LE GRELOT
FEUILLES AU YENT
Un jour, un voyageur de commerce français qui avait dans sa tournée la Belgique et l’Allemagne, eut lé désagrément de descendre dans un certain hôtel de Stutlgard où il fut impitoyablement écorché.
Ecorché est déjà dur, — mais ce ne fut pas tout.
Il eut encore à se plaindre fortement de la malhonnêteté de son hôte..
Il était en pays étranger, et ne savait comment se venger.
— Ecoutez, dit-i! toutefois à son maître d'hôtel en le quittant, — je ne suis pas le plus fort, et vlUs avez cru pouvoir m’insulter parce que vous êtes chez vous; mais je vous assure pourtant que vous ne perdrez rien pour attendre, et que vous entendrez bientôt parler de moi.
Sur ce, il prend congé et quitte Stuttgard.
*
* #
A quelques jours de là, mon hôtelier reçoit une lettre de Cologne non affranchie.
Ecriture inconnue.
Il paié le port, et ouvre la missive.
Elle ne contenait que ces mots:
» J’ai parcouru tout Cologne, et je n’y ai pas encore trouvé un homme aussi grossier que vous.
Celui que vous savez. »
Furieux, l’hôte déchire la lettre, — maugrée un peu. — puis finalement, au bout dp quarante-huit heures n’y pense plus.
Quatre jours plus tard, le facteur lui ap ; porte une autre missive datée de Coblenz, — non affranchie non plus, — et d’une autre écritnie que la première.
Il rompt le cachet, déploie la lettre.
Elle était plus brève enccrequela première, et disait simplement.
« Ni à Coblenz non plus.
Le même. »
Quinze jours après, lettre de Francfort, e{ toujours non affranchie.
«Ni même à Francfort, »
Disait la lettre.
La scie dura six mois.
On était alors à une époque où la coutume d’affranchir les lettres n’était pas encore universellement açloptée,
Et de crainte de manquer une lettre d’affaires, l’hôtelier n’osait refuser l’impatiep- tante correspondance du commis-voyageur.
Mais entre nous, l’avait-il volé?
A une époque plus rapprochée, il y a ppe dizaine d’années, lorsque Julps Vallès qui notait alors que l’auteur des Réfractaires publia alors dans le Figaro ce fameux article sur Homère qui se terminait par cette délirante apostrophe :
« Et maintenant, vieil Homène, aux Quinze- Vingts ! »
Un aimable narquois s’avisa de venger l’auteur de l’Jliade,
Et pendant un mois, Vallès reçut tous les matins par la poste une superbe carte où était gravé ce npm en caractères grecs :
OMÈR.QS.
Eh bien I je me demande par quelle mystification, — si la vieille gaieté française n’esf pas morte, — les Lyonnais pourront bien à leur tour punir l’obstination et les impertinences de leur préfet Ducros.
Car, enfin, tout a des bornes, — la patience surtout,
Fit qnèlque grande que soit pelle du Lyonnais elle finira bien un jour ou l’autre.
Quand on abuse de la longanimité des administrés au point de ne pas se contenter de leur faire subir des Coco,
Et qu’on leur parle encore de a l’éclatement. de la vérité, on doit s’attendre à tout.
« Monsieur le bourreau disait un personnage désespéré de Pétrus Borel, je désirerais que vous me guillotinassiez .. »
J’estime que ce serait aussi le seul mcypn qui restera à M. Ducros d’éviter le ridicule le plus amer, au jour peu éloigné où sa gloire s’affaissera sous une avalanche de pommes cuites.
*
Ce jour-là, du peste, M. Duerps se révélera sar,s doute sous son véritable aspect,
Je veux dire, tel qu’un bon petit bonapartiste cjn’il e>t,
El j'1 ira rejoipdrp sous les ombrages d’Are- nemberg, l’honnête Janvier de la Motte.
Car c’est quelque chose de singulier de voir le poqibre de fonctionnaires qui, en étant au pouvoir, ne se sontjamaistargués quedq titre de conservateurs,
Et qui une fois dégommés, s’ep vont cotnme M- de Fprtou, grossir la classe du parti cher aux rpussins.
Cette pudeur, pendant, le cours de leurs fonctions, me ravit et m’étonne,
Mais que j’aime hier, mieux la franchise de cette femme galante qui composa jadis les Nouveaux Mémoires d’une Contemporaine, ef qpi, appelée uq jpur chez le juge d’instruction, à cette question sacramentelle :
— Quelle est votre profession 1
Répondit résolument:
— Eh ! monsieur', ne le voyez-vous pas.,, je suis courtisane !
Aussi bien, les préfets comme M. Ducros ont beau.se cacher, prendre des attitudes de vierge, mettre un faux nez et s’écrjer :
— Nous sommes conservateurs !...
Ils rt’oqt pas dit trois paroles et supprimé six jours pue tout le monde s'aperçoit qu’ils qe spot qne des bonapar!js|es.
Les adultes mâles et femelles des clé part.tr njCnts que feu Radingupt nqqs a laissés ont bien ri l’an dernier de ce propès intenté par le duc d’Aumale, le prince de Joinville, la comtesse de Paris, la Princesse régnante de je ne sais quel duché, et cinq ou six autres gros bonnets de Ja famille û’Qrléqns, à de pauvres bitpherops qui avaient ramassé pour une dizaine de frîmes de bois dans une de leurs forets.
On avait peine à se figurer de pareilles pe
titesses de la part de si grands personnages qui qe parlent que par cinquante millions.
En voici bien d’une autre.
Le comte de Chambord, lui aussi, a vQidq avoir un petit procès dans le même genre.
Un pauvre diable de photographe s’était ingéré de disposer un de ses appareils dan§ \e parp de Chambord pour y prendre des vues du château et de ses entours.
M. de Chambord l’apprend !
Vite de Frosbdorff arrivent des sommations ou citations à comparaître, etc.
Bref, le photographe est condamné à déguerpir au plus vite.
O prétendant, contrefait d’esprit comme de corps,
Quel mal ce pauvre homme vous faisait-il?
Avez-vous eu peur qu’en photographiai!, votre château, il n’en fit se lézarder les murst
— comme cet affamé des Scènes de la vie de Bohême qui faisait maigrir les jambons aux vitrines des charcutiers, rien qu’en les regardant !
Mon Dieu ! que tous ces grands seigneurs sont petits I
*
* *
A un cours de catéchisme, au village.
Le curé, à l’up des enfants :
— Voyons, Paul, qu’est-ce que la prière ?
Paul inet ses doigts dans son nez.
— Eh bien ! voyons, reprend le curé... qu’est-ce que la prière?
— J ! sa*® P^s, Monsieur le curé...
—: Vous ne savez pas 1... allons, qu’est-ce que dit votre père quand on apporte le dîner sur la tablé?
L’enfapt avec animation :
— I| dit : « Allons, les enfants, attaquons ! »
*
* *
Un paysan arrive pour payer son quartier, chez sa propriétaire.
— Ah 1 jnpq pauvre Jacques, lui dit celle-ci,
— j’ai apprjs que yoqs aviez eu le malheur de perdre votre femnqa !••:
— Bé quj ! djt le paysqn, — mais ça n’est point tout, allez !
—: Qu’y a-t-i! donc encore?
J’ai eii aqssj lè mpîheiir de perdre ma vache !
— À h î c’est fort malheureux, en effet!.:. Mais enfin, qette perfe-là n’est pas irréparable 1
— Mande pardon |
— Vos yqjsjns vous viendront en aide.... ils vous aiment tous, n’est-ii pas vrai !
— Ppur ça, c’est la vraie vérité .. et même ils m’ont tous déjà offert uqe autre femme...
— Vpu? vpyez bien 1
— Qui, mais il n’y en pas un qui m’ait offert une autre vaçbe !...
*
* *
Les gens de lettres de ce siècle ne valent guère mieux, je crpjs, que ceux du siècle passé, — et se détestent tout autant :
Seulement peut-être ont-ils moins d'esprit.
Qqand madame deGenlis, gouvernante des enfants du duc de Chartres, et femme de moeups assez légères, s’avisa de publier.les
Veillées du Château, en trois volumes qui coûtaient six francs chaque, soit dix-huit francs, on fit coqrif dans Paris, l’épigramme sui-, vante: ' ' .
OOmme tout renchérit ! disait un amateur :
/ Les œuvres de Genlis à six francs le volume !
■ Dans le temps que son poil valait mieux qui* sa plume , Popr douze francs j’a'vais l’auteur !
*
* *
Un des mots les plus amusants qu’ait jamais prononcés i*n titi :
Qn venait de donner à l’Ambigu la première représentation de Rose Bernard, fie MM. Brise harpe ef Eugène Nus.
A la fiq de la pièce, le principal acteur vient, comme c’est la coutume, annoncer au public le nom des deux auteurs qui depuis longtemps déjà fournissaient la scène de ce théâtre populaire.
A l’énonciation de ces noms connus, une voix part du paradis et s’écrie :
— Comment !... Encore eux !... Ils font donc travailler dans les prisons!
, BRIDA1NE.
L’ÉOllCATIO.V D’H» PRINCE
Il paraît que lesjbonapartistes, pour dépister les yeux d’Argiws de la démocratie, qn 1 ’ dernièrement, répandu le bruit que leurprin ce allait voyager.
Ce n’est pas tout à fait pour s’instruire que ce garçon doit s’embarquer et faire le tour du monde.
Sa course à travers les mers a un autre motif, — moins noble assurément, — mais plu® pratique :
11 ne veut plus être en tutelle.
Sa mère et l’ex-vice empereur le tracassent,
Et comme il ne peut pas, pour le momeni, leur dire :
«Lâchez-moi le coude!... Vous ne voy® 2 donc pas l’effet que vous me faites!...
Il a réso'u de leur brûler la politesse. I
Et d’aller faire .'•on petit tour de tous lef continents.
Certes, l’idée ne manque pas d’une certain 8 audace,
Et à promener sa future Majesté sur tou* les océans plus pu moins pacjfiqqes, il n? manquera pas, de quelque façon qu’il s’f prenne, d’apprendre quand même quelqu® chose,
A moins que les sauvages qui y ont dévorai le capitaine Cook, ne Jui mangent les oreille* à la vinaigrette; !
Auquel cas il ne pourrait plue rien efl' 1 tendre,
Et comme il n’y voi-t déjà pas plus loin, qu^ son nez,
Il est certain que cette infirmité, venâ p * compliquer l’autre, serait très-funeste à’ so®, éducation. . p
Espérons toutefois qu’il q’gn sera rien : serait dommage.
Songeons, au contraire, qu’il bous reviep' dra avec des yeux et des oreilles coromçj®*
Revue de l’Exposition internationale
DES INDUSTRIES
MARITIMES ET FLUVIALES
RT
Do la section française des principaux articles d’exportation.
(son k.)
Nous quittons la vitrine des fusils Casjay, et nous arrivons, sans, penser à mal, dans la section anglaise, lorsque nous apercevons, à gauche, en nous dirigeant vers l’orchestre, un groupe qui semblait écouter “avec attention un orateur qui parlait avec une abondance funèbre, quoique ûiéridionale. Madame Chauinontel voulut savoir le sujet du discours qui al tirait son attention. Nous nous insérons tan t bien que mal au milieu de la foule, et je reconnais immédiatement un de mes amis, journaliste lyonnais, qui, m’iipi rcevant, me dit :
— As-tu un pleur à verser, mon ami 1
— 11 s’agit de savoir sur quel malheur, lui répon- dis-je d’un air goguenard, bien que déjà impressionné.
— Eh bien, si tu veux transmettre aux races futures un récit capable de faire dresser les cheveux sur la tête à M. Siraudin lui-même, écoute cp que je vais te diie, et tu intituleras cela
LA SIBI.IUE ARTIFICIELLE
Je fis asseoir madame et mademoiselle Chaumppte), et mon ami le Lyonnais commença en ces termes :
«Un enfant naquît jadis dans le département dij Jqrg. Sa nourrice, une Indienne ég. rée dans ce pays du montagnes, s'oublia un jour à ce point, qu’elle lui fit super, au lieu du darbo réservé à tes enfants, aux miens, à tous les vôtres, messieurs et dames, un flacon rempli de haschich. Depuis ce moment, nptre Juras- sien.eut la nostalgie des pays de flamme où mûrit la
plante enivrante. Le Gange a copié sur soit front, lés ’ préceptes sacrés des Védas opt envahi son cerveau, il ne parle plus que par Brahma et Vishnop, et toujours, et toujours, il rêve d'Indiennes jûuneq apx yeux agrandis par le kojiel, de pagqdes à vingt- cinq étages, de fakirs tannés par les rayona ruisselants du soleil de l’Inde," et d’uq parac|is (qjjf de pal miers, d’éjéphants sacrés, de monstres 4} v î ns et dp dieux à quinze bras.
« Cet amour de la Ipipièpe le ponrtuisit à venir aq sein de ce palais, bazar gigantesque consacre à l'exhibition des prodiges 1er, plus variés des ipdustnes les plus diverses, pourmqp.irer aux multitudes iniipiit- itrables qui tous les jours foqlent le sable de pef> ppefs, un appareil desiiné à propager la lumière jtqiqpe dans lés profondeurs insondables de l'Oeéap. Amoureux, mais non jaloux du soleil, il yqulijil PU faire jouir les habitants de l’onde amère, et leur prqcurer un peu de cette chaleur qui (loque à tpqt la vie, puisque la vie est une immense combustion.
« C’est ici qu’à l’ouverture de pette expQsptipn, il montra son soleil sous-marin. Nouveau Prpqiéihée, il avait r.ivi une étincelle aux faisceaux inquqpiix qui couronnent l’astre éclatant du jour, pietfe éiincedtj était fabriquée tout simplement avec un fil fie platine, une poule de verre qui figiprait le sqjpj|, el ope pile électrique, fendant les premiers temps, tout alla bien; mais, un jour, ep expliquant tous bs avantages du soleil des sirènes, il fut pris d’un fort éternuement. 1! n’y fit pas atteplion ce jfipr-là. Lp lendemain, nouvel éternuement, suivi de quelques autres. Le jour suivant, lé psHYre fiindop arriva à l’Exposition couvert d’un triple pglptot, Ripmjfppflé dans un lourd cachqnez, un bqpnpt d’Nrükitn sur la tête et des mitaines aux mains, ijais lè froid fpflva- hissait toujours, et il arriva qu’hier, quand tout le monde fut sorti, les gardiens, en taisant leur ronde, aperçurent un homme qui semblait endormi sur une pliaise. Ils s’en approchèrent, dans l’intentiop dp le mnricéner vertement; mais, qu’elle qe fut pas leqr sqrprtse en reconnaissant dans ce dormeur intempestif, l’homme au solcij congelé «ur sa base.
« Heureusement que dps spjns empressés, des fric- tjpns faites à propos le ramèneront à la vie.
« Mais aujourd’hui i| frissonne encore rien qu’à l’idée de venir fcj, risquer de périr de froid. C’est pourquoi vous ne lp voyez pas à sa place accoutumée. »
Ce phénomène semblait fort étrange à tout l’auditoire. Nflfrè Lyonnais, voyant l’incrédulité peinte sur pertairis yisages, et une profonde curiosité sur certains autres, reprit ijaleine et continua :
« — Qr, voipi ce qui était arrivé. Tout à côté, dans la nef des machines, il en est une qui produit justement un eflpt opposé à celle de notre Hindou. Elle aussj, l'entendez-vous éternuer‘f »
En effet, du Côté indiqué par l’orateur, une espèce de mugissement, sourd, bref et rapide, se faisait en - tendre.
— Cette machine, mesdames et messieurs, produit un fléau : le froid ! A chaque coup de ses pistons, la température despend avec ie thermomètre. Cette machine finisse ef prache, ainsi que vous l’entendez. Mais, la yapeqp qui sort de ses tuyaux est un nuage chargé de neige, elle expectore des grêlons gros comme des poix; autour d’ellp, les gracieuses mais froides arabesques du givre sp dessinent sur toutes les sut faces polips : pu un n)oj, elle peut en moins d’une minute, frapper le cltampagne et d’étonnement ceux qui la considèrent de près.
« Et vpus croyez que, dans le voisinage d’un monstre pareil, notre pauvre Hindou peut vivre! Ainsi qu'un Sainoyède pp pourrait supporter les caresses de l’éijua- tpqr, giosi le (ils du Gange ne peut vivre au pede- qord. Au sein de ce palais, où pourtant quelquefois pu étouffe de phaleur, ou le verrait saisi à la gorge par le froid ppqrltl de la machine d’à côté, et mourir en tournait! sr face vers l’Orient? »
Le ijisepurs du Lyonnais produisit sur nous l’action reflexe. pt uq éternuement sonore, par lequel il ler- qtipa I oraison fqnèhre de son Hindou, se répercuta tjap§ tout !’audilqjre considérablement accru, puis coimne un éterinjeipent ne vient jamais seul, on entendit un choeur étrange éclater dans le Palais del’ln- ustpie. Les têtes se relevaient lentement, puis tout- à-coup elles s’apaissaient brusquement, el de violents anteku ! produisaient sur tous les tons, une symphonie qui n'avait nen’de commun avec celles de Meyer- beer.
Heureusement que I’orcheslre attaquait à ce m 8 '; .ment les premières mesures de l’ouverture du Jeu w Henry, nouveauté qui, entre parenthèsès, revient ei>' viton deux fois par semaine depuis l’ouverture ^ l’exposition.
Le chœur d’éternuements cessa, le groupe se dis' 1 persa, et nous nous trouvâmes seuls avec mou ami i i! journaliste lyonnais.
La famille Chaumontel voulut avoir le cœur n®* 1 au sujet de son discours, il se mit à sa disposition ave 8 ' une grâce charmante et la conduisit près de la m®' chine monstre.
En guidant l’aimable famille vers le sud où se pro'j doit le froid, il rassura mademoiselle Chaumontel sâM le sort du pauvre Hindou du Jura.
Tout le monde étant rassuré, il nous présenta 8 ' MM. Gtffard et Berger, auteurs de la machine à 'F froid. j
M. Giflard nous montra la machine dans ses détaJ^ les pins sommaires, et nous en expliqua ainsi l’effet ® I la théorie, résultat de vingt années d’études.
Car il ne faut pas supposer que M. Giflard soit i ,,1 j vulgaire mécanicien. Il n’est pas seulement l’hoiniiH des bielles et des engrenag-s, il s’est appliqué à l'èji tuile de la physique et de la mécanique combinées, 1 ! a fouillé ces deux sciences jusque dans leurs profotC deurs, et il a pu en extraire une machine qui est ut 1 * des plus splendides applications des sciences à iV dustrie. ,
Lorsqu’une ma-se d’air, nous dit M. Giflard, «fj soumise à une compression quelconque et qu'on la d®' pouihe de la chaleur développée pendant cette col®! pression, il se produit un abaissement considérabie ® température au sein de cette masse. Si ensuite ® l'envoie dans un corps de pompe où elle peut -, détendre en restituant, par l'action d’un piston n®y bile, le travail mécanique de sa compression, il ", produit une quantité donnée d’air Iroid qui peut êf’ utilisée par une grande quantité d’industries. .
Tel est le principe de M. Giflard. il a su constiu 1 ?] cette théorie et la mettre en usage de la manière JJ plus pratique au moyen de la machine qui se troè'" devant nous. j
Tous les organes de cette machine sont eomplèl-
i
