LE GRELOT

rongées par les corbeaux, dont le chant - lodieux divertira le voyageur.

Les villes ne présenteront plus laspect ba­nal quelles ont aujourdhui.

Le pillage et lincendie auront donné du pittoresque à leurs maisons, en rompant leur régularité, qui dispose tant à bâiller les g_ns qui cnt la moindre .dose de sentiments artis­

tiques. . .

Le ciel naura plus toujours cette ternie bleue uniforme qui, à la longue, fin' 1 par em­bêter autant le monde quun discours de M. de Gasté. Cet azur sera coupe par de longues bandes de fumée blanche ou noire, et on verra de temps en temps a horizon de belles taehes dor et de pourpre qui marque­ront lendroit brûle une ville dont on aura peut-être oublié de faire sortir les habitants, ou sauter une poudrière, avec quelques mil­liers dimbéciles qui auront eu la maladresse

de se trouver autour.

Lœil ne sera plus altrislé par la vue de ces sempiternelles flaques deau bourbeuse qui couvrent la Dobrudja, et qui seront rempla­cées par de belles mares de sang vermeil.

Enfin, les voyageurs verront mille aven­tures rompre la monotonie des longues heures que Fou passe en chemin de fer.

A chaque instant, ils seront arrêtés, ran­çonnés par des tcherkesœs, ils dérailleront toutes les lieues,recevront de temps en temps un petit obus, et auront toujours cette déli- cieu e incertitude de savoir sils seront- fonnéset fusillés par les Cosaques ou empalés par les bachi-bouzouks...

A la- bonne heure. Cest cela qui ne sera pas monotonel...

Cré coquin 1... comme ça va être gail...

GR1NGOIRE.

LES CAQUETS UE PICHENETTE

On prétend que M. de Fourtou se nomme Oscar Bardy.

Quand on possède un aussi joli nom, je ne com­prends pas quon le change pour celui de Fourtou, qui demande un complément : Fourre tout en prison, par exemple.

Les ancêtres de M. de Broglie sont dorigine ita­lienne; ils se nommaient Broglio. Ce dernier nom me plairait mieux pour caractériser le Broglie actuel. Quen dites-vous?

A propos de Broglie, Chamfort raconte ce joli mot dune ducbesse de ce nom :

Le maréchal de Broglie avait épousé la tille dun négociant dont il avait eu deux filles.

On lui proposait, en présence de madame de Bro- gtie, de faire entrer une de ces demoiselles dans un chapitre.

Comme il fallait au moins trois degrés de noblesse pour obtenir celte faveur, te maréchal répondit :

En épousant madame, jai fermé à mes filles lentrée de tous les chapitres...

Et de lhôpital... ajouta la maréchale.

honte veut me mettre la main sur la bouche!... Ah ! le funèbre et pitoyable aveu!... Et quil mest dou­loureux et redoutable!... Je suis obligé de faire appel à toutes les énergies dune conscience trop disposée à sassoupir!... Eli! parle donc, misérable, parle doncl et confesse-'-e, ton forfait, puisque tu uas pas eu peur de le commettie !...

» Tu es un homme aujourdhui, Isidore, un homme sérieux plus quon ne l'est à ton âge;tu es plus quaucun de ceux que je ne connaisse, à même de me comprendre : cest pour cela que je tai choisi pour confident; et puis, je te sais incapable de me trahir!...

» Lis donc avec attention ce que je vais écrire pour toi, pour toi seul ! et songe bien que je ne te demande pas de mexcuser, mais seulement de maider à atténuer les conséquences de ma méchan­ceté.

MARSÜS BAR.

(La suite au prochain numéro).

PLUMES DE J. iLEUNORE

LES âüUIXEDBBS fl.HMES METALLIQUES

lIÏIBtfiSKffa.|3'M i L u uy»^-vB*»

TU CE TIMES de Londres. Agence dabonne- hients et d'annonces, M. Madré, 77, rue Neuve-des- Petits-Chatnps, à Paris,

JARDIN D ACCLIMATATION. Concerts le di­manche et le jeudi. Prb dentrée : 50 centimes le dimanche. 1 franc dans la semaine.

JARDIN MABILLE ouvert tous les soirs.

Mardi, jeudi, samedi : Grande Fête.

Cest la Défense, journal de M. Dupanloup qui, une des premières, a émis la menace de voir le président de la république donner sa démission.

Cette nouvelle, qui na ému ni la France ni lEu­rope, a fait venir à résipiscence les journaux mônar- chiens; maintenant, ils accusent les journaux répu­blicains davoir propagé ce bruit et les dénoncent. Cest leur rôle : calomnie et délation.

O

Vous connaissez la chapelle qui sert à lindustrie du Figaro.

De chaque côté de lentrée princpale, il y a comme deux espèces de confessionnaux.

Dans lun deux, on exhibait dernièrement des pho­tographies de tous les gredins du globe, des rédacteurs du journal, etc., etc., etc.

De plus, ou pouvait lir- les dépêches de lAgence Havas et des, extraits de journaux des départements, une le père Villernes«ant décore pompeusement de Correspondance particulière du Figaro (! ! 1).

Depuis quelques jours, cetie boîte est fermée. Pour­quoi?

Quelques-unes des dames qui se servent des an­nonces de ce journal pour éten Ire I ur connut rue cy- théréen, y sont-elles venues pour l'y mettre en pra­tique?

La police e t-elle intervenue?

Je crois tout simplement que le père V liemessaiit, voyant que celte nouvede idée était moins fructueuse que celles dés montres en nikel, cherche à utiliser d une autre manière ce buen retiro nauséabond.

Nonblion* pas de menliouner une nouvelle belle action de ce. journal, qui a toujours le mot pour rire sur les questions les plus graves.

La semaine dernière, il demandait que lon ém- blisse « une justice moins lente que celle des tribu­naux, » et que lon ne s'occupât plus « des soucis de procédure. »

Di dite ! il ny va pas de main morte, le journal de la petite vertu."

Que veut-il? Car, enfin, ceux qui ont figuré au pot* au de Satory avaient pu se déi'encke devant un tribunal.

Et ce détail semble trop long au Figaro ! Mais tu deviens pis que le Père Duchesne, ma vieille barbe.

Oublions toutes ces tristesses en empruntant au charmant recueil : Anecdotes de la vie littéraire, le mot dun honnête homme :

Andrieuxétaii dans une situation de fortune voisine de la misère; Fouché lui offrit un jour la place de censeur; Andrieux refusa, et comme le ministre in­sistait ;

Tenez, citoyen ministre, lui répondit lauteur des Etourdis, mon rôle est dêtre pendu et non d être bourreau.

PICHENETTE.

FEUILLES AU VENT

« Il y avait une fois un berger nommé Tircis, qui vivait heureux en conduisant ses troupeaux dans les prairies.

* Or, un jour le berger rencontra la bergère Chine.

« Et à partir de ce jour, il ne lit plus que soupirer.

« La bergère Clduë restait, en effet, insensibles à ses prières.

« Ni les airs de flûte tos plus tendres, ni le don dun chevreau blanc de lannée, ni les larmes de Tircis ne pouvaient, toucher son cœur.

«Tircis fatiguait les é- hos de ses plaintes, en per­dait le boire et le manger, et négligeait ses brebis dont le loup enlevait mus les agneaux.

« Ilélas 1 Cliloë aimait un faune de ta forêt voisine, au front cornu et aux pieds de chèvre... »

*

* *

Vous devez dire, ami lecteur :

« Quest-ce que cest donc que cette scie?

« Est-ce vous, Bridaiue, qui vous livrez à ces mirli- tonnades?

« Laissez cela à monsieur de Florian : parlez-nous des choses de la semaine, la matière ne manque pas. »

A quoi je réponds, comme P. L. Courier à ceux qui lui demandaient des pamphlets.

« Vous en parlez à voire aise, et vous nirez pas en prison pour mavoir lu. »

*

* *

Cest quen effet, même aux plus beaux jours de la terreur de décembre, la presse ne fut moins libre qu'en ce moment; jamais Delesvaux, à qui lon avait Dieu merci! fait une. si belle réputation, ne rendit des sentences semblables à celles dont les journaux sont quotidiennement zébrés.

Pour un oui, pour un non, vous êtes traînés, quelqui fois 'vec les menottes, ou eu sait quelque chose aux Droits de lhomme, devant tes tribunaux.

*

* *

Pour un article d« journal.

Ou vous octroie 15.UU0 francs damende, deux ans de prison, les frais, etc.

Mais p mr une tentative dassassinat on na souvent pas davantage!

Ali! nous devenons un joli pays.

Et, si cela continue, dans peu de temps les impri­meurs ne travailleront plus que pour les feuilles de joie.

*

* *

Ces deux rédacteurs du Républicain des Pyrénées- Orientales , condamnés lun ü 15 mois, l'autre à deux ans de piii-on pour insultes au m iréehal !..

Je napprécie pas la condamnation : je nen ai pas le droit.

Mais jai le droit den rapprocher une condamnation prononcée par un tribunal anglais dans une autre affaire dinsultes :

Il y a d- ux ans environ, nu officier de la marine anglaise ayant gravement à se plaindre de loncle de la reine Victoria, ancien commandant de la Hotte, laperçut un jour arrêté à la devanture d'un marchand de gravures dans Piecadilly, un des endroits les plus fréquentés de Londres.

Lofficier était armé dune canne.

Sans autre forme de ; rocès, il tomba sur lex- oommandant de la flotte, et lui admin stra une de ces voiées dont les épaules se ressentent, longtemps.

On arrêta loflieier, mais on le. relû' iia sous caution.

Et quand il passa en jugement, sav> z-votis à quoi l s juges le condamnèrent pour avoir tatoué aussi jdintureuseinent iéciiine de loncle de la reine?

A un mois do prison.

En Fiance on a deux ans pour dire que le maré­chal devrait donner sa démission!

Heureux pays!

* *

De temps en temps à Paris, â lhôtel de la rue Drouot, noussornmes témoins de petites exhibitions qui attirent toujours beaucoup de monde.

Cest mademoiselle Clara de Sainte-Vertu qui vend ses diamants et ses bijoux.

Ou la petite Décrueiiemoissa qui se défait de son mob lier.

La bii'hei'ie, 1er gommeux.

Et même un certain nombre de dames du monde accourent, inelte.nl, des enchères.

Ou simplement veulent voir ce que donnera la vente.

Du reste, on est curieux de revoir le bijou quon a donné autrefois, telle rivière célèbre, tel rubis qui vient à la belle dun ambassadeur de Perse ou l'Egypte.

Ce sopha rappelle des souvenirs à celui-ci; ce pouf fait penser à cet autre à une certaine soirée dont la pensée le tait encore souiire.

*

* $

Eh bien! ma foi, l'annonce que lon fait en ce mo­ment à noue de lexposition des cadeaux innombra­bles iqip -rtéspir les pèleiins des cinq partiesdu monde, m,a fait vag ement songer à ces autres exhibitions par iculién s dont je. viens de parkr.

au-si, que de trésors, de choses précieuses, arra­chés à la crédulité publique, et immobilisé! au détri­ment du travail, des bonnes mœurs et de la civili­sation.

Que de folies de la part des deux espèces de dona­teurs!

Quelle niaiserie!

Quelle diodonnerie !

Mais chut!., ou me mettrait â pied comme Sbnon

*

*¥

Un bien joli mot triste de Rameau, lillustre musi­cien, vers la fin de sa vie, alors quil se sentait baisser;

Ab ! mon ami, disait-il à un de ses vieux camara­des, jai bien plus de goût quautrefuis, mais je nai plus de génie du tout.

*

* *

Cétait à un théâtre de Marseille.

On jouait la Favorite.

Or, un hibilant. de la Canebière se trouvait avoir ce soir- bimuivni-e fortunedêtre placé juste derrière un grand diable dofficier qui, chaque fois que le- nor chantait, fredonnait lui aussi le rôle de Fernand as-ez haut pour empêcher le Provençal dentendre le chanteur.

Ah! le chien de bourreau, disait-il alors... le gêneur!., l'embêtant personnage! Tout à coup loffi­cier se retourna vers lui,

Est-ce à moi, di>-il,que vous en avez!

A vous, fit le Marseillais, pas du tout, cest à ce eapon de ténor qui mempêche de vous entendre.

BRI DAINE.

SEMAINE THEATRALE

PALAIS-ROYAL.

f.a Boite à Bibi, folie-vaudeville en trois actes, de MM. A. Duru et Saint-Agnan Cimier, représentée cette semaine sur la scène du Palais-Royal, est encore un échantillon du genre créé par M. Henneqnin avec les Dominas roses, le Procès Vauradieux, Bébé , aujourd'hui cenlenaire, et Poudre descampette.

M. Henneijuin nous paraît d«vo r faire école, ce qui. du resœ, na rien de surprenant, puisquil tait recette.

Celle jolie pièce, quoique dun comique parfois un peu forcé, d'une gaielé presque aussi grave que celle de, Coupeau et de Mes Bottes, les héros de M. Zola, et tenant plutôt à la grosse farce quà la comédie, a néanmoins obtenu un succès des plus v-fs.

Les innombrables quiproquos qui se succèdent sans interruption jusquau liénoûrnent, les situations tou­jours diôles, et, les mots toujours pleins despiit, mal- gui leur crudi'é, quon rencontre dan- ces trois actes, imposent du reste le rire et forcent les bravos.

MM. f.héritier. Brasseur <t Gii Perès, Mmes Ma­gnum, Faivre et Raymonde ont jopé avec beaucoup d'entrain cette pièce qui ne peut manquer de tenir longtemps l'affiche, et que nous engageons vivement nos lecteurs à aller applaudir.

VARIÉTÉS

M. Bertrand, tout en fermant officiellement les por­tes de son t.hrâ're, les a ouvertes toutes grandes à une partie de la troupe du Palais-Royal, Geoffroy en tôle, laquelle y donne en ce moment avec suc­cès une série de représentations extraordinaires.

Cette tentative durera jusquau mois de juillet.

On y joue en ce moment Mon Mari est à Versailles, et Un Pied dans le crime 1 deux pièces du répertoire de la rue Mont penser, avec Geoffroy, Renel, Hya­cinthe et madame Alice Régnault.

Est-ce une simple sous-jocation, ou un essai du genre nouveau que M. Bertrand voudrait, dit-on, in­troduire aux Variétés?

Mys ère et direction ! î

Toujours est il quon annonce lengagement défi­nitif de M. Geoffroy aux Variétés. Les appointements seraient de 50.000 fr., presque ceux dun ministre, depuis la dernière réduction.

Décidément, il faudra réduire les ministres pour é.vibr toutes comparaisons fâcheuses; les comédiens deviennent trop exigeants.

LES REPRISES.

Le Marquis de Villemer. cette jolie pièce de George Sand, oui fut tant de fois représentée â lOdéon et qui obtint à toutes les reprises un si grand et si lég'lime succès, fait partie aujourdhui du répertoire de la Comédie-Française.

La première représentation de cette comédie sur cette s ène a été donnée lundi dernier, pour la ren­trée de M. Worms, qui revient au bercail comme so­ciétaire, après douze années d'absence.

Succès de pièce et dartiste.

Ou inaugurait le mêm- jour, au foyer, la statue de lauteur, due au ciseau de M. Cié.iriger, gendre, comme on le sait, de George Sand.

Cette inauguration a, du reste, eu lieu sans aucune solennité.

On sest contenté denlever le voile de la statue quelques instants avant lentrée du public.

Si madame Tussaud savait ça!

Cest elle qui ne serait pas contente !

Vous savez nest-ce pas, lecteurs, que M 8 Tussaud tient, ou tenait, à Londres, dans je ne sais plus au juste quel street, un musée de figures de cire qui a acquis une renommée emopéenue.

, on y trouvait des généraux, des rois, des reines, voire même des particuliers, eu simple redingote,dont lallure, la pose et la physionomie étaient tellement naturelles, que pour un rien, ou leur aurait demandé des rense goements sur la maison ou lheure quils avaient à leur montre.

L imitation était tellement parfaite, que lon pou­vait donner le nom de chef-dœuvre à chaque bon­homme.

Eh ! bien j@ le répète, si M* Tussaud savait ça, elle ser.-it furieuse.

Ca quui ? üli ! mon Dieu, cest bien simple :

Lundi dernier, la chaleur était telle, que plusieurs personnes de ma connaissance criaient déjà que dans sa divine bonté, le Seigneur voulait les faire cuire. Naturellement, cest a qui enverrait promener les lourds pardessus, voire les chauds pantalons, et la foule était grande au faubourg Montmartre; la mai­son Go lehau était prise dassaut, au grand dise.-j.oir des employés, qui, debout et bousculés depuis le matin, prévoyaient, ce qui arriva du re-te, qu'ils ne déjeuneraient guère que vers onze heures du soir. depuis lundi, on m'affirme qu'ils sont armés de petits pains quils dévoreut tout en servant h-s clients.

Une charmante jeune femme qui navait rion à voir dans la maison, remarque cette foule, savance, croyant à un événement particulier, et, au bout dune minute, on lentend.iretoii la voit crier non on la voit jâitr, on lentend jeter un cri épouvanta­ble suivi dun re entissant : Misérable I

Et la-dessus, elle administre un vigoureux soufflet à un pauvre bonhomme qui, tout souriant,, montrait du doigt une grand.-, pancarte portant ces mots :

Le sans pareil Habillement complet 2? fr.

Le bonhomme trébuche et sourit toujours. Parbleu, il est en cire.

La malheureuse avait cru reconnaître., tant ltxé-

cution est pai faite, nu ancien. Hiuemi à elle, dans

le sourire duquel elle navait vu quune insulte.

Inutile de dire si la pauvre jeune femme prit la tuile.

Si M« Tussaud savait ça !

Bah ! je voudrais quehe lapprenne pour venger un jieu la France.

Cest, que voyez-vous, moi, jai toujours St,e-Hélène sur le cœur, eh ! mais. X....,

Au Châtelet, M. Castellano a remonté avec une grande richesse de mise en scène Marceau, ou les Enfants de la République.

Le tableau du Panthéon, celui de la mort de Mar­ceau, daprès M. Paul Laurens, et le ballet des pois­sardes et des marmitons ne peuvent manquer datti­rer es spectateurs.

Après Marceau, oni nous donnera de nouveau tés Sept Châteaux du diable, et au mois doctobre Ro- thomago.

Jules de la YERDR1E.

PETITE CORRESPONDANCE.

IL P. 1" Faible, bien faible voire dernier en­voi Vous pouvez faire mieux. Adiessez-nous autre chose. 2° La scène de TAuabigu nest pas à louer en ce moment.

GRELOTS-FINANCE

La liquidation de mai ne sest pas faite assurément autvsi bien ijue haussiers d î la dernière heure i'au- raient, voulu, mus tes haisstors de toute date et de toute heure ont éié rudement échaudés, surtout ceux de ces braves gens qui ont opéré entre le 10 et le 15 mai. La clôture sétaut faite à 104.32 sur la 5 0 /q, c est-à-dire à près de 3 francs au-dessus des cours les plus bas du mois, il a y avoir pas mal dédoppés parmi les vendeurs qui n'ont pas su se retourner à temps.

A présent que la liquidation est faite, est-ce que le 3 O/o trançnis coiiinuera son petit bonhomme de c n-inin vers 70 Ir. ? Est-ce que le 5 O/o voudra tou­cher lus ? Esuee que lIlatien se maintiendra au- de-sus de 68? Tout cala est terriblement douteux. La liquidation terminée, Ja situation de la place se trouve avoir forcément moins <rinfluence, sur les cours. Ou recommence à tenir très-sérieusement compte des incidents qui se produisent dans La politique inté­rieure, ainsi q te do la politique extérieure. On fait surtout uue large paît «ux ine,<»«us qui peuvent se dégager des questions dGneul. Or, à quoique point de. vue quon se place, ce nest pour le pioment deia hausse qu à tout piix. La plus prudent est de voir venir et de garder s,=s litres et son argent.

On est du resle entré en plein dans une phase de btitiTses mouvementées, sinon comme affaires, au moins comme écarts des cours. Ainsi, au lendemain même de la liquidation, les allégements de position que certains haussiers ont été obligés de faire, se