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drôle de tranche que îa nourrice en laissa échapper sa couche - , tant qu’à madame, elle riait à s’en tenir les côtes... du melon.
Je trouvais le melon assez mauvais, et pour le faire passer, je me fis servir une bouteille d’
EAD DE SAINT-GALMIER.
— Mais, sapristi, Joséphine, donnez-moi smon eau ferrugineuse !
— Un instant, monsieur, nous mettons le chat dans le baquet.
— Comment, le chat; pourquoi faire?
— Je ne sais pas, monsieur, la patronne prétend que lorsqu’il a la tête dans Veau minet râle.
— Ouf!... Passons au
CANARD.
Hier, à trois heures de l’après-midi, les locataires de la rue des Rentiers ont pendu leur propriétaire.
Cet être inhumain et sans pitié avait eu l’audace de laisser mourir sa blanchi seuse de faim.
Le corps de ce misérable fut aussitôt transporté sur les dalles du la Morgue. Malheureusement, dans ces moments-là, on ne pense pas toujours à tout. La corde, qui avait servi à cet acte de justice, était restée a son cou, et, la nuit dernière, il s’est évadé.
OMELETTE.
— Joséphine, Joséphine, qu’est-ce que vous nous servez-là?
— Madame, ce sont des œufs blindés.
— Des œufs brûlés, vous voulez dire ?
— Non madame, noas appelons ça des œufs blindés , parce que la cuisinière les fait euire assez.
SALADE.
Un monsieur et une dame :
le monsieur.— Joséphine, quelle salade avez-
'<RlS?
Joséphine. — Des pissenlits et des mâches.
le monsieur. —Moi, je mange les pissenlits.
Joséphine. — Et madame?
le monsieur. — Madame les mâches.
CAFÉ.
Savez-vous, disait Jonas, à un de ses amis, pourquoi les bonapartistes détestent le café.
— Ma foi, non.
— Eh bien, c’est parce qu’ils n’aiment pas ce qu’à fait 7 hiers.
Pour ma concierge : cafetière.
Sept heures et demie. Puisque ma maison est au quai, je vais m’amuser à prendre l'air au \uai.
Huit heures. Je rentre chez moi, Catherine, Plon alsacienne, est sortie. M’aurait-elle oublié? Non, elle m’a laissé une lettre.
Monsieur, la maîtresse de l’éléphant trois est chétive au lit. .
Que veut-elle dire, avec ce galimatias? Ah! j’y suisl
Monsieur, la maîtresse de l’élève en droit est chez Tivoli.
.. !
Pour un aliéné,
PAUL MONSE1GLE.
COUPS DE BEC
La Russie refuse de reconnaître le gouver- ne ffient espagnol.
Je ne le reconnaîtrais pas davantage , ne payant jamais vu; si je m’occupe de cette nation, à laquelle nous devons le blanc à nettoyer les carreaux et les chandeliers, c’est Uniquement au point de vue de son avenir, et c’est avec la plus grande anxiété que je me demande s’il restera quelqu’un en Espagne d’ici quelques années.
A chaque instant, on lit :
Les carlistes ont perdu 600 hommes.
Les — — 700 —
Les — — 300 —, etc.
Après, c’est le tour des républicains qui °ût perdu... (Voir au-dessus.)
*
* *
Si l’on additionnait le nombre des morts de Part et d’autres, l’Espagne aurait perdu de- P'ais le commencement de ses.désagré
ments intérieurs de très-fortes quantités de millions d’hommes.
Je sais bien que chaque parti marque les Pertes de ses adyersaires avec une fourchette, mais c’est égal, à moins d’être aussi... chose •lue Boubée, on doit bien penser que ce n’est
pas à ce jeu-là que le nombre des habitants augmente !
Doit-il y en avoir des logements à louer par-là !
Fatale guerre I Et les portiers , qui est-ce qui va leur donner des deniers à Dieu maintenant, s’il n’y a plus de locataires?
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Un journal bonapartiste insérait hier les lignes suivantes : Qui donc sous l’empire regrettait la République de 1848, et le beau alors, le coup de fion : et surtout à le dire.
Surtout à le dire est magnifique, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.
Charles Leroy.
Comment se fait-il que le~pavs des morve''les, cet orient si magnifique où vécurent l’habile Ilaaroun Al-Rascliid et la princesse Scheeradzad soit, de nos jours, embarrassé parfois pour payer les intérêts de sa dette? Hélas! c’est qu’il est mal administré. Avec ses champs fertiles, ses épaissss forêts, ses. gisements de houille, ses mines de métaux précieux, il y aurait de quoi enrichir un empire bien plus vaste.
Pour féconder ces prodigieuses ressources naturelles, il faut absolument l’aide des capitaux européens* et ceux-ci ne vont que là @ù la sécurité leur est assu) rée; la Banque ottomane a entrepris cette doublé tâche; le gouvernement turc lui a abandonné complètement le recouvrement des impôts et le contrôle de leur utile emploi. Espérons qu’avec de tels moyens d’action nos habiles financiers réussiront à relever la prospérité d’une nation appauvrie par l’incurie des uns et les dilapidations des autres.
Les Ecoliers d'amour, de M. Pierre Elziar, quoique s'exprimant en vers ne rn’ont pas infiniment diverti.
Le Vignoble de Mme Pichois, de MM. Bisson et Sylvane est une amusante comédie, qui fait men augurer de l’avenir de ses auteurs, je? Succès.
Voilà, j’espère, des soirées bien employées pour les malheureux critiques. Espérons que nous avons pour quelque temps des piemières sur la planche.
PUCR.
CHASSE
VÊTEMENT COMPLET Avec Carnier Maison du Pont-Neuf. Paris
La France, le pays dit ingouvernable par excellence, n’en est pas moins celui où il y a le plus de gens qui aspirent à gouverner.
11 est pourtant assez étrange qu’après toutes les tentatives infructueuses de ces quatre-vingt dernières années, on n’ait pas encore eu l’idée de châtier cet intraitable pays en l’abandonnant à lui-même, le forçant ainsi à se régir tout seul.
C’eût été trop juste, mais cette idée on ne l’a pas eue; heureusement, du reste, car lorsqu’on n’a plus d’argent ni d'espoir, que l’industrie se meurt, que le commerce est mort, «que l’on n’a ni tranquillité, ni stabilité; ni institutions, ni constitution, cela console de voir qu’il y a encore des prétendants à la couronne : si nous étions tout à fait ruinés il n’y en aurait plus.
Malheureusement notre avoir n’est pas proportionné au nombre de ceux qui voudraient en jouir à notre place; nous serions trop riches, car iis sont trop nombreux : pas de prince si cadet, si imberLe qu’ü soit, qui ne prétende plus ou moins ouvertement à l’honneur de panser nos blessures.
Tous ces prétendants, Cuvier les eût classés : famille des antédiluviens ceux-ci, famille des caméléons ceux-là, eût-il dit.
Archimède, lui, eût calculé combien ceux que nous avons déjà, plus leurs enfants (légitimes, naturels, adultérins, etc.), plus les enfants de ceux-ci, plus les résultats des semences corsico-im pénalistes opérées en Angleterre, en Allemagne, en Amérique, partout enfin, combien tout cela , dis-je , d’ici une trentaine d’années, nous fera de prétendants.
Il ne faut point s’y méprendre, ce n’est pas là calcul facile, et le résultat esi de nature à faire dresser les cheveux sur la tête. Je l’ai fait ce calcul, ou plutôt j’ai essayé de le faire, comptant tout au plus bas, et, vraimeat, soixante-huit, prétendants, c’est de trop. D’autant plus qu’ils ne servent pas à grand chose, témoin le comte de Chambord , qui pourrait nous obtenir des indulgences piémères (quelle bonne chose pour MM. de Broglie, Rouher, etc., etc. U), et qui ne nous octroie que des manifestes...
Et puis vraiment, à la Chambre, les majorités deviendraient par trop difficiles àcon.-ti- tuer. On en arriverait à ne jamais pouvoir trouver onze députés du même avis sur aucun sujet.
Il est donc nécessaire d’arrôter le développement de l’espèce.
Et d’abord il faut faire passer une loi défendant à quiconque n’est pas du sang royal de prétendre à la couronne. Cela est de toute nécessité, car, dans l’état actuel du Code, rien n’einpôcherait cet amusant de Lorgeril, par exemple, ou la jeune Constellation du marquisat, de se mettre sur les rangs. Moi-même, je l’avoue, je gouvernerais volontiers,si la-France éplorée m’implorait à genoux; l’amour de mon pays, un vif sentiment du devoir, un patriotisme ardent, me décideraient facilement à monter sur le trône, et, quelque ruiné que puissent être mes sujets, je saurais, tout aussi bien qu’un autre, pressurer l’éponge jusqu’à qu’il en sorte une liste civile. Et quelle liste civile !
Quant aux princes du sang, on ferait prix avec les pays crvilisés (l’Espagne plus particulièrement) pour disposer des leurs en même temps que des nôtres. On introduirait les nobles rejetons dans un magnifique salon que l’on fermerait hermétiquement; on y ferait llamber un bon feu de charbon de terre afin de leur tenir chaud, on leur servirait de l’infusion de belladone glacée pour les rafraîchir, mais on ne leur donnerait point à manger pour éviter des indigestions possibles. En revanche, on fournirait à chacun un poignard à lame empoisonnée et une fiole d’acide prus- sique comme armes offensives et défensives. Au bout de huit jours, on rouvrirait la salle, et le survivant gouvernerait la France.
Henry Coudron.
P. S. Si par hasard, il n’y avait pas de survivant, on établirait solidement la République.
DE THÉÂTRE EH THÉÂTRE
Réouverture et débuts sur toute la ligne.
Les directeurs heureux nettoient leurs coffres-forts.
Les autres se préoccupent de trouver un aimable et joyeux syndic qui leur rende la faillite moins amère.
Enfin l’hiver recommence et les rhumes aussi.
M. Halanzier, qui a l’air de vouloir décidément se remuer un peu, vient de nous faire entendre un nouveau ténor, M. Vergnet, qui a complètement réussi.
Jolie voix, bonne méthode.
Mais des dispositions à grossir, jeune Vergnet.
Il faut soigner cela.
Mlle Belval qui chantait la princesse de Sicile, dans Robert, travaille beaucoup. Cela se voit. Mais il y a encore terriblement à faire.
Quant à son père, la basse Belval, il ne lui reste plus, lui, qu’une chose... à laire : ses paquets.
- Il n’est que temps bien juste.
Cet excellent artiste a fourni une belle carrière qu’il ne saurait mieux terminer que par une prudente retraite.
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Le Vaudeville a rouvert ses portes avec les Ganaches.
Personne ne s’en est aperçu.
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Le Gymnase a repris Séraphine.
Çà a fait beaucoup de plaisir à Fauteur.
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Le Treizième coup de minuit, de MM. Clair- ville et Debillemont, ne tintera pas longtemps, je crois, au Château-d’Eau.
Le timbre en est trop télé.
Comme pièce, c’est un consciencieux ressemelage de la Dame Blanche.
Comme musique, c’est prétentieux et sans aucune espèce d’imagination.
On a beaucoup dormi.
C’est là tout ce que je me rappelle.
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Les Folies-Dramatiques, tout battant neuf et ruisselant d’or et de velours, ont. opéré — elles-mêmes — leur réouverture avec la Fille de Mme Angot, pour les débuts de Mme Rose- Marie et ceux de M. Mario Widmer, dit la terreur des maris.
Mlle Rose-Marie est une jolie petite Clairette qui gazouille agréablement.
M. Widmer est un très-gentil garçon, aimable comédien et chanteur adroit.
Il a complètement réussi.
Nos compliments à M. Cantin pour la restauration de sa salle.
Elle est de très bon goût et digne d’un millionnaire .
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La Jolie parfumeuse est passée de la Renaissance aux Bouffes, dans la personne de la séduisante Théo.
Une tête ravissante!... mais quelle voix!
On n’a jamais applaudi uu plus bel enrouement.
Voilà à peu près le bulletin de la semaine.
Ah I... j’allais oublier le ci-devant théâtre de l’Athénée, qui vient de ressusciter sous lo nom de Théâtre-Scribe.
Espérons que son nouveau patron lui portera bonheur.
Après avoir essayé le la musique sous toutes ses formes, le directeur de cette cave se dispose à y mettre de la comédie en bouteilles.
Bonne chance !
GRELOTS
Un paralytique peut très bien attrapper un lapin sans courir, il n a qu à lo mettre dans une cage et ne pas lui donner à manger.
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Il y a des gens qui se croient malins parce qu’ils font sauter des lapins, ils savent bien s’ôter tout seuls quanu ils voient les chasseurs.
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A un mauvais chasseur : le chien coûte beaucoup plus qu’il ne rapporte.
4 ~
Au moment de la chasse, le pays n’est pas tranquille, on entend parler que des meutes dans les bois
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Il vaut mieux voler au secours d’un malade, que son nez en argent.
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A la chasse, on aime encore mieux son nez à soi, que de la trompe.
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Méfiez vous des chiens qui rapportent, ils pourraient occasionner des cancans dans votre quartier.
H~
Les buissons où j’aime le plus à chasser, ce son les buissons d’écrevisses.
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Pour faire une battue dans un bois, il est complètement inutile de se mettre à trente-six ; emmenez-y votre femme et flanquez lui des coups de pied, le tour sera joué.
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On rabat bien plus facilement son chapeau sur ses yeux qu’un lapin.
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Si vous avez un banquier, tirez dessus, mais à vue seulement.
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Tirez un lièvre si ça Vous fait plaisir, les marrons du feu le moins possible.
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Si vous envoyez votre poudre aux moineaux, ayez le soin d’écrire l’adresse lisiblement, car, vous savez, ces facteurs sont si peu intelligents I
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Les chasseurs de Vincennes sont donc bien maladroits, qu’on ne les voit jamais rapporter de gibier.
TRIBOULET.
THÉÂTRE DES FOL1ES-MARIGNY. - Le succès des Filles de l’Air augmente chaque jour.
Mademoiselle Marie Gosselin, qui, pendant trois ans, a tenu l’emploi de première danseuse à l’Opéra, fait merveille tous les soirs dans le rôle de Zilda, la sylphide.
THÉÂTRE DE LA TOUR D’AUVERGNE.— Réouverture samedi, 29 août, 1874, première représentation, les Petits-fils de Menélas, comédie-vaudeville en trois actes. Liline et Valentin, opérette en un acte. — Au public, prologue d’ouverture.
A LOUER DE SUITE, 11, rue Drouot, au rez-de- chaussée, deux jolies pièces, jouissance avec bonification d’un mois de loyer.— S’adresser à l’administration du journal la Fronde, t l,rue Drouot, de 2 lieures à 6 heures.
