LB GRELOT

* ^ort mais bien en cachot à 60 pieds sous

" terre.

» Les coquins ont fait croire ma mort ils 1 ont fait mettre dans les journaux Tous les 1 ?°irs ils me mettent la camisole de force et u ne me lôte que le matin.

* Donc si un de vous sort démentez la ^ort de votre ancien commandant.

» Vive la Commune!

t> Gustave Flourens,

» Commandant du bataillon de Belleville. »

f out cela est curieux en vérité mais ne a ld pas le fameux avaleur de fourchettes !

. tin tout jeune homme ! mais Yavaleur nat- e ^d pas le nombre des années!

.. tin habile commerçant que ce M. Jalazot, 'jeteur des grand magasins du Printemps, tl fait avaler des fourchettes à ses employés se faire de la réclame.

Le jour M. Buffet avalera sa sonnette, succès !

*

* *

Dn en raconte de belles sur le père Guizot. ^.L homme qui sest opposé à la lecture du Su ac °urs dOliivier a donc oublié lanecdote c, Ua 11,(1 de la Bioqraphie des hommes du jour, IPage 292 ) :

r es '!^V an d Napoléon revint en 1815, M. Guizot, diviY â Paris > fut employé comme chef de not A 0 au Ministère de lintérieur, sous Càr- l>p 1 ' ,P r ès le vote pour lacte additionnel de Mpire^ ]y{ (juizot nen reçut pas moins sa Mission, quoiquil eût signé : oui, avec em- P^ssement.

* Furieux de cette disgrâce et regrettant "fièrement davoir signé lacte additionne!

constitutions de l'Empire, lex-chef de lv ision parvint, par un expédient que nous ° u s abstenons de qualifier, à effacer le témoi- ® na ge de sa servilité.

sité S ]° US P r ètexte de vérifier, par simple curio- |>i »Je registre qui avait reçu les adhésions à S1 «èneur, il versa une ècritoire sur sa propre ^shalure. Lintègre Carnot, refusant de croire j, ^ telle action et voulant sen convaincre ej j. hii-méme, se fit représenter le registre, Pr 0 ex P r ^ ma en I e voyant un sentiment très- , n °ncé de mépris (t d indignation. » i c èté de Guizot, M. Jules Favre nest que 6 la Saint-Jean I

p e ^Presse a monté une bonne scie à M. De

° e P ar * e U us * u sans imprimer Depeyr e, frémissant de fièvre et d'éloquence. heh - î üuruaux se sont emparés du cliché e Puis fors on peut lire partout :

M. Depeyre, frémissant de fièvre et d'êlc eW \* a déjeuné hier avec M. de Broglie. Depeyre, frémissant de fièvre et d'étc 9 nce, s est fait administrer un lavement c Matin, etc.

Ça fait bien dans le paysage!

*

* *

Dn brocanteur du passage de lOpéra i lit' e °te un magnifique lustre sur lequel e Ue inscription :

ltJ STRE avant appartenu a m. thiers.

Dire que quand ce lustre sera vendu, M. Thiers en aura encore quatorze et demi. Quel homme éclairé!

*

* *

Dialogue pris sur le vif :

- M. Beulé vient de mourir.

C/est ce quil a fait de plus intelligent de toute sa vie !

Sévère, mais juste !

QUIQUENG ROGNE.

JOYEUX AVENEMENT

Jeune aiglon, cher espoir du défunt empereur,

Du vainqueur de Sedan, de lhomme de décembre, O fils dun demi-dieu, te voilà donc majeur!

Ton peuple tout entier vient tacclamer en chœur, En masse à Chislehurst, et, sans taire antichambre, Tapporter un bouquet de violette en fleur,

Ce printanier tribut du parfum de son cœur;

Et moi, la France, en bloc, la mère aux plébiscites, Je dépose à tes pieds trente millions de voix, Symbo'e dun amour éthéré, sans limites;

Ee tout accompagné de lantique pavois,

Trône digne en tous points de tes rares mérites; Mais, avant dy monter, daigne agréer encor Un précieux trésor, paternel héritage;

Ce ne sont diamants ou rubis sertis dor,

Par miracle sauvés de mon dernier naufrage;

Mais quelques souvenirs entassés au hasard Dans le fond de mon cœur ainsi qu'en un bazar :

Or donc, et tout dabord, dAlsace et de Lorraine,

De Strasbourg et de Metz, voici les nobles clés Que. ternit le contact de la poigne prussienne;

Puis nos drapeaux livrés à Berlin par certaine,

Des revers défiant toute croyance humaine,

Et quépargnait le ciel aux siècles écoulés :

Fruits amers de la paix que ton illustre père Découvrait à Bordeaux tout au fond de son verre. Faut-il, dun cœur léger, en allant jusquau bout, Attristant à plaisir mon âme et mes pensées"? Dois-je enfin rappeler des guerres insensées,

Mon honneur ébréché, mais, grâce à Dieu, debout? Raconter les milliards pris dans mon escarcelle,

Ma honte, mes affronts, mon angoisse mortelle? Nomebiv, aucun détail et, domptant mon dégoût, Déshabiller à nu ce temps de saturnales?

Parler du coup d'État, te présenter les balles Qui, sur le boulevard, trouaient, à bout pourtant,

Et le trère et la sœur et la mère et lenfant?,..

Mais je marr te ici ; car tu le sais, beau sire,

Toi dont lexpérience a devancé le temps :

« Le secret dennuyer est celui de tout dire, »

Même alors quon encense un nouveau bas-empire Et son joyeux avènement.

A. P.

COUPS DE BEC

Un des plus jolis faits qni ait eu lieu récem­ment, cest, sans contredit, la mise en état de siège dAlger.

La Soidarité ayant commis un énorme cri­me, tellement énorme, quen déférant le jour­nal aux tribunaux, on était à peu près certain de le voir acquitté, le général Ghanzy ne fait

ni une ni deux, il met la vile en état de siège, et, en vertu de ce même étal de siège, le gé­néral Wolf suspend le journal pour un article écrit avant le décret.

f^Si ce nest pas du progrès, je me de­mande ce que les réactionnaires pourront bien imaginer encore.

Ce système de rétroactivité, une fois appli­qué à tout, nous assisterions à un spectacle véritablement réjouissant; ainsi, étant donnée la loi sur livresse, pourquoi ne mettrait-on pas à lamende les gens qui se sont mis en état divresse le 2 décembre, par exemple? Main­tenant, les commerçants, à leur tour, pour­raient sinspirer de cet exemple venu den haut, et je sais bien que si je vendais de nimporte quoi, je ne manquerais pas une. aussi belle occasion de me mettre bien avec le gouvernement en imitant ses manières.

Ainsi,les chapeliers diraient à leurs clients :

Mon Dieu, monsieur, jen suis bien dé­solé, mais nos matières premières ayant subi une augmentation considérable, il mest im­possible aujourdhui de vous donner un cha­peau à moins de vingt-deux francs.

Ne vous ayant vendu le dernier quà raison de dix-huit francs , cest quatre francs que vous me devez.

Il est vrai que le client ridicule ferait pro­bablement des difficultés; on irait peut-être même jusque devant le juge de paix, et, entre nous, je crois que ce dernier donnerait raison au client, qui sobstinerait à ne rien donner du tout.

Mais voilà je my perds ; pour une misé­rable somme de 4 francs, on nadmettrait pas de rétroactivité sur le renchérissement des bolivards : comment se fait-il que lorsquil sagit de lexistence dun journal auquel est attaché le pain de tant dindividus, on le puisse admettre?

Il est pourtant plus que certain que le jour on lèvera létat de siège dans un départe­ment, on ne fera pas de rétroactivité pour rembourser les amendes aux journaux con­damnés sous son règne, et quon ne leur dira pas : Je vous ai à moitié ruiné, mais j e vais vous r endre ça, parce que ça ne compte pas.

Charles Leroy.

OH TfiÉATEE M THÉÂTRE

Gymnase. I-a Mariée est trop belle, comédie de Labiche et Duru... Duru sans Chivot II !

Cette pièce bouffonne et comique serait mieux à sa place au Palais-Royal.

Mademoiselle Angelo (la mariée) est en progtès.

Ravel etPradeau sont comme toujours drô- latiquement monotones.

*

4e *

Palais-Royal. La, pièce de Chambertin nest pas une bonne pièce. Labiche, percez- nous en dun autre crû !

La Mi-carême est une amusante bouffon­nerie. Meilhac et Halévy ont prodigué leur

inépuisable verve. Si la Mi-carême esttombée après Pâques, ce nest pas la faute des auteurs.

Le Homard. Vive Gondinet I Tout le monde ira goûter à ce délicieux homard assai­sonné dune rémoulade desprit. Lhistoire de Geoffroy et de la stalle dorchestre de son ami ie médecin a fait pouffer de rire. Cest le vrai, le seul, lunique comique. Et cette ordonnance ! Le pharmacien a envoyé quelque chose / est une exclamation qui deviendra clas­sique.

Geoffroy, Gil-Perez et compagnie sont ivres de talent.

*

* *

Bouffes-Parisiens. Les Parisiennes. Ne parlons pas des auteurs. Us se sont fran­chement fourré le doigt dans lœil.

Et Vasseur? Aurait-il dépensé tout son talent dans la Timbale ?

Juchard et Pédic, pardon 1 Pédic et Ju- chard... Je nen sortirai pas !...

GEORGE PETILLEAU.

A dimanche la Renaissance et le Châtelet.

P.

GRELOTS

Dans un de ses derniers numéros, la Gazette de la Croix annonce que lon vs. élever trois nouveaux forts autour de Kœnisberg ; seulement elle néglige de nous dire si ce sera au biberon.

+

Il paraît quà Blidah une violente épidémie fait des ravages considérables sur les chameaux.

Stupide, cette épidémie 1 comme si elle naurait pas pu tout aussi bien avoir lieu à Paris!!..

i-

Jai un ami qui a un chien, quil appelle Cocu. Quelle horreur ! me dit un jour une dévote, donner à une bête le nom dun chrétien

F

Le duc dAumale, se promenant lautre jour, ren­contra sur son chemin un malheureur dont il eut tellement pitié quil lui tendit un sou ; mais le pauvre homme layant reconnu, lui dit :

Jparie qucest un monaco 1

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