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LB UrRBLOT

®ïoyais que lon devait toujours se soumettre a ta loi, surtout quand on lavait faite!.. mustenflüte.

Mais nous lavons faite hier, parce quelle n °hs convenait hier, et nous la défaisons ^jourdhui, parce quaujourdhui, elle nous

PIVOINARD.

Cest comme ça que ça se passe chez vous?

belphêgor.

Conarne ça, et pas autrement!

PIVOINARD.

,Ch bien ! vrai!., mes compliments!., vous r *êtes pas difficiles!..

HARIDEL.

Nous, pas du tout!., nous voulons arriver à û °sflns,et nous nous déclarerons satisfaits..

PIVOINARD.

Et le pays?

HARIDEL.

Ne sera-t-il pas heureux sil voit que nous le

sommes?.,

pivoiNARD, à part.

Cau Se toujours,mon enfant!.. (Haut.) Alors,

essi eurs n > y a qu >à procéder au vole, nest» oe pas?

HARIDEL.

Assurément!.. Votons! votons en choeur!.. Renversons ce septennat qui empêche le tra- de reprendre, et remettons notre roi sur s °0 trône!., cest le vrai bonheur!

[On voie de nouveau. Celle fois, Hiridel et Se $ amis remportent leur veste avec un ensemble Parfait. Pivoinard les croit complètement- c °drayés. Attendei seulement jusqu'à la nou- velle lune pour voir!..)

P, P. c.

CE PAUVRE MONSIEUR DAHIREL

, Pour un homme malheureux, voilà un °nam e malheureux!

L?ur une veste, voilà une veste !

55 appeler Dahirel, ce qui est un nom su- P er bef être royaliste à faire les bottes du Ornte de Chambord, jouir dune jolie fortune J duna considération absolue et piquer la l6 te quil a piquée à la Chambre.

Non!.. c ; est à en devenir fou !..

Compter sur un crachoir dhonneur après un discours aussi remarquable que la été le sien et recevoir les étrivières du fiaaro le lende­main (

Ah! sapristi!

En lisant le récit lamentable du four énorme ? e . ce pauvre Dahirel, il mest venu involon- JRreiuent à l'esprit une complainte célèbre voici le refrain :

Ah ! il est tombé dans la limonade!

Quel malheur!

Quel malheur !

Pour ce gai farceur !

Eu reste, ce brave Dahirel a bu la coupe, Paraît-il, jusquà la lie.

. Ce bruit courait hier quà la nouvelle des ornières élections, on lui aurait refusé crédit . e 2 sa fruitière, tant sa ligne politique ins- llre de conliance au commerce.

Ali ! il est tombé dans la limonade!

Quel malheur!

Quel malheur!

Pour ce gai farceur !

N. F.

gazette de montretout

Frohsdorfl, 2 avril.

<l Gazette France, Paris (près Versailles).

* Chambord accepte drapeau tricolore.

* Annoncer nouvelle à son bon peuple.

CARAYON. »

Frohsdcrff, 2 avril.

** Union, Paris, près (Versailles). s * Henry V sest r'avisé. Rien de fait. Dé­mentir dépêche Carayon.

CAZENOVE DE PRADINES. »

. Et dire que ce petit manég'- se renouvelle j,m*ï ou six fois par an, toutes les fois que Assemblée croit devoir nous donner des va- c ances!

H faut que les deux intrépides comrnis- ^°yageurs de la restauration aient une forte Ose dentêtement pcurnôtie point encore êcouragés par linsuccès de leurs démarches.

En vérité, ce pauvre Chambord doit être fu­rieusement rasé.

Car enfin que demande-t-il, cet homme? Quon le laisse sensevelir tranquillement dans les plis de sa bannière de coutil blanc.

Parole dhonneur! ce nest pas gentil ce que vous faites, messieurs Carayon et Cazenove!

Vous feriez beaucoup mieux, au lieu daller embêter Chambord, de vous rendre dans vos circonscriptions respectives, pour y étudier lesprit de vos imbéciles délecteurs qui vous payent vingt-cinq francs par jour, même pendant les vacances, pour que vous alliez faire des mamours au gros œuf de Pâques de Frohsdorlf,

*

* *

11 y a royaliste et royaliste, comme il y a magot et magot.

Voici que Dahirel vient de rompre avec ses complices de la droite radicale ! Le gai Dahi­rel veut quon se prononce enfin sur la fôôôrme du gouvernement.

Et la gauche a applaudi Dahirel à outrance. Quelle leçon 1 Mais avoz-vous jamais vu les vieillards de la droite applaudir les hommes de la gauche?

Dimanche, minuit.

Quelles nouvelles?

Les deux républicains sont élus.

Quelle veste pour le gouvernement 1

Je défie quon .rouve dans lhistoire, àquel- que période que ce soit, un peuple en répu­blique considérant comme un échec pour son ministère lélection de deux

A propos délections, cest avec stupeur que la population de la Haute-Marne a lu jeudi et vendredi laffiche suivante, placardée à la porte de la mairie de Joinville.

« Le maire de Joinville fait savoir que les » indigents pourront ramasser du bois mort » dans la forêt du prince. »

La forêt du prince!

De lun de ces cadets qui se coalisèrent lan dernier pour faire condamner deux ou trois paysans qui avaient broulillé dans la forêt dAmboise !

Mais le prince de Joinville est donc malade?

Que va dire dAumale, le grand économe de la maison dOrléans?

Rien, car il sagissait cette fois de faire de la propagande électorale.

II est vrai que cela na pas servi à grand chose, puisque M. Bernardin a obtenu une faible majorité de 10,000 voix.

Dieu! que les dOrléans vont regretter leur bois mort!

Autre genre de propagande, thiersiste, cette fois !

1® M. Thiers fait courir le bruit de sa pro­pre mort.

2 Mlle Dosne offre une rue à la ville de Paris, à la condition que cette rue se nomme la rue Dosne.

A quand le boulevard Manier, le passage Blan­che dAniigny, limpasse dEsbrouffe et le cul-de- sac John Lemoinne ?

Circulaire du ministre de lignorance pu­blique obligatoire et non gratuite aux recteurs « pour les inviter à sévir contre les institu­ts teurs qui se livrent à la propagande des « idées radicales »

Et ceux qui font du monarchisme rural.

On leur donnera sans doute de lavance­ment !

*

* *

Mcssieur Dupanloup vient davoir enfin une lueur de sens commun.

11 lance à son clergé une circulaire qui commence en ces termes :

« On na pas le droit de demander à la Pro­vidence des interventions miraculeuses inces­santes... »

Ah! ah! vous avouez donc que les miracles sont une insulte au Créateur.

Bravo ! monsieur.

Mais que va dire le sous-pape Veuillot?

*

*

Copié dans les Petites affiches :

On demande une bonne femme dans la par­tie de létui à lunettes.

Avis à Mlle Sarah Bernhart.

MONTRETOUT.

De la douceur!...

Il ne répugne pas au Grelot de soccuper de temps en temps de questions sérieuses, cest un droit auquel son cautionnement lui permet daspirer, surtout lorsquil sagit dun intérêt grave pour lhumanité.

Or, voici ce dont il est, question :

Une commission de lAssemblée nationale vient dexaminer à fond la question péniten­tiaire, et dans sa sagesse elle na rien trou­ de mieux que de déclarer que la meilleure réforme à introduire dans le régime des pri­sons était le système cellulaire.

Coût, dit-elle, 35 millions.

35 millions! ce nest pas une épingle que cela : on peut faire bien des choses avec cette bagatelle.

Maïs il paraît que la commission a fait une erreur de plus de deux tiers,

Et que la direction des prisons du ministère de lintérieur soutient que la réforme néces­sitera une dépensedellS millions au moins, ajoute t-elle avec condescendance.

Cent-quinze millions 1 Pour arriver à transformer les habitations destinée* à abriter des coupables presque tou­jours, des innocents quelquefois aussi, as­surément, mais bien rarement !...

Certes, voilà qui demande réflexion !

Quoi ! depuis que la France est France, no­tre système pénitencier a suffi sans que nous ayons vu le nombre des coquins saccroître chez nous dune façon à faire envie aux au­tres peuples de lEurope, et il nous fau­drait à présent dépenser une somme aussi énorme pour bâtir aux criminels des apparte­ments particuliers !

Comme disent nos aimables gommeux :

« Çn ne serait pas à faire ! »

Avec ça que nous sommes si riches,

Et que les princes dOrléans font des éco- mies pour nous !

Franchement, avant de bâtir pour cent quinze millions de prisons,nous avons encore quelques autres petites choses à faire.

Et avant de dépenser trois fois le budget de linstruction publique à donner des cabinets de toilette aux aimables gentlemen qui font le mouchoir, et dont la commission des prisons éprouve un si vif désir de ménager la pudeur, Je crois que lattention des dispensateurs des fonds publics pourrait se porter sur des personnages plus intéressants.

Il est du reste singulier de voir combien en France on a un penchant à favoriser toutes les mesure» de rigueur, comme si la férocité était la fermeté.

Demandez cent millions pour nuire,vous êtes plus que certain de les obtenir.

Demandez-en cinquante pour instruire, vous verrez comment vous serez reçu!

Que le lendemain de la rentrée de la Cham­bre, le ministre de lInstruction publique demande seulement, pour voir, vingt millions à leffet de bâtir des écoles,

Kt sil obtient la majorité en faveur de son crédit, je me fais limer tes ongles et les dents 1 Ce nest cependant pas pour rien que Hen­ri, IV disait :

« On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel quavec dix tonneaux de vinaigre »

Et les mouches nont pas changé depuis Henri IV.

Il est triste que lon soit encore obligé de répéter ces choses,

Et ce qui est plus triste encore, cest de savoir que cela ne sert absolument à rien.

R.

Lire 4 1 Abat.

page, lannonce de la nouvelle presse Padl

LS HDSÉE DES GROTESaUBS

M. LOUIS VEUILLOT

Puisquil vient de faire sa « rentrée », en­richissons notre galerie de ce nouveau « mo­dèle ».

Je croyais que lArpin de la presse cléri- calç était sur les bords « fleuris » des ruis­seaux qui arrosent les Halles ou le quartier Mouffetard ; il nen est rien : il est à Boy- nes (Loiret), en 1813 : ii a soixante et un prin­temps.

Mais son père étant venu sétablir mastro- quet à Bercy en 1818, il a prendre ses premières inscriptions dans lart de leugueu- lement aux époques de carnaval sous la Restauration.

Mes lecteurs ne peuvent se figurer en quoi consistait cet échange de a gais propos », entre masques, sous le gouvernement de lor­dre moral des rois par la grâce de Dieu (!!!).

Cétait un échange de mots graveleux, lu­briques, infâmes, à faire rougir le portier des Chartreux.

Et cela se débitait en pie ne rue, sur les boulevards, aux oreilles des mères et des jeunes filJes; ils étaient accotflpagnés de ges­

tes pimentés qui, en rehaussant la saveur de ces ragoûts dimmondices les rendaient intel­ligibles aux plus ignorantes.

Les légitimistes ont raison de le dire : les belles et nobles traditions sen vont.

M. Veuillot a profité de ces leçons. Disons cependant quil en a négligé la partie éro­tique; mais avec quel art il sest assimilé le reste !

Après avoir aidé son père à servir des « pe­tits canons » aux ouvriers du port, il entra comme saute-ruisseau dans une étude dvoué.

Sétant, à force de volonté, donné quelque teinte dinstruction, il se perfectionna « par la lecture de mauvais romans et la fréquentation des petits théâtres, » dit M. Vapereau.

A dix-neuf ans, il sétait fait connaître, et entra dans les bureaux de lEsprit public, d le ministère ie dirigea sur la province pour collaborer à lEcho de la Seine-Inférieure, puis au Mémorial de la Dordogne, il se lia avec M. Romieu, ce préfet de lordre moral qui mettait des lampions sur le ventre de ses amis qui tombeaient ivres-morts dans la rue.

M. Veuillot na pas compris sa vocation : il aurait écrire dans les « feuilles de joie; » il eût été à sou aise dans ces lupanars de la politique et de la littérature. Il serait million­naire comme M. de V.; il se serait

fait bâtir une chapelle pour bureaux de rédac­tion, avec un Bobèche en bronze au balcon, imitant un pitre sur lestrade dun saltimban­que, qui aurait fait hausser les épaules aux passants.

Il est vrai que « la fée Ironie » lavait mé­diocrement doué; mais, en revanche, le gé­nie Gourdin-Tape-Dur lui a prodigué toutes ses grâces.

Galvaudin, Poivreux, Galapias lui eussent fait cortège, et-Jouvince Veuillot myope eût été le premier ministre de cet empe­reur de lengueulement.

Après avoir invectivé des membres de lé­piscopat quelque peu tolérants, M. Veuillot a fait un livre les Odeurs de Paris dans le­quel il a insulté tout le monde; les hommes de lettres, depuis les plus grands jusquaux plus petits Victor Hugo et M. Havin ont reçu leur bordée dinjures ; les artistes nont pas été épargnés; à propos d'actrices, une phrase va vous donner un échantillon de sa critique et de san style.

« Elles ont lagaçante voix, le glapissement déchiré des filles de portière qui semblent sêtre gargarisées de leau du ruisseau. »

Il na même pas épargné les défauts physi­ques, lui qui pourrait prétendre au premier prix dans un concours de laideurs; écoutez- le parler dune chanteuse populaire.

« Elle a, je crois, quelques cheveux; sa bouche semble faire le tour de la tête (de qui?); pour lèvres, des bourrelets comme un nègre, des dents de rpquin, » etc.

Je sais bien que tout le monde ne peut pas se procurer, comme M. Veuillot, le luxe dun nez qui ressemble à une vitelolte et un visage vermicuié comme la porte Saint-Martin, mais à qui la faute?

Quant au chant de cette artiste, voici en quels termes il le juge :

« Gela nest daucune langue, daucun art, daucune vérité. Cela se ramasse dans le ruis­seau, et il faut trouver dans le ruisseau le pro­duit qui a bien le goût du ruisseau. »

Comme notre homme est en goût, après avoir probablement fumé sa bouffarde dans un cabouiot, il se paye une féerie « une grande fille, se promène tout le temps en maillot couleur de brique, à peu près uni­quement vêtue de brodequins rouges; elle fait voir ses formes, » etc.

Le grand attrait, oh! pas pour lui, le saint homme, « cest beaucoup de femmes qui ne sont pas habillées du tout... » Cela fait rêver et scandalise ce porte-goupillon.

Un de ses confrères vient de surenchérir; il a fait enlever car ils sont tout-puissants, ces béats de nos jardins publics toutes les statues mythologiques qui faisaient notre ad­miration, sans éveiller en nous aucun de ces sentiments lubriques qui, paraît-il assiègent ces saints personnages, à la vue des beautés plastiques.

U y a longtemps que Molière nous a donné celte scène : vous vous rappelez quand Tar­tuffe dit à Dorine, à propos de ses splendides appas :

.Couvrez ce sein que je ne saurais voir;

Par Je pareils objets les âme sont blessées,

Et cela fait venir de coupables pensées.

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