
ÉNUMÉRATION DE? CROUPES
Ordre do la Procession solennelle .*
t. Quatre hérauts d'arme®.
2. Les suisses du cau'on.
3. La croix et les acobtes.
•i, Movcuvre-Graitde: !a fanfare 1’« Union lorraine»
N® I.
5. Sainl-Avolil : Congrégation.
G. l’obehvillcr : Congrégation.
7. Machern: Congrégation.
8. .Semgbouse : (kjiigrégiilien.
I). Cariing: Congrégation.
h>. lJoinlioiirg-l'Evêque : le corps des pompiers.
II. Iloniliottrg-i’Kvèqne : musique et chanltes, N® 2.
I-. Hombourg-PKvèqiie: Société des jeunes gens et
des ouvriers.
!•!. Barst: les hommes et les jeunes gen«,
l i. (ieinveiler: les hommes et les jeunes gen3,
15. Belting': les hommes et les jeunes gens.
IB. liéning: les hommes cl lus jeunes gens.
17. Piarrebersweiler : le corps des pompiers.
18. b fa cci rie des jeuues gens.
I0. » les hommes de la paroisse.
20. Oherbosl: les hommes de la paroisse,
21. Ilenriville : le groupe des hommes.
22. Cappel : le corps des pompiers.
23. Cappel-Lavnlelte : le groupe des hommes.
2t. Préming ; le corps des pompiers.
24o " mu-ique cl chantres. N®
25. » cercle ouvrier.
25a » Société ouvrière mutuelle.
20. » Colonie Hochwald.
27. Altviller: le corps des pompiers.
28. » les hommes et les jeunes gens.
29. Durchlhal : les hommes de la paroisse.
30. Machern : tes hommes et les jeunes gens.
31. Klein-Ebersweiler: lo groupe des hommes.
32. Valmout : les bouillies et les (euties gens.
33. Folschviller : le chœur do chant.
34. » |o groupe das hommes.
35. » fa groupe des vétérans.
30. Frémersdorf, Freibti? 1 *, Laning.
37. I.ixinp, Lelling, Bùding.
38. Vahl-Ebersing et Maxsladt.
39. Vablen : les hommes et les jeuues gens.-
40. La-Chambre : le corps des pompiers.
41. » fas hommes et les jeuues gens.
42a Cariing : le corps des pompiers.
42b » le corps de musique n° 4.
43. » cercle des hommes.
44. » cercle des jeunes gens.
45. L’Hôpital: cercle des jeunes gens «Saint-Nicolas».
40. » cercle des hommes.
47. » cercle des hommes d’Aspenhùbel.
48. Pultelaiige : (S.) : Confrérie du Saint-Sacrement.
49. Seinghoiise : les hommes et les jeunts gens.
50. Var&bcrg: le Cercle ouvrier.
51. Porcelelte: le Corps des pompiers.
52. Porcelelte: le Cercle des hommes et des jeunes
(t«M, . - • ..-- - - .
53. Luboln: la Paroisse.
54. Boulay : la Musicale « La Lyre », n® 5.
55. Morhange : le Clmmr de chant.
ÔG. Sainl-AvolJ: le Corps dos pompiers.
57. » le Cercle des jeunes gens « Saint-
Kiirnnc ».
58. » l’Ecole préparatoire.
59. » Messieurs les instituteurs du canton.
GO. n le Cercle catholique des hommes.
Gi. » les Sœurs et institutrices du canton,
02. » la Musicale «Sainte-Cécile», n® 6.
63. » le Chn-ur «léchant. <*
i>4. » ic Chœur des petits chantres. ,•
65, » les entants de chœur.
GO. » le clergé.
67. » Monseigneur l’Evêque de Metz.
08. ■ fa corps des pompiers portant le dais.
09. » le Très-Saint Sacrement,
70. » le bureau du comité.
71. » le Comi é local de Moyeuvre-Grande.
72. » les dépu lés du canton.
73. » le comité local et leronseil municipal.
74. » le comité d’honneur.
75. » les conseillers municipaux du canton.
70. » les hommes.
77. » les femmes.
MiPPtie PR ILLOT
&, Avenue Serpenolse, 2 «
Tiraaes Financiers
CASA DE PANAMA
Tirage du 15 »»ni 1914.
Les 200 numéros suivants sont remboursables cha¬
cun à 400 francs :
803
6335
13201
21583
41400
56707
78725
81059
97323
104843
110803
112073
118288
138920
165805,
190840
193006
19S6I4
109762
20810ff
2{1329
2I742G
220110
225078
231135
264885
282771
310440
320220
332061
339657
340255
3-43082
378380
338536
399398
403242
429591
-430376
454627
460073
400472
•470059
498G25
493521
494134
502393
505280
510103
523480
52622l
534539
554771
589310
58271)8
598010
00-4257
604764
000582
620203
62922G
030018
058014
682072
694328
695201
717159
728700
7.37704
745828
746940
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755308
703403
770569
776381
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770734
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827215
838720
843536
839577
800534
865-477
874778
890355
9Ô15IÜ
915233
017002
Ü22465
9.82 H 4
933168
960389
9*18017
979795
987690
1001298
1004-438
4010700?
1017158
104-4754
1(148550
1000863
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108-4527
1101098
1101721
1123307
1143138
1151976
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•I100372
1165958
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1232612
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•1282406
1399466
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1313381
1342852
1361321
136-4367
1366713
•1378501
1381750
139331S
1400133
1444982
1451529
1407580
1 4773:9
1-482830
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1514720
15*29877
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1543638
1560143
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1560418
1581713
1»)3882
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1016485
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1054006
1054734
1055358
1673126
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1681007
•1033295
1638251
1708307
1709030
1711139
1721745
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1740175
1746600
1754663
1757343
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1881740
1884802
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1911598
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1924001
1955414
1961984
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Remboursement à partir du 15 juiu 1914,
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